Je viens de remarquer quelque chose d'intéressant dans le manuel du BOJ. Le dernier discours d'Ueda a essentiellement mis un frein aux paris sur une hausse des taux en avril, et le marché a réagi instantanément. Les traders de swaps overnight ont réduit leur probabilité de hausse le 28 avril de 45 % à 33 % — un recul massif par rapport aux 60 % qui circulaient vendredi dernier. Le USD/JPY a immédiatement bondi de 0,24 % pour atteindre 159,68 yens suite à ce changement.



Voici ce qui a changé : le ton d'Ueda est devenu nettement plus prudent cette fois. Au lieu de son message habituel « les taux augmenteront si les données sont favorables », il a commencé à insister sur les risques géopolitiques — en particulier l'escalade au Moyen-Orient. Le discours lui-même a été prononcé par la vice-gouverneure Himino pendant qu'Ueda était à Washington, mais le marché a bien compris la nuance.

Ce qui a attiré l'attention des traders, c’est la façon dont Ueda a présenté les risques externes. Il a souligné que les tensions au Moyen-Orient font déjà grimper les prix mondiaux du pétrole et créent de la volatilité sur les marchés financiers. Pour une économie dépendante des importations comme le Japon, c’est un vrai vent contraire — des coûts énergétiques plus élevés grignotent la croissance et les attentes d’inflation deviennent plus floues. Les perturbations de la chaîne d’approvisionnement pourraient aussi ralentir la production. En gros, il indiquait que les chocs externes comptent désormais plus dans le calendrier de la politique que les indications initiales de mars.

La partie intéressante ? C’était l’une des rares apparitions programmées d’Ueda avant le 28 avril, et il n’y a pas d’autres grands rendez-vous avec des membres du BOJ ce mois-ci. Les traders ont donc considéré chaque mot comme un signal de politique. Le passage de « nous augmenterons si tout se passe comme prévu » à « nous surveillons de près les risques géopolitiques » a eu un impact différent.

Le marché se recalibre clairement maintenant. La chute de la probabilité en quelques heures montre à quel point la position est sensible au langage de la banque centrale. Si les tensions au Moyen-Orient restent élevées, cette hausse d’avril pourrait être totalement abandonnée.
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