
Web1 correspond aux débuts de l’internet, des années 1990 au début des années 2000. Durant cette période, les utilisateurs se limitaient à recevoir des informations via des sites web et des e-mails, sans véritable possibilité de publier du contenu. Le HTML était la technologie centrale pour l’affichage du texte et des images.
L’arrivée de Web1 a donné aux utilisateurs l’accès à l’information mondiale, ouvrant un chapitre révolutionnaire de l’histoire d’internet. Cependant, la communication en ligne et l’expression personnelle étaient très restreintes. Les utilisateurs n’étaient que des consommateurs passifs et ne disposaient d’aucun outil pour créer ou partager leurs idées. Cette première phase de l’internet, à sens unique, a préparé le terrain pour les innovations à venir, mais ses limites sont vite devenues apparentes avec l’évolution technologique.
L’ère Web 1.0 offrait peu d’opportunités de participation publique sur les sites : les plateformes collaboratives comme Wikipedia n’existaient pas encore. Les blogs personnels étaient plus répandus qu’à l’époque de Facebook et Twitter, mais les contributions des utilisateurs restaient très limitées.
De plus, les applications Web 1.0 n’étaient accessibles qu’en téléchargement, et les utilisateurs ne pouvaient ni examiner ni modifier leur fonctionnement. Le code source était rarement rendu public. Ce manque de transparence et d’interactivité laissait aux utilisateurs un contrôle minimal sur leur expérience en ligne. La nature statique de Web1 a finalement alimenté la demande pour des plateformes plus dynamiques et interactives.
Web2 désigne le web des années 2000 à 2010, adopté massivement durant la bulle internet. Web2 a introduit des services tels que les blogs et les réseaux sociaux, permettant aux utilisateurs de publier librement du contenu en ligne.
Les contenus se sont élargis à la vidéo et à l’audio, rendant possible une communication bidirectionnelle entre utilisateurs et sites, et entre les utilisateurs eux-mêmes. Cette période a marqué la transition d’une consommation passive à une création active de contenu. Web2 a permis aux internautes d’exprimer leur identité et leurs centres d’intérêt, favorisant la naissance de communautés et de réseaux sociaux sophistiqués.
Mais Web2 a aussi apporté de nouveaux défis. Les grandes plateformes ont concentré les données personnelles, soulevant des questions de confidentialité et de contrôle. La prise de conscience croissante de ces problèmes a mené à l’émergence de Web3 comme alternative potentielle.
La transition de Web 1.0 à Web 2.0 a apporté des progrès, mais aussi des inconvénients notables. L’influence des entreprises est devenue à la fois moteur et obstacle à l’évolution du web. Les grandes plateformes comme Twitter et Facebook ont investi dans de nouvelles idées, mais elles ont aussi acquis le pouvoir de censurer les contenus contraires à leurs règles communautaires.
Les serveurs d’applications restent peu fiables : les interruptions peuvent perturber le travail et avoir un impact sur l’économie. Les services de paiement imposent leurs standards, et le non-respect peut entraîner le refus de transactions.
En définitive, Web 2.0 a apporté des avancées technologiques, mais les utilisateurs se sont retrouvés limités par les règles des entreprises. Cette centralisation a créé des vulnérabilités et restreint la liberté réelle sur internet.
Web3 correspond à la nouvelle génération du web, qui vise à une plus grande ouverture et démocratie grâce à des technologies comme la blockchain et les DApps (applications décentralisées). Web3 entend résoudre les problèmes de Web2 et bâtir un environnement numérique plus équitable. La blockchain cible notamment les questions de fuite de données personnelles et de monopole des plateformes.
Dans Web2, les plateformes contrôlent les données personnelles des utilisateurs, ce qui augmente les risques de fuite et d’usage abusif. Web3 stocke ces données de manière distribuée sur la blockchain, les rendant inaccessibles aux administrateurs et renforçant la protection de la vie privée. Ce changement structurel promet de rendre aux utilisateurs le contrôle de leurs informations.
De la même manière que Web 2.0 a surpassé les pages statiques de Web 1.0, Web 3.0 s’apprête à franchir un nouveau cap technologique. Ces outils existent-ils déjà ? Des applications conformes aux principes Web3 sont déjà disponibles en ligne. Toutefois, leur adoption à grande échelle prendra du temps. Certaines applications dessinent déjà le futur proche d’internet.
La grande nouveauté de Web3 réside dans le passage de la propriété exclusive des données à une gestion partagée. Grâce à la blockchain, les utilisateurs peuvent vérifier eux-mêmes l’information et participer au stockage des données. Cette décentralisation favorise un écosystème plus transparent et démocratique, sans qu’aucun acteur ne domine excessivement.
