

La blockchain est une technologie innovante qui enregistre les transactions d’un réseau sous forme de groupes de données, appelés « blocs ». Chaque bloc contient des informations détaillées sur les transactions ; les blocs sont reliés séquentiellement pour constituer une chaîne, ce qui garantit le stockage permanent des données. C’est cette chaîne de blocs interconnectés qui a donné son nom à la technologie : « blockchain ».
La blockchain, ou Distributed Ledger Technology (DLT), se caractérise par l’absence de serveur central ou d’administrateur unique. Tous les utilisateurs du réseau partagent et vérifient mutuellement un registre identique, ce qui garantit la fiabilité et la transparence de l’information. Cette structure rend pratiquement impossible toute fraude ou modification arbitraire des données par un administrateur unique.
La blockchain repose sur un réseau décentralisé où chaque nœud (appareil) est connecté à égalité. Il n’existe aucune autorité centrale : chaque nœud conserve tout ou partie des données et communique avec les autres. Dans la banque traditionnelle, un serveur central gère toutes les transactions. À l’inverse, sur une blockchain, chaque participant détient l’historique des transactions et les valide entre pairs, instaurant ainsi la confiance sur l’ensemble du réseau.
Cette organisation renforce fortement la tolérance aux pannes. Même en cas de défaillance ou d’attaque de certains nœuds, le réseau reste opérationnel dans son ensemble. Comme tous les nœuds détiennent la même information, toute tentative de modification est rapidement détectée par incohérence, exposant immédiatement toute fraude. Cette transparence et cette robustesse font de la blockchain une technologie de référence dans de nombreux secteurs, à commencer par la finance.
Les nœuds sont les ordinateurs ou appareils participant à un réseau blockchain. Chacun stocke les données de la blockchain et joue un rôle clé dans la validation des nouvelles transactions. Tous les nœuds fonctionnent à égalité, et sans administrateur central, la fiabilité et la sécurité du réseau reposent sur chacun d’eux.
Lorsqu’une nouvelle transaction a lieu, chaque nœud la reçoit et exécute un processus de validation pour confirmer sa légitimité. Cela implique de vérifier le solde de l’expéditeur, la signature numérique et l’absence de double dépense. Grâce à ces vérifications, toutes les transactions sont enregistrées de façon précise, préservant l’intégrité des données de la blockchain.
Il existe deux grands types de nœuds : les nœuds complets et les nœuds légers. Les nœuds complets stockent toute la blockchain et valident chaque transaction, ce qui accroît la sécurité du réseau mais exige d’importantes ressources de stockage et de calcul. Les nœuds légers ne conservent que les données essentielles et valident certaines transactions.
La blockchain se décline en trois grands types, chacun ayant des usages et des caractéristiques propres.
Les blockchains publiques sont des réseaux ouverts, accessibles à tous. Bitcoin et Ethereum en sont les exemples les plus connus, synonymes de transparence totale et de décentralisation. Toutes les transactions y sont publiques et vérifiables, ce qui en fait un système hautement fiable. Toutefois, ces blockchains rencontrent des limites en matière de vitesse de traitement et de consommation d’énergie.
Les blockchains privées sont des réseaux fermés gérés par des organisations ou entreprises précises. L’accès est soumis à autorisation, et la présence d’un administrateur facilite la rapidité et l’efficacité du traitement. Elles conviennent aux chaînes logistiques d’entreprise ou à l’audit interne, mais offrent moins de décentralisation et nécessitent la confiance dans l’administrateur.
Les blockchains de consortium sont exploitées collectivement par plusieurs organisations. Gérées par des alliances ou groupements sectoriels, elles combinent les avantages des blockchains publiques et privées. En renforçant la confiance entre participants tout en préservant une certaine décentralisation, elles sont utilisées pour les règlements interbancaires et le partage de données inter-entreprises.
Le bloc est l’unité de base regroupant plusieurs transactions. Chaque bloc contient le hash du bloc précédent, le hash des nouvelles données de transaction, un horodatage et un nonce. Ces éléments relient les blocs en chaîne, rendant toute modification des données historiques extrêmement difficile.
Un bloc se divise en un en-tête (block header) et un corps (block body). L’en-tête contient des métadonnées comme le hash du bloc précédent, la racine Merkle, l’horodatage, la difficulté et le nonce. Le corps contient les données de transaction elles-mêmes. Cette structure permet une gestion efficace et une vérification rapide des données.
