Trump insiste sur l'enquête contre Powell, division au sein du Parti républicain : pas de retrait de l'affaire sinon blocage de la nomination du nouveau président de la Fed, Wharton
Donald Trump insiste pour lancer une enquête criminelle contre le président de la Réserve fédérale, Jerome Powell. Les sénateurs républicains, dont Tillis, menacent de faire défection pour bloquer la nomination du prochain président, ce qui pourrait plonger la Fed dans un vide de pouvoir, augmentant ainsi l’incertitude sur le marché.
(Précédent contexte : Trump a nommé Kevin Warsh à la tête de la Fed, la probabilité d’une baisse des taux en juin approche les 50%)
(Contexte supplémentaire : Trump a désigné Kevin Warsh, ancien membre du Conseil de la Réserve fédérale, pour parler du Bitcoin : ