
Le succès de ChatGPT, développé par OpenAI, a naturellement stimulé la curiosité des développeurs à l’échelle mondiale. Dans le contexte de l’engouement autour de l’intelligence artificielle, de grandes entreprises technologiques ont lancé le développement de leurs propres alternatives à ce chatbot novateur. Le paysage concurrentiel s’est notablement transformé : divers acteurs sont désormais présents sur le marché et proposent des fonctionnalités ou avantages spécifiques qui remettent en cause ou complètent les usages de ChatGPT.
Google a présenté son alternative à ChatGPT, baptisée Bard. Selon l’entreprise, ce réseau de neurones se différencie de son principal concurrent par l’utilisation de données plus récentes, renforçant la pertinence et la valeur des réponses générées. Cet accès aux données en temps réel constitue un atout majeur pour fournir des informations actualisées aux utilisateurs.
D’après ses concepteurs, Bard propose les fonctionnalités suivantes :
Cependant, le lancement de Bard a été marqué par plusieurs difficultés qui ont retenu l’attention des médias. Lors de sa présentation, il a été constaté que le réseau de neurones produisait des résultats inexacts dans les vidéos de démonstration. À la suite de ces révélations, Alphabet, la maison mère de Google, a perdu 100 milliards de dollars de capitalisation boursière. Par ailleurs, certains médias ont rapporté que Google aurait utilisé des réponses de ChatGPT pour entraîner son propre chatbot, ce que l’entreprise a officiellement démenti. Ces obstacles initiaux ont souligné les défis d’une entrée sur le marché concurrentiel des chatbots IA.
À ce jour, le chatbot de Google reste inaccessible dans certaines régions, ce qui en limite la portée internationale.
Conçu par Writesonic, ChatSonic se présente comme une alternative tout-en-un à ChatGPT. Les développeurs mettent en avant plusieurs fonctionnalités différenciantes qui le distinguent sur un marché très concurrentiel :
Une particularité soulignée par les développeurs est la capacité de ChatSonic à adopter des rôles spécifiques lors des échanges. L’utilisateur peut interagir avec le chatbot comme avec un enseignant, un coach sportif ou d’autres profils spécialisés, pour une expérience plus personnalisée et adaptée aux besoins.
Le réseau de neurones propose un mois d’essai gratuit. Au-delà, l’accès aux fonctionnalités nécessite un abonnement de 12 $ par mois.
Poe est un chatbot développé par Quora, le service de partage de connaissances. Disponible sous forme d’application mobile, Poe fait office de passerelle unique vers plusieurs chatbots. Grâce à cette interface, les utilisateurs peuvent obtenir des réponses issues de différents réseaux de neurones, notamment ceux d’OpenAI et d’Anthropic, pour une expérience complète d’assistant IA.
La plateforme propose une version gratuite avec un accès limité à certains outils. Pour profiter de toutes les fonctionnalités, l’abonnement s’élève à environ 11 $ par mois, offrant un accès sans restriction à l’ensemble des modèles et outils IA disponibles.
Rytr est un assistant basé sur l’intelligence artificielle dédié à la création de contenus écrits variés. Les développeurs estiment que l’outil accélère nettement la production de contenu, multipliant la rapidité de rédaction par rapport aux méthodes classiques. Cette efficacité le rend précieux pour les créateurs de contenu, les marketeurs et les professionnels qui produisent régulièrement des textes.
Les tarifs Rytr démarrent à 9 $ par mois, ce qui en fait l’une des solutions les plus abordables du secteur. L’outil se concentre sur la génération de textes et l’optimisation de contenus, pour les utilisateurs ayant avant tout besoin d’un support rédactionnel, et non d’une IA multi-modale.
Neeva est un moteur de recherche basé sur l’intelligence artificielle, fondé par d’anciens employés de Google. Parmi les outils présentés, ce chatbot se démarque par sa simplicité d’utilisation. Il fonctionne comme une extension de navigateur, s’intégrant directement dans la navigation quotidienne de l’utilisateur.
