
Le choix d’une carte graphique pour le minage de cryptomonnaies exige une analyse rigoureuse des spécifications techniques, de l’efficacité énergétique et de la rentabilité globale. Le marché des GPU de minage a considérablement évolué ces dernières années, porté par de nouvelles générations de processeurs graphiques et l’émergence de nouveaux algorithmes. Voici une sélection des cartes les plus prometteuses, qui offrent un équilibre optimal entre performances, consommation et coût.
Pour sélectionner un GPU de minage, il convient de prendre en compte le hashrate (vitesse de calcul), la consommation (TDP), la capacité et le type de mémoire, le coût du matériel, ainsi que le délai d’amortissement. Les GPU actuels couvrent divers segments de performance et de prix, ce qui permet aussi bien aux mineurs débutants qu’aux grandes fermes de trouver une solution adaptée.
Caractéristiques :
La RTX 5090, fleuron de NVIDIA, s’adresse aux installations professionnelles exigeant le meilleur niveau de performance. Elle intègre de la mémoire GDDR7 de dernière génération, qui offre une bande passante nettement supérieure. Grâce à son bus 512 bits et ses 32 Go de VRAM, elle gère efficacement les algorithmes de minage gourmands en mémoire.
Les performances de la RTX 5090 en font une référence pour les algorithmes requérant une mémoire importante. Les 216 MH/s sur Ethash (Ethereum Classic) et 2,0 GH/s sur kHeavyHash (Kaspa) la placent loin devant les générations précédentes. En contrepartie, sa consommation de 575 W exige un refroidissement avancé et une alimentation robuste — des critères essentiels dans la conception d’une ferme de minage.
Caractéristiques :
La RTX 5080 constitue un choix équilibré pour les mineurs recherchant un juste milieu entre performance et efficacité énergétique. Avec 16 Go de mémoire GDDR7, elle offre un traitement rapide des données tout en maintenant une consommation modérée. Son bus de 256 bits est adapté à la majorité des algorithmes récents, et le TDP de 360 W facilite la gestion thermique et électrique.
Ce modèle cible en particulier les mineurs intermédiaires qui souhaitent accéder à une technologie de pointe sans alourdir leur budget matériel ou infrastructure. Proposée autour de 1 000 $, la RTX 5080 permet un amortissement raisonnable dans le contexte actuel, et brille sur les algorithmes qui nécessitent un équilibre entre puissance de calcul et bande passante.
Lancée en 2025, la gamme RDNA 4 d’AMD se positionne comme une alternative crédible à NVIDIA. Ces GPU affichent un excellent rapport qualité/prix, ce qui séduit les mineurs soucieux de leur budget ou visant le meilleur retour sur investissement.
La génération RDNA 4 apporte des progrès marqués en efficacité énergétique et en puissance de calcul. Ces cartes excellent sur les algorithmes tirant parti de l’architecture AMD, comme Ethash ou certaines variantes RandomX. La RX 9070 XT vise la performance avec davantage d’unités de calcul, tandis que la RX 9070 standard offre une solution abordable pour accéder au minage moderne.
Les GPU des générations antérieures restent compétitifs pour le minage, grâce à leur fiabilité, leur disponibilité sur le marché de l’occasion et leurs performances bien documentées.
NVIDIA GeForce RTX 4090 (2022) demeure une référence, offrant d’excellents résultats sur de nombreux algorithmes. Avec 24 Go de GDDR6X, elle traite aisément les tâches les plus exigeantes. L’architecture Ada Lovelace garantit des hashrates élevés et stables, au prix d’un besoin d’infrastructure solide en raison de sa consommation.
NVIDIA GeForce RTX 4070 Ti (2023) brille par son efficacité énergétique intermédiaire, idéale pour ceux qui recherchent un compromis entre performance et consommation. Cette efficience est particulièrement appréciée dans les zones où l’électricité est onéreuse.