La valeur de hash est une sortie unique générée à partir d’une fonction de hachage qui transforme des données de n’importe quelle longueur en une valeur de longueur fixe. La blockchain repose sur des fonctions de hachage cryptographiques comme SHA-256, chaque bloc incluant le hash du bloc précédent pour assurer la sécurité de la chaîne.
Une propriété cruciale des fonctions de hachage est que même une infime modification de l’entrée produit un hash complètement différent. Ainsi, « hello » et « Hello » donnent des hashes totalement distincts, bien qu’ils ne diffèrent que par la casse. Cette propriété garantit que toute altération des données de la blockchain est immédiatement détectable.
Les fonctions de hachage sont aussi à sens unique : il est pratiquement impossible de retrouver les données d’origine à partir du hash. Cela assure une sécurité et une intégrité élevées des données blockchain.
Le nonce (number used once) est une valeur utilisée une seule fois. Dans la blockchain, c’est un paramètre clé du minage permettant de trouver un hash valide.
Les mineurs forment de nouveaux blocs en associant les informations de l’en-tête avec des valeurs de nonce différentes pour calculer des hashes. Le hash obtenu doit satisfaire aux critères du réseau (nombre de zéros initiaux, par exemple). Les mineurs incrémentent le nonce et recalculent jusqu’à obtenir un hash valide, ce qui permet de générer le nouveau bloc.
Ce processus, appelé « Proof of Work », requiert d’importantes ressources de calcul. Le mineur trouvant le nonce correct gagne le droit d’ajouter un nouveau bloc à la blockchain et reçoit une récompense en crypto-actifs. Ce mécanisme protège le réseau et empêche l’ajout non autorisé de blocs.
L’arbre de Merkle est une structure de données conçue pour gérer et vérifier efficacement de grands ensembles de données. Dans la blockchain, il organise les transactions pour permettre une vérification rapide et efficace de leur présence dans un bloc.
Les arbres de Merkle hachent chaque transaction, regroupent les paires et les hachent à nouveau de façon répétée, formant une structure arborescente. Ce processus se poursuit jusqu’à l’obtention d’une racine unique (Merkle root), stockée dans l’en-tête et représentant toutes les transactions du bloc.
L’avantage majeur des arbres de Merkle est de permettre la vérification de la présence d’une transaction en utilisant seulement un sous-ensemble de valeurs de hash (chemin Merkle), sans devoir accéder à toutes les transactions. Cela permet aux nœuds légers de vérifier rapidement une transaction avec peu de données, ce qui améliore la scalabilité de la blockchain.
La blockchain utilise la cryptographie à clé publique pour garantir la sécurité et la validité des transactions. Cette méthode repose sur deux clés : une clé publique, partagée, et une clé privée, détenue de façon sécurisée par son propriétaire.
Au moment d’une transaction, l’expéditeur signe les données avec sa clé privée. Le destinataire utilise la clé publique de l’expéditeur pour vérifier la signature, ce qui prouve l’authenticité et l’intégrité de la transaction. Ce procédé garantit la validité des échanges et protège contre la fraude et la falsification.
La sécurité de la cryptographie à clé publique repose sur des fonctions mathématiques à sens unique, rendant virtuellement impossible de retrouver la clé privée à partir de la clé publique avec les moyens informatiques actuels. Ainsi, la blockchain offre une sécurité élevée et un environnement transactionnel fiable.
Les signatures numériques sont essentielles pour garantir l’intégrité des données de transaction et l’authentification de l’expéditeur. Sur la blockchain, chaque transaction est signée avec la clé privée de l’expéditeur, et les destinataires ou autres nœuds vérifient la signature avec la clé publique correspondante.
Le processus est le suivant : l’expéditeur hache les données de la transaction, chiffre ce hash avec sa clé privée et génère une signature numérique. Le destinataire déchiffre la signature avec la clé publique de l’expéditeur pour retrouver le hash initial. Il hache ensuite les données reçues et vérifie que le hash correspond. Si c’est le cas, les données n’ont pas été modifiées et l’expéditeur est authentifié.
Ce cadre assure la fiabilité des transactions et évite l’usurpation d’identité et la falsification. Les signatures numériques constituent la base de la sécurité blockchain et permettent des transactions en crypto-actifs sécurisées.
Les fonctions de hachage convertissent des données d’entrée de toute longueur en une valeur de hash de longueur fixe. Dans la blockchain, des fonctions cryptographiques telles que SHA-256 (Secure Hash Algorithm 256 bits) sont largement utilisées.