Web3 intègre aussi des éléments liés au métavers. Les applications Web3 associeront des graphismes 3D avancés, la réalité augmentée et la réalité virtuelle. Ces technologies immersives promettent de transformer l’interaction et la connectivité numériques.
Surtout, Web3 exploite les smart contracts. Cela ouvre la voie à un internet « sans confiance », sans intermédiaires. L’automatisation et la confiance intégrée peuvent réduire les coûts de transaction et améliorer l’efficacité.
Pour être réellement Web3, une application doit exploiter la blockchain. Cela inclut les cryptomonnaies, la DeFi, les DApps, les NFT, les DAO et bien plus encore.
Exemples : Bitcoin, les marketplaces NFT comme OpenSea, les réseaux sociaux adossés à la crypto, ou les jeux play-to-earn (P2E). Ces usages illustrent l’ampleur du potentiel Web3, de la finance décentralisée au gaming et au divertissement.
Web3 offre de nombreux avantages. Mais qui en profite le plus ? Et certains risquent-ils d’être perdants avec l’évolution technologique ?
Si Web3 se généralise, les internautes ordinaires seront les principaux bénéficiaires. Techniquement, tous participent à la construction du web. Par ailleurs, la domination des grandes entreprises technologiques diminuera, le pouvoir étant réparti entre les utilisateurs.
Web3 promet aussi de réduire l’impact environnemental. Il s’agit d’un modèle durable avec une connectivité renforcée. Les smart contracts amélioreront la fiabilité d’internet. Grâce à l’IA et au web sémantique, les erreurs humaines diminueront, permettant une utilisation optimale des technologies actuelles.
Les principales différences entre Web2 et Web3 sont :
Les réseaux décentralisés de Web 3.0 donnent à chacun le contrôle de ses propres données en ligne. Les réseaux ne sont la propriété d’aucune personne ou entreprise. La responsabilité et les récompenses sont réparties entre tous les participants de la blockchain.
Cette décentralisation marque un changement fondamental dans la façon dont internet fonctionne. Au lieu de serveurs centralisés détenus par des entreprises, Web3 distribue les données et la puissance de calcul entre les membres du réseau. Cela renforce la sécurité et la résilience, tout en démocratisant l’accès et le contrôle de l’infrastructure numérique.
La confidentialité reste une priorité majeure pour les internautes, surtout après les récentes fuites de données. Web3 est considéré comme offrant une meilleure protection de la vie privée. Le stockage distribué des données permet aux utilisateurs de mieux contrôler leurs informations.
Les défenseurs estiment que cela réduit la dépendance aux entreprises tierces. En revanche, certains soulignent que rendre les données publiques sur la blockchain peut aller à l’encontre de l’objectif de protection de la vie privée. Ce débat souligne la difficulté de concilier transparence et confidentialité dans Web3.
Les smart contracts rendent possible un internet sans confiance. Il n’est plus nécessaire de passer par un tiers pour vérifier sa solvabilité. Par exemple, les transactions sont exécutées automatiquement sur la base de données cryptées issues des smart contracts.
En outre, les systèmes d’autorisation classiques deviennent obsolètes. Tout utilisateur peut vérifier une transaction ou miner sur la blockchain. Chacun peut acheter ou vendre sans demander l’accord d’un tiers. Ce fonctionnement ouvert abaisse les barrières et encourage l’innovation, permettant à tous de participer et contribuer.
Le gouvernement japonais a fait de la transformation numérique—including blockchain et Web3—une priorité nationale. Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large visant à soutenir la croissance économique et l’innovation locale.
Le soutien de l’État à Web3 dynamise l’activité dans l’industrie, la recherche et l’entertainment. Les entreprises japonaises du Web3 sont bien placées pour accélérer leur développement grâce à cet appui.
Parmi les avancées majeures :
La Financial Services Agency a publié sa politique administrative annuelle, détaillant ses priorités, et diffusé des directives sur les actifs cryptos. Le rapport couvre les enjeux de la finance numérique, y compris les actifs crypto, Web3 et les CBDC, et encourage une « société numérique » conciliant « résolution des enjeux sociaux et croissance économique ». Les mesures incluent la promotion de Web 3.0, le développement des systèmes de monnaie numérique et d’actifs crypto, ainsi que la création d’organisations d’autorégulation, avec de fortes attentes pour l’accélération de la stratégie Web3 du Japon.