NVIDIA GeForce RTX 3080 (2020) reste prisée pour ses performances éprouvées et son coût accessible. Avec ses 10 Go de GDDR6X, elle répond aux besoins de la plupart des cryptomonnaies actuelles. Sa disponibilité d’occasion en fait une option intéressante pour les débutants.
NVIDIA GeForce RTX 3060 Ti (2020) se distingue par son rapport qualité/prix dans le segment d’entrée de gamme. Sa consommation contenue et ses hashrates stables en font une favorite pour les petits rigs domestiques.
AMD Radeon RX 7900 XTX (2022), fleuron RDNA 3, offre d’excellentes performances sur les algorithmes optimisés AMD. Avec 24 Go de GDDR6, elle assure une bande passante élevée pour les tâches exigeantes.
AMD Radeon RX 6800 XT (2020) est un modèle phare RDNA 2, performant et raisonnable sur le plan énergétique. Sa fiabilité et ses caractéristiques bien connues entretiennent une forte demande sur le marché secondaire.
AMD Radeon RX 6600 XT (2021) se distingue par son efficacité énergétique, idéale pour les petites fermes. Son format compact et sa faible dissipation thermique conviennent aux installations denses.
Le minage consiste à générer de nouveaux jetons de cryptomonnaie en résolvant des calculs complexes nécessaires à la sécurité et au fonctionnement des blockchains. Il s’appuie sur le consensus Proof-of-Work, où les mineurs mobilisent la puissance de calcul de leur matériel pour résoudre des problèmes cryptographiques.
Lorsqu’un mineur valide un calcul, il peut ajouter un bloc de transactions à la blockchain et reçoit de nouveaux jetons ainsi que les frais associés. Ce mécanisme permet d’émettre de nouvelles pièces tout en protégeant le réseau, rendant les attaques économiquement peu viables puisqu’elles exigeraient un contrôle massif de la puissance totale du réseau.
Chaque protocole ajuste dynamiquement la difficulté du minage en fonction de la puissance globale du réseau, maintenant ainsi la fréquence de création des blocs. L’arrivée de nouveaux mineurs et la hausse de la puissance totale poussent la difficulté à la hausse, nécessitant des équipements toujours plus performants pour rester rentable.
Les GPU constituent le cœur du minage de cryptomonnaies, car ils excellent dans le calcul parallèle, essentiel à la majorité des algorithmes de minage. Contrairement aux CPU, ils disposent de milliers de cœurs simples capables de traiter simultanément de nombreuses tâches, ce qui les rend particulièrement adaptés aux opérations cryptographiques.
Le minage sur carte graphique se décline selon l’échelle et les ressources disponibles. Les débutants peuvent expérimenter sur un seul GPU dans un PC classique, une méthode abordable pour se former et tester la rentabilité avant d’investir davantage.
Pour les opérations plus importantes, les mineurs assemblent des rigs multi-GPU. Un rig typique comprend une carte mère à plusieurs ports PCI-E, une alimentation puissante, un processeur et de la RAM basiques, et 4 à 12 GPU montés sur risers. Cette architecture maximise la puissance de calcul dans un espace réduit.
Les mineurs ont le choix entre le minage solo ou en pool. Le minage solo permet de viser des blocs individuellement, avec des gains potentiels plus élevés mais une grande volatilité des revenus et l’exigence d’une puissance considérable. Les pools mutualisent les ressources et redistribuent les gains, offrant ainsi un revenu plus prévisible.
Pour commencer, il suffit d’installer un logiciel dédié tel que Bitminer ou BFGMiner pour piloter les GPU et se connecter à la blockchain ou à un pool. Un portefeuille crypto est indispensable pour recevoir ses gains. L’optimisation des paramètres GPU — fréquences, limites de puissance, vitesse des ventilateurs — est essentielle pour concilier performance, efficacité et température sécurisée.
L’amortissement du minage dépend d’une multitude de facteurs : coût initial du matériel, dépenses électriques, prix des cryptos, difficulté réseau et frais de pool.