Caractéristiques clés des fonctions de hachage :
Dans la blockchain, chaque bloc contient le hash du précédent. Modifier un bloc change son hash et impose de recalculer tous les suivants — ce qui requiert une puissance de calcul considérable. Cela rend la falsification des données virtuellement impossible.
La phrase mnémonique est une suite de mots utilisée pour sauvegarder et restaurer un portefeuille de crypto-actifs. Elle se compose généralement de 12 ou 24 mots anglais dans un ordre défini.
Elle sert de graine pour générer la clé privée du portefeuille. Lors de la création du portefeuille, une phrase mnémonique aléatoire s’affiche, que l’utilisateur doit conserver de façon sûre. En cas de perte du portefeuille ou d’appareil, la phrase permet de retrouver l’accès à ses crypto-actifs sur un nouvel appareil.
Les phrases mnémoniques sont générées selon la norme BIP39 (Bitcoin Improvement Proposal 39), assurant la compatibilité entre différentes applications. L’utilisateur peut ainsi utiliser la même phrase sur plusieurs portefeuilles.
La sécurité de la phrase mnémonique est cruciale : si quelqu’un l’obtient, il peut voler tous les actifs du portefeuille. Il est vivement recommandé de la conserver hors ligne, par exemple sur papier et dans un coffre sécurisé.
Les blockchains s’appuient sur des mécanismes pour valider les transactions et parvenir à un accord à l’échelle du réseau, appelés algorithmes de consensus. Ils sont essentiels pour déterminer la validité des propositions dans un environnement décentralisé. Les principaux mécanismes incluent Proof of Work (PoW) et Proof of Stake (PoS).
Le Proof of Work (PoW) est un système dans lequel de nouveaux blocs sont générés en résolvant des problèmes mathématiques complexes par calcul. Bitcoin utilise le PoW : les mineurs rivalisent pour trouver un hash répondant à des critères précis afin d’ajouter un bloc à la chaîne.
Dans le PoW, les mineurs combinent les données de l’en-tête du bloc avec un nonce pour calculer des hashes. Le hash doit répondre à la difficulté imposée par le réseau (nombre de zéros initiaux, généralement). Le premier mineur trouvant un hash valide ajoute le bloc et reçoit une récompense en crypto-actifs.
Le PoW offre une sécurité élevée : il faudrait contrôler plus de 51 % de la puissance de calcul pour attaquer le réseau, ce qui est extrêmement onéreux. Cela préserve la sécurité et la fiabilité du réseau.
Cependant, le PoW a des limites : il consomme d’énormes quantités d’électricité et a un impact environnemental fort. Le minage exige du matériel performant, accroît la consommation d’énergie, tandis que la vitesse des transactions reste faible et que la scalabilité est limitée.
Le Proof of Stake (PoS) est un algorithme de consensus où le droit de créer des blocs dépend du montant et de la durée de détention des crypto-actifs. Plus un utilisateur stake d’actifs, plus il a de chances d’être sélectionné pour générer le prochain bloc. Ethereum est récemment passé du PoW au PoS, gagnant en efficacité énergétique et en scalabilité.
Avec le PoS, les détenteurs d’actifs participent en tant que validateurs en stakant une certaine quantité de crypto-actifs. Le réseau sélectionne au hasard un validateur, selon le montant staké et d’autres facteurs, pour proposer un nouveau bloc, ensuite validé par les pairs. Les validateurs honnêtes sont récompensés, les malhonnêtes risquent de perdre leur stake (slashing).
Le PoS améliore l’efficacité énergétique, la rapidité et la scalabilité par rapport au PoW. Le staking encourage la participation et la détention à long terme.
Un défi du PoS est la concentration possible de la richesse : les gros détenteurs reçoivent plus de récompenses et peuvent accroître leur influence. Si le staking initial est inéquitablement réparti, la décentralisation du réseau peut être compromise.
Au-delà du PoW et du PoS, d’autres algorithmes de consensus existent pour répondre à des besoins variés.
Proof of Authority (PoA) s’appuie sur un groupe de validateurs de confiance et vérifiés pour authentifier les transactions. Ces validateurs — individus ou organisations — sont identifiés publiquement et reconnus dans le réseau. Le PoA permet un traitement rapide et économique, ce qui en fait un choix fréquent pour les blockchains d’entreprise ou privées. Moins décentralisé que les réseaux publics, il offre néanmoins efficacité et fiabilité dans certains cas.