Trois tokens Web3 majeurs du Japon :
Astar Network est une plateforme pour créer des DApps (applications décentralisées), développée comme parachain Polkadot et originaire du Japon.
Son modèle « Build2Earn » récompense les développeurs pour la création de DApps. Le projet attire une attention croissante au niveau local et international, et pourrait accélérer l’adoption de Web3, l’expansion des DApps et la croissance de l’écosystème Polkadot.
Oasys est un projet blockchain japonais dédié au gaming, lancé en février 2022. Son concept « Blockchain for The Games » vise à offrir une plateforme adaptée aux développeurs et aux joueurs.
Le développement avance en partenariat avec des leaders du jeu vidéo et des acteurs de la blockchain, et la demande est attendue en hausse avec la croissance du secteur GameFi.
XANA est un projet métavers Web3 développé par NOBORDERZ. Sa devise, « Pour chacun, un autre lieu et un autre moi », met en avant un environnement simple d’utilisation pour créer des métavers, des avatars et des jeux, ainsi qu’un marketplace pour échanger des objets numériques et de multiples opportunités de monétisation.
Yuji Mizoguchi, dirigeant de BACKSTAGE Co., Ltd.—acteur majeur de la transformation digitale dans l’entertainment—est désormais CEO de XANA JAPAN et attire l’attention en tant que sponsor de Breaking Down.
Cet article a exposé les différences entre Web2 et Web3, et les perspectives d’avenir pour Web3. Web2 a permis aux utilisateurs de publier du contenu en ligne, tandis que Web3, propulsé par la blockchain et les DApps, vise un internet plus ouvert et démocratique.
Si Web3 est présenté comme le futur d’internet, il est encore en développement et pourrait apporter de nouveaux défis et risques. Malgré tout, le mouvement Web3 va probablement s’accélérer et toute personne intéressée devrait suivre de près les tendances émergentes.
Web2 relie l’information via des plateformes centralisées ; Web3 introduit la décentralisation et la souveraineté des utilisateurs. Dans Web3, les utilisateurs possèdent des actifs et participent activement aux protocoles, et pas seulement à la création de contenu. La valeur et les permissions sont gérées par le code, pas par des intermédiaires.
Web3 repose sur la blockchain, qui distribue les données sur plusieurs nœuds sans autorité centrale. Cela élimine les points de défaillance uniques, renforçant la sécurité et la transparence via le consensus distribué.
Web3 offre une décentralisation accrue, un meilleur contrôle utilisateur et une confiance cryptographique sans intermédiaire. Mais il fait encore face à des défis de scalabilité, d’ergonomie et d’expérience utilisateur par rapport à Web2.
La blockchain apporte l’infrastructure décentralisée, transparente et sécurisée à Web3. Elle sert de registre distribué pour les applications décentralisées, la DeFi, les NFT et les DAO. En supprimant les intermédiaires, elle permet des transactions fiables et garantit l’intégrité des données grâce aux smart contracts.
Web3 regroupe la finance décentralisée (DeFi), les organisations autonomes décentralisées (DAO), les jetons non fongibles (NFT), les réseaux sociaux et le stockage décentralisés. DeFi permet de réaliser des opérations financières sans intermédiaire. Les plateformes majeures incluent Uniswap, MakerDAO et Compound.
Web3 utilise la cryptographie avancée pour un contrôle décentralisé des données, permettant aux utilisateurs de protéger leurs informations personnelles. Les défis de sécurité subsistent en raison de vulnérabilités et de risques d’abus. La blockchain garantit la transparence et l’immutabilité des transactions.
Les utilisateurs peuvent accéder à Web3 via des wallets numériques, échanger des NFT, participer à la DeFi et jouer à des jeux blockchain. Ils peuvent aussi gouverner des projets via des tokens, obtenir des récompenses par le staking et contrôler directement leurs données et leurs actifs.
Web3 va évoluer avec l’expansion de la DeFi, l’identité décentralisée, l’interopérabilité blockchain, l’intégration du métavers, la gouvernance des DAO, des smart contracts plus intelligents et la convergence avec l’IA—pour bâtir un écosystème digital plus ouvert, transparent et piloté par les utilisateurs.
Non. Web3 ne remplacera pas totalement Web2 : les deux coexisteront. Web3 se concentre sur la décentralisation et le contrôle utilisateur, en complément des services existants plutôt qu’en remplacement intégral.
Les entreprises et développeurs doivent placer la sécurité des utilisateurs au premier plan, explorer la DeFi, investir dans les technologies décentralisées et bâtir la confiance grâce à la cryptographie pour réussir dans Web3.