Le coût de l’électricité peut déterminer la rentabilité à long terme. Dans les régions où le prix du kWh est élevé, même les GPU les plus efficaces peuvent devenir non rentables, tandis qu’une énergie à bas coût peut rentabiliser du matériel modeste. Il est donc essentiel de surveiller la consommation quotidienne en multipliant la puissance utilisée par le tarif local et le nombre d’heures de fonctionnement.
La volatilité des prix crypto ajoute de l’imprévisibilité aux prévisions d’amortissement. Une forte variation peut raccourcir ou rallonger la durée de retour sur investissement. Les mineurs aguerris ajustent leur stratégie en changeant de coin en fonction de la rentabilité du moment.
La plupart des mineurs utilisent des calculateurs en ligne pour estimer leurs gains potentiels selon la configuration (hashrate, consommation), le prix de l’électricité et les conditions du marché. Il ne faut pas perdre de vue que ces estimations reposent sur des données instantanées, susceptibles d’évoluer rapidement.
En général, l’amortissement varie de quelques mois à deux ans selon le marché. En période haussière, il peut être de 3 à 6 mois, contre un an ou plus en période baissière. Il faut également anticiper l’obsolescence du matériel et les évolutions d’algorithmes.
Le minage GPU offre de nombreux avantages qui attirent une grande diversité d’acteurs du marché crypto.
L’abondance de GPU d’occasion abaisse le seuil d’entrée. Après les périodes d’euphorie, de nombreuses cartes sont revendues à tarif attractif, permettant aux nouveaux mineurs de se lancer à moindre coût. Les professionnels renouvellent fréquemment leur équipement, revendant d’anciens modèles encore rentables.
La diversité des fabricants et modèles assure une grande flexibilité pour choisir sa carte en fonction du budget, du coût de l’électricité, des coins visés, etc. La pluralité des algorithmes permet de basculer entre différentes cryptos et d’optimiser la rentabilité.
La polyvalence des GPU est un autre atout majeur : ils sont faciles à remplacer, à mettre à niveau ou à revendre. Si le minage n’est plus rentable, ils peuvent être réutilisés pour le gaming, le calcul scientifique ou être liquidés, ce qui limite le risque comparé aux ASIC spécialisés.
L’évolutivité se fait simplement : il est possible de débuter avec une ou deux cartes, puis d’agrandir la ferme progressivement selon les retours sur investissement.
Malgré ses avantages, le minage GPU implique des défis et contraintes à anticiper.
Les connaissances techniques et la compréhension du marché sont indispensables : il faut maîtriser la blockchain, différencier les algorithmes, configurer et optimiser le matériel, et analyser le marché pour choisir les cryptomonnaies à miner.
Des investissements supplémentaires dans le refroidissement et l’aménagement des locaux peuvent vite alourdir le budget. Les rigs dégagent beaucoup de chaleur et nécessitent des solutions efficaces : ventilateurs, climatisation ou pièces bien ventilées.
Le bruit généré par les GPU et les ventilateurs rend le minage à domicile difficilement compatible avec les espaces de vie. Pour cette raison, garages, sous-sols ou data centers sont souvent privilégiés.
La chaleur dégagée impose un refroidissement solide, surtout en période estivale où la température ambiante augmente. Cela peut accélérer l’usure du matériel, accroître la consommation, voire entraîner des arrêts temporaires.
Des compétences en maintenance sont essentielles : diagnostiquer les pannes, mettre à jour les logiciels, régler les paramètres GPU, surveiller la stabilité du système. Il faut suivre les températures, les hashrates, et intervenir rapidement en cas de problème.
La volatilité du marché crypto peut affecter brutalement la rentabilité. Une baisse soudaine des prix peut rendre une installation non rentable, en particulier là où l’électricité est chère. Les changements d’algorithme ou l’adoption de nouveaux consensus (comme le Proof-of-Stake) peuvent rendre certains coins incompatibles avec le minage GPU.
Les GPU permettent de miner une grande variété de cryptos grâce à différents algorithmes de consensus, offrant la possibilité de cibler les actifs les plus rentables.