Delegated Proof of Stake (DPoS) permet aux détenteurs de tokens de voter pour des délégués chargés de vérifier les transactions. Les détenteurs élisent ainsi des représentants responsables de la génération et de la validation des blocs. Le DPoS améliore l’efficacité et le débit du réseau, permettant des transactions rapides ; il est utilisé par des projets tels que EOS et TRON.
Ces mécanismes peuvent offrir davantage de rapidité et d’efficacité que le PoW et le PoS, mais le choix dépend des besoins du réseau. Le mécanisme de consensus est déterminant pour l’équilibre entre performance, sécurité et décentralisation.
Toutes les transactions en crypto-actifs s’effectuent sur des blockchains, assurant transparence et fiabilité et permettant des transferts directs de pair à pair, sans intermédiaire bancaire. Ci-dessous, découvrez le fonctionnement de Bitcoin et Ethereum, deux leaders du marché.
Bitcoin est le premier crypto-actif basé sur la blockchain, créé en 2009 par une personne ou un groupe sous le pseudonyme Satoshi Nakamoto. Il n’existe aucun administrateur central ; toutes les transactions sont réalisées de pair à pair (P2P).
La blockchain Bitcoin génère un nouveau bloc environ toutes les dix minutes, regroupant toutes les transactions du laps de temps écoulé. Cet intervalle est maintenu grâce à un ajustement de la difficulté visant une moyenne de dix minutes.
Le minage de Bitcoin utilise le PoW : les mineurs rivalisent pour résoudre des problèmes complexes et trouver un hash valide pour le bloc suivant. Cela exige de nombreux essais. Lorsqu’un mineur découvre le hash correct, il ajoute le bloc à la chaîne et reçoit de nouveaux bitcoins et des frais de transaction en récompense.
L’offre de Bitcoin est limitée à 21 millions de BTC, garantissant la rareté et soutenant la valeur. Tous les quatre ans environ, un « halving » réduit de moitié la récompense de minage, ralentissant la création de nouveaux bitcoins et limitant l’inflation.
Les réseaux P2P sont des systèmes décentralisés où tous les nœuds communiquent à égalité, sans serveur central. Cette structure offre une grande tolérance aux pannes et permet une gestion distribuée des données.
Les principaux avantages du P2P :
Dans le partage de fichiers, par exemple, la blockchain et les réseaux P2P renforcent la sécurité et la fiabilité des données. Sans serveur central, la censure et la suppression sont difficiles, ce qui protège la vie privée des utilisateurs.
Ethereum est une plateforme fondée sur la blockchain, lancée en 2015 par Vitalik Buterin. Son innovation phare réside dans les smart contracts, des programmes s’exécutant automatiquement dès que des conditions prédéfinies sont réunies, automatisant accords et transactions.
Ethereum a récemment réalisé une mise à jour majeure, « The Merge », passant du PoW au PoS. Cette évolution a permis de réduire la consommation d’énergie d’environ 99,95 %, rendant Ethereum bien plus économe et respectueux de l’environnement. Des améliorations de scalabilité sont aussi attendues, pour accroître la capacité transactionnelle.
Le PoS d’Ethereum permet aux détenteurs d’ETH de devenir validateurs en stakant au moins 32 ETH. Plus le montant staké est élevé, plus la probabilité d’être sélectionné pour proposer un bloc augmente. Les validateurs honnêtes reçoivent des récompenses, les malhonnêtes risquent de perdre leur dépôt (slashing). Ce système favorise l’honnêteté et sécurise le réseau.
La blockchain Ethereum enregistre les transactions et les résultats des smart contracts. Ces derniers sont écrits en Solidity et exécutés sur l’Ethereum Virtual Machine (EVM).
Exemples d’applications des smart contracts :
Ces usages permettent de créer et d’exploiter des applications décentralisées (dApps), stimulant l’innovation dans la finance, l’assurance, la logistique, le divertissement et bien plus encore.
Deux grands modèles permettent de gérer les crypto-actifs sur la blockchain.
Le modèle UTXO (Unspent Transaction Output), utilisé par Bitcoin, traite chaque transaction en consommant des sorties non dépensées de transactions précédentes et en générant de nouveaux UTXO. Ce modèle favorise le traitement parallèle et la confidentialité, mais rend plus complexes les transactions avancées et les smart contracts.