Au-delà de la recherche d’informations sur des sujets ciblés, Neeva propose des fonctionnalités complémentaires, comme la protection contre la publicité intrusive et le filtrage des sources jugées non pertinentes, pour une expérience plus ciblée et personnalisée. Cette alliance entre recherche IA et filtrage de contenus en fait une solution unique sur le marché.
Anthropic, start-up fondée par d’anciens collaborateurs d’OpenAI, a lancé son propre chatbot, Claude. Dans certains pays, l’utilisation de ce service nécessite un VPN, ce qui limite son accessibilité immédiate.
Claude dispose de capacités étendues : recherche d’informations dans des documents, réponses à des questions, rédaction de code, résolution de problèmes mathématiques ou création de textes originaux. Il se distingue notamment par sa capacité à résumer jusqu’à 75 000 mots, bien au-delà de la limite de 3 000 mots de ChatGPT. Cette grande fenêtre de contexte est précieuse pour l’analyse de documents volumineux et le maintien de conversations cohérentes sur la durée.
En revanche, à la différence de ChatGPT-4, Claude ne permet pas la recherche d’informations actualisées sur Internet et s’appuie exclusivement sur ses données d’entraînement. Cette limitation exclut l’utilisation pour des recherches en temps réel, mais ses autres fonctionnalités restent puissantes et compétitives.
ChatGPT est un chatbot d’OpenAI capable de dialoguer, de répondre à des questions et de générer des textes avec un haut degré de naturel. Les utilisateurs peuvent lui demander de rédiger des articles, de compiler des informations précises ou d’effectuer diverses tâches textuelles avec fluidité et cohérence.
Sur le plan technique, ChatGPT est un réseau de neurones, un programme entraînable capable d’imiter des comportements humains, comme répondre logiquement et maintenir le fil d’une conversation. Sa technologie repose sur des algorithmes avancés de machine learning spécialisés dans le traitement et la génération du langage naturel.
ChatGPT s’appuie sur le modèle linguistique Generative Pre-trained Transformer, continuellement entraîné par les développeurs pour améliorer ses performances. La troisième version du modèle a concentré l’essentiel de l’attention du public lors de son lancement. Désormais, ChatGPT-4 est disponible, marquant une avancée majeure. Cette nouvelle version permet au réseau de travailler non seulement sur le texte, mais aussi sur l’image, l’audio et la vidéo, amorçant ainsi une transition vers l’IA multi-modale.
Peu savent que ChatGPT prend en charge de nombreuses langues, dont le russe. Le réseau peut répondre à des questions, rédiger des articles et fournir des informations en russe comme dans d’autres langues. Les réponses sont d’abord générées en anglais, puis traduites dans la langue souhaitée.
Toutefois, certaines régions ne constituent pas une priorité pour le développement de ChatGPT. Les équipes se sont donc concentrées sur l’infrastructure anglophone du programme. Ainsi, les résultats sont généralement de meilleure qualité en anglais et dans les langues principales, comparés aux versions dans des langues secondaires.
L’engouement autour de ChatGPT a favorisé l’émergence de bots sur les plateformes de messagerie. De nombreux développeurs ont créé des bots Telegram permettant d’accéder aux fonctions de ChatGPT, rendant la technologie accessible dans différentes régions.
Généralement, les utilisateurs bénéficient de quelques requêtes gratuites pour tester ChatGPT. Après épuisement de ce quota, l’accès devient payant, ce qui constitue un modèle de monétisation pour les intégrations tierces.
Récemment, le secteur technologique a été le théâtre de débats majeurs sur le rythme et la sécurité de l’IA. Une lettre ouverte signée par des figures du secteur, dont le fondateur de Tesla (également cofondateur d’OpenAI), a appelé à une pause de six mois sur le développement de l’IA plus avancée que GPT-4. Steve Wozniak, cofondateur d’Apple, et de nombreux autres leaders technologiques ont soutenu cette initiative.
Cette lettre visait à inciter les développeurs à suspendre la création de nouvelles IA tant que la sécurité n’est pas garantie. Ce moratoire devait permettre aux acteurs de définir des règles adaptées pour un déploiement responsable. Les signataires se sont dits inquiets de la mise sur le marché précipitée de systèmes avancés sans protocoles de sécurité ou cadres éthiques adéquats.
