Récemment, j’ai vu un sujet assez intéressant : la pétition d’étudiants de Harvard a suscité pas mal de remous. L’année dernière, à cette période, les 34 organisations étudiantes de Harvard qui se sont unies pour publier une déclaration ont affirmé que Israël devait assumer l’entière responsabilité des attaques du Hamas. Et le résultat ? Immédiatement, ça a explosé : beaucoup d’anciens diplômés ont manifesté leur mécontentement.



Parmi les réactions les plus virulentes, on compte celle de Bill Ackman. Ce type est un ancien de Harvard et un milliardaire : il a fondé le hedge fund Pershing Square. Il a directement appelé Harvard à publier la liste des étudiants signataires, au motif que si l’on veut prendre la parole publiquement pour soutenir des terroristes, on ne devrait pas se cacher derrière l’anonymat. Son point de vue a été soutenu par plusieurs Américains entrepreneurs — notamment les PDG de Sweetgreen et de Belong, qui sont montés au créneau pour dire qu’ils étaient d’accord.

Ce qui est intéressant, c’est qu’en situation de pression, parmi les 34 organisations étudiantes initiales, au moins 5 ont finalement retiré leur déclaration. Harvard College Act on a Dream, l’Association des étudiants népalais de Harvard, la Société islamique de Harvard, etc., ont changé d’avis.

Pourquoi une telle situation ? En réalité, il y a un facteur très concret derrière tout ça : aux États-Unis, beaucoup de fondateurs de grandes entreprises connues ont des origines juives. Pensez-y : si on continue à publier ces positions, les perspectives de carrière à venir pourraient effectivement s’en trouver affectées. Ce n’est pas une théorie du complot, c’est la réalité. Par exemple : la mère du fondateur de Microsoft, Bill Gates, est juive ; les parents de Mark Zuckerberg, de Facebook, sont juifs ; et les fondateurs de Google, Larry Page et Sergey Brin, le sont aussi. Et en remontant encore : Jeff Bezos d’Amazon, le père adoptif de Steve Jobs chez Apple, le père d’Elon Musk chez Tesla… derrière toutes ces pointures de la tech, il y a aussi des liens avec des racines juives.

Et ce n’est pas limité au secteur technologique. Dans le domaine des médias et du divertissement, les quatre fondateurs de Warner Bros. sont juifs, tout comme Walt Disney. Dans le secteur financier, pas besoin d’en parler : les fondateurs de géants comme Goldman Sachs, JPMorgan Chase et Citigroup ont tous des origines juives. Pareil dans la vente au détail : Macy’s, Walmart, Target, etc.

Donc, cette affaire reflète une réalité plus profonde : le soutien des États-Unis à Israël ne sort pas de nulle part. Après la rencontre du secrétaire d’État américain Blinken avec le Premier ministre israélien Netanayhou, ce dernier a clairement indiqué que les États-Unis soutiendraient toujours Israël, en mentionnant même ses origines juives. Ce soutien est systémique : il se déploie à travers tous les niveaux, politique, commercial, culturel, etc.

D’un certain point de vue, cela explique aussi pourquoi ces étudiants ont finalement choisi de retirer leur déclaration. Dans un écosystème de ce type, le lien entre l’engagement politique individuel et les opportunités professionnelles futures est beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît à première vue.
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