J'ai remarqué un paradoxe intéressant dans les nouvelles concernant la philanthropie des grands milliardaires. Elon Musk semble être dans une situation embarrassante avec sa fondation. Selon une enquête, son organisation caritative n’a pas respecté ses obligations minimales de distribution de fonds l’année dernière — avec un retard de 421 millions de dollars.



Ce n’est pas la première fois. Si l’on regarde l’histoire, le tableau est plutôt sombre : en 2021, le déficit était de 41 millions, en 2022, déjà 234 millions, et maintenant il approche les 500 millions. Pourtant, les actifs de la fondation s’élèvent à environ 9 milliards. Il en ressort que la philanthropie de Musk fonctionne de manière étrange — il y a de l’argent, mais ils ne semblent pas se presser pour le distribuer.

Un professeur de comptabilité de l’Université de l’Ohio a noté que la distribution atteint un minimum uniquement pour éviter une amende. Autrement dit, la fondation fonctionne selon le principe « le minimum pour ne pas être sanctionné ». Il est intéressant de noter que Musk lui-même ne consacre que deux heures par semaine à la fondation, et qu’il n’y a en tout qu’un personnel nul.

Ce qui est encore plus curieux, c’est la façon dont l’argent est précisément distribué. La majeure partie de la philanthropie de Musk va à des organisations liées personnellement à lui. En 2023, il a transféré 137 millions dans une fondation gérée par ses proches partenaires, qui supervise une école privée au Texas, près de ses entreprises. Il en ressort que la philanthropie de Musk ressemble plutôt à un transfert d’argent entre ses propres projets.

Et ce qui est particulièrement amusant : Musk lui-même ne cesse de clamer la nécessité de réduire les dépenses publiques, critique le service fiscal et propose de créer un département de l’efficacité gouvernementale. La personne qui exige un contrôle strict du budget fédéral gère sa propre philanthropie de manière… créative. Si la situation n’était pas si grave, cela serait risible. En attendant, si Musk ne paie pas la somme manquante d’ici la fin 2024, il risque une amende importante de la part du service fiscal américain.

Dans l’ensemble, l’histoire de Musk et de sa philanthropie est un bon exemple de la façon dont les super-riches utilisent des échappatoires fiscales. Mais dans son cas, cela paraît d’autant plus hypocrite, compte tenu de ses appels constants à l’économie et au contrôle des fonds publics.
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