Un autre point de vigilance des auteurs concernait la rapidité avec laquelle l’IA remplace les emplois humains. Selon eux, une pause de six mois permettrait d’évaluer si les réseaux de neurones peuvent provoquer un chômage massif. Cette préoccupation traduit une inquiétude plus large vis-à-vis de l’automatisation et de son impact sur l’emploi, ainsi que le besoin d’anticiper ses conséquences économiques.
Des autorités nationales et des acteurs majeurs n’ont pas attendu l’apparition d’effets négatifs liés à GPT-4 pour agir, bloquant ou restreignant de manière proactive l’accès au chatbot. Ces démarches reflètent des préoccupations accrues sur la sécurité, la confidentialité des données et la conformité réglementaire :
Début 2023, le groupe financier JPMorgan a interdit à ses employés l’utilisation du chatbot. D’après les médias, cette décision n’est pas liée à un incident particulier, mais traduit un manque de confiance envers la sécurisation des informations sensibles et des données clients.
Par la suite, l’Italie est devenue le premier pays à interdire officiellement ChatGPT, à la suite de plaintes relatives à une fuite de données chez OpenAI. Cette décision a fait jurisprudence dans le domaine de la régulation des chatbots IA et mis en avant l’importance d’une protection rigoureuse des données.
S’inspirant de la démarche italienne, l’Allemagne a également envisagé des mesures similaires. Les autorités de contrôle allemandes ont reconnu la possibilité d’un blocage, ce qui témoigne d’une préoccupation européenne sur la régulation de l’IA et la protection de la vie privée. Ces réponses illustrent la complexité des enjeux auxquels sont confrontées les entreprises d’IA vis-à-vis des exigences réglementaires internationales.
Les concurrents majeurs de ChatGPT sont Google Bard, Microsoft Bing Chat, Claude par Anthropic et d’autres chatbots IA émergents. Ces plateformes proposent des fonctions conversationnelles avancées et se disputent la place de leader de l’IA générative.
ChatGPT est performant en logique et raisonnement complexe ; Claude excelle dans le traitement de longs textes et la génération de code ; Gemini propose des fonctions multi-modales et s’intègre à l’écosystème Google. ChatGPT coûte plus cher, Gemini peut manquer de stabilité, Claude a un accès restreint aux données en temps réel. Le choix dépend des besoins spécifiques.
Ils reposent généralement sur un modèle à l’usage ou par abonnement. Le paiement à l’usage varie de 0,50 $ à 6 $ par conversation. Les forfaits mensuels s’établissent autour de 2 000 $ pour 1 000 conversations ou 20 000 $ pour 10 000 conversations, selon le fournisseur.
GitHub Copilot se distingue en programmation grâce à une précision supérieure d’auto-complétion. Claude et Cursor dominent la création de contenus par la richesse de leur génération linguistique. En analyse de données, Google Gemini et ChatGPT sont très performants. Au global, GitHub Copilot Pro, Claude et Cursor figurent parmi les références du secteur.
Pour les entreprises, Zendesk et Botsify offrent des fonctions robustes d’automatisation et de support client. Shopify Magic et Shopify Sidekick sont particulièrement adaptés à l’e-commerce. Le choix dépend des besoins métiers, des exigences d’intégration et des critères de montée en charge.
Les politiques diffèrent selon les outils : certains privilégient le chiffrement de bout en bout et une faible conservation des données, d’autres partagent certains usages avec des tiers. Les écarts se situent sur la collecte, le chiffrement, les certifications (ISO, RGPD) et la transparence du traitement. Il convient de consulter la politique de chaque outil pour connaître le niveau de protection.
La version gratuite impose des limites quotidiennes et de nombre de caractères. La version payante offre des quotas supérieurs, des fonctionnalités avancées, un support prioritaire et un accès illimité pour les utilisateurs intensifs.
Ces chatbots IA prennent en charge plusieurs langues, dont l’anglais, le chinois, le japonais et le coréen, et proposent des services de localisation complets pour les marchés internationaux.