Le modèle Account, utilisé par Ethereum, gère le solde de chaque utilisateur comme un compte bancaire, en l’actualisant à chaque transaction. Il est intuitif et simplifie l’utilisation et la conception de smart contracts, mais complique le traitement parallèle et offre parfois moins de confidentialité que le modèle UTXO.
Chaque approche reflète la philosophie de la blockchain et ses usages, influençant la gestion des actifs.
Les blockchains s’appuient sur des processus de gouvernance pour décider des évolutions et des mises à jour. En l’absence d’autorité centrale, toute modification requiert un consensus communautaire.
La gouvernance peut être on-chain, avec des votes directement sur la blockchain, ou off-chain, via des forums ou réseaux sociaux, puis mise en œuvre par les développeurs et la communauté.
En cas de désaccord, le réseau peut se scinder lors d’un fork. Il existe deux types de forks : hard forks et soft forks.
Les hard forks modifient les règles fondamentales du protocole, rendant les anciennes et les nouvelles versions incompatibles et créant deux blockchains séparées (par exemple, Bitcoin Cash issu d’un hard fork de Bitcoin).
Les soft forks sont rétrocompatibles et permettent une migration progressive vers de nouvelles règles sans scission du réseau. On les privilégie généralement pour éviter la division.
Bitcoin et Ethereum ont connu plusieurs forks pour intégrer de nouvelles fonctionnalités ou améliorations. Gouvernance et forks sont essentiels à l’évolution et à l’adaptabilité des blockchains.
Le trilemme désigne le défi de concilier trois propriétés fondamentales : scalabilité, décentralisation et sécurité. Il est difficile de maximiser les trois en même temps ; améliorer l’un compromet souvent les autres. Ce concept a été popularisé par Vitalik Buterin, fondateur d’Ethereum.
La scalabilité désigne la capacité d’une blockchain à traiter rapidement de gros volumes de transactions. Elle est essentielle à l’adoption massive et dépend du débit et du niveau des frais.
Par exemple, Bitcoin ne gère qu’environ sept transactions par seconde, loin des milliers de Visa, ce qui limite son usage grand public.
Des solutions Layer 2 (Lightning Network) et le sharding (traitement parallèle de fragments de données) sont en développement pour améliorer la scalabilité.
La décentralisation signifie que la gestion du réseau repose sur de nombreux nœuds, sans autorité centrale. Plus elle est forte, plus le réseau résiste à la censure et aux défaillances.
Idéalement, chacun peut rejoindre et contribuer au réseau. Mais accroître la scalabilité en augmentant la taille des blocs ou la vitesse de traitement requiert plus de ressources, compliquant l’exploitation de nœuds pour les utilisateurs ordinaires. Cela risque d’entraîner une centralisation et moins de diversité.
La sécurité est la capacité du réseau à résister aux attaques et à la fraude. Elle repose sur une cryptographie avancée et des mécanismes de consensus robustes.
Plus il y a de nœuds et de puissance de calcul répartie, plus les attaques à 51 % sont difficiles. Mais simplifier le consensus ou réduire le nombre de nœuds pour améliorer la scalabilité peut fragiliser la sécurité.
Plusieurs solutions sont à l’étude pour relever le trilemme :
Solutions Layer 2 : traitent les transactions hors de la chaîne principale et n’y inscrivent que le résultat final, ce qui améliore la scalabilité tout en conservant sécurité et décentralisation. Exemples : Lightning Network (Bitcoin), Optimistic Rollup et ZK-Rollup (Ethereum).
Sharding : division de la blockchain en fragments (shards) traités en parallèle, ce qui accroît le débit. Ethereum 2.0 prévoit d’adopter cette technique.
Nouveaux mécanismes de consensus : innovations au-delà du PoW et du PoS, comme les Directed Acyclic Graphs (DAG) et les protocoles Byzantine Fault Tolerance (BFT).
Technologies cross-chain : rendent possible l’interopérabilité entre blockchains, favorisant la spécialisation et la performance globale.
Ces avancées permettent à la blockchain de dépasser le trilemme et d’accélérer son adoption à grande échelle.
D’après les études de marché, le marché japonais de la blockchain devrait croître de plus de 30 % par an dans les prochaines années et atteindre plusieurs milliers de milliards de yens. Cette progression rapide s’explique par l’adoption de la technologie au-delà de la finance.