Ethereum Classic (ETC) utilise Ethash, optimisé pour le minage GPU et nécessitant beaucoup de VRAM. Depuis la transition d’Ethereum vers le Proof-of-Stake, Ethereum Classic est devenu la principale cryptomonnaie minée sur GPU, avec des récompenses régulières et une difficulté réseau modérée par rapport au pic historique d’Ethereum.
Ravencoin (RVN) repose sur l’algorithme KawPow, conçu pour contrer les ASIC et favoriser la décentralisation grâce au minage GPU. Ravencoin se concentre sur la création et le transfert de tokens, ce qui maintient une demande soutenue et une communauté engagée.
Kaspa (KAS) utilise l’algorithme kHeavyHash et une architecture blockchain DAG, ce qui assure un haut débit de transactions. Miner Kaspa sur GPU récents est rentable grâce à l’intérêt croissant pour le projet et une concurrence encore faible.
Dogecoin (DOGE) peut être miné en pool conjointement avec Litecoin via Scrypt et le minage fusionné. Scrypt étant dominé par les ASIC, le pool permet aux mineurs GPU d’obtenir des Dogecoin, surtout avec des cartes puissantes.
Bitcoin (BTC) n’est pas rentable à miner directement sur GPU à cause de la suprématie des ASIC sur SHA-256. Il reste possible de participer indirectement via des pools ou du cloud mining, où la puissance GPU est convertie en BTC via l’échange de coins minés plus adaptés.
Parmi les autres cryptos prometteuses à miner avec un GPU, citons Ergo (ERG) (Autolykos), Conflux (CFX) (Octopus), Flux (FLUX) (ZelHash) et Firo (FIRO) (FiroPoW). Le choix dépendra de la configuration GPU, du coût de l’électricité et du contexte de marché.
Le choix entre GPU neufs et d’occasion est un enjeu stratégique qui impacte l’investissement de départ, le risque et la rentabilité potentielle.
Avantages :
Inconvénients :
Les GPU neufs conviennent aux mineurs disposant d’un capital confortable, recherchant la fiabilité et la performance, et acceptant un amortissement plus long.
Avantages :
Inconvénients :
Les GPU d’occasion se trouvent sur Avito, OZON, d’autres marketplaces, forums spécialisés ou groupes sur les réseaux sociaux. Inspectez soigneusement les cartes, exigez des tests, privilégiez la rencontre en personne et les vendeurs de confiance.
La stratégie optimale consiste souvent à combiner un socle de GPU neufs pour la fiabilité et une extension avec des unités d’occasion de qualité pour limiter les risques.
Les RTX 4090 et AMD Radeon RX 6900 XT offrent les meilleurs hashrates et la meilleure efficacité énergétique pour le minage en 2025. Utilisez PhoenixMiner ou Claymore’s Dual Miner pour optimiser les résultats sur ces plateformes.
Les RTX 4090 et 4080 affichent des performances de minage inférieures et une consommation élevée. L’A100, de son côté, offre un rendement bien supérieur et une meilleure efficacité énergétique, ce qui en fait le choix privilégié pour le minage professionnel.
Prenez en compte le hashrate (performance), la consommation (coût d’électricité), le prix d’achat et la qualité du refroidissement. L’équilibre entre ces paramètres conditionne la rentabilité et le délai d’amortissement.
Le minage GPU est moins rentable en 2025. L’amortissement peut s’étendre sur 1 à 2 ans du fait du coût élevé de l’électricité et de la concurrence. La majorité des réseaux étant passés en PoS, les revenus du minage sont en baisse.
Les cartes CMP coûtent moins cher que les RTX mais offrent des performances et une efficacité moindres. Les CMP ciblent le minage à bas coût, tandis que les RTX visent le gaming et le calcul haute performance.
Les GPU de minage tournent en continu à pleine charge, ce qui réduit leur durée de vie. Les garanties n’incluent généralement pas les dommages liés au minage. Une utilisation intensive peut entraîner des pannes avant la fin de la garantie. Privilégiez les modèles réputés pour leur fiabilité.