À l’échelle mondiale, la blockchain connaît aussi une forte croissance, avec des applications dans les services financiers, la logistique, la santé, l’immobilier, l’énergie, le secteur public, etc. De nouveaux segments comme la DeFi et les NFTs se développent vite, élargissant encore le potentiel de la blockchain.
Par exemple, dans l’énergie décentralisée, une filiale d’un grand fournisseur japonais a lancé un pilote de minage de crypto-actifs dans des « data centers modulaires distribués ». À Tochigi, le surplus d’énergie renouvelable est utilisé pour le minage afin de stabiliser l’approvisionnement, tandis que des sites similaires à Gunma contrôlent automatiquement les équipements pour optimiser l’usage de l’énergie solaire. Cela valorise les actifs et limite le besoin d’extension du réseau électrique.
Dans l’éducation, des systèmes de certification de diplômes et de compétences sur blockchain sont en développement, rendant la falsification quasi impossible et la vérification rapide et fiable pour employeurs et institutions.
Le gouvernement japonais soutient aussi l’adoption de la blockchain via des politiques de R&D et des projets pilotes. Des initiatives comme la Digital Agency et la Loi fondamentale sur la société numérique font de la blockchain et du numérique une priorité nationale.
En santé, les dossiers médicaux électroniques sur blockchain permettent une gestion sécurisée, avec un contrôle d’accès par le patient, ce qui améliore le partage d’information, la qualité des soins et l’efficacité des coûts.
En logistique et chaîne logistique, la blockchain permet de tracer les produits, d’éviter la contrefaçon, de vérifier la sécurité alimentaire ou d’authentifier les produits éco-responsables.
Avec cette diversité d’applications, la blockchain devrait s’imposer comme infrastructure sociale essentielle. À mesure que la technologie mûrit et que la réglementation évolue, le marché poursuivra sa croissance, générant de nouveaux modèles économiques et services.
La blockchain est une technologie clé pour les crypto-actifs. Les registres distribués éliminent les autorités centrales tout en offrant transparence et sécurité. Chaque bloc enregistre des données de transaction, et la structure en chaîne rend la falsification extrêmement difficile.
Les points marquants de la blockchain :
La blockchain devrait stimuler l’innovation bien au-delà de la finance, impactant logistique, santé, immobilier, énergie, éducation, secteur public, etc. Les smart contracts automatisent transactions et accords, améliorant efficacité et transparence.
Il subsiste toutefois des défis : scalabilité, consommation d’énergie, incertitude réglementaire. Des solutions Layer 2 et de nouveaux mécanismes de consensus sont en développement pour répondre à ces enjeux.
À l’avenir, la blockchain devrait devenir une infrastructure numérique incontournable, transformant l’économie et la vie quotidienne. À mesure qu’elle évolue et que son adoption s’élargit, elle deviendra plus pratique et accessible.
La blockchain est un registre distribué où plusieurs nœuds partagent et gèrent les données de transaction. La cryptographie relie les blocs en chaîne, ce qui rend la falsification extrêmement difficile. La blockchain offre transparence, résistance à la falsification et fiabilité, et s’applique à de nombreux secteurs dont la finance et la logistique.
Les crypto-actifs sont des devises émises et échangées grâce à la technologie blockchain. Celle-ci sert de registre distribué, fondant la confiance. La plupart des crypto-actifs reposent sur cette technologie.
Chaque bloc contient le hash du bloc précédent. Si un bloc est modifié, son hash change et il faut modifier tous les blocs suivants. Cette réaction en chaîne rend la falsification virtuellement impossible.
Le minage consiste à valider les transactions et à générer de nouveaux blocs. Il garantit la sécurité du réseau, assure le consensus distribué et prévient la falsification. Les mineurs apportent leur puissance de calcul et sont récompensés.
Le terme « blockchain » vient de sa structure : les blocs de données transactionnelles sont reliés chronologiquement par des hashes, formant une chaîne de données.
La blockchain est utilisée dans la santé pour la gestion des données patients, l’industrie pharmaceutique pour la chaîne logistique, les services financiers, l’immobilier, etc. Son registre infalsifiable est précieux dans tout secteur nécessitant confiance et fiabilité.
La blockchain est globalement sûre grâce à la cryptographie et à la décentralisation, mais elle présente des risques : attaques à 51 %, attaques réseau, phishing. L’utilisation de VPN et d’antivirus contribue à limiter ces risques.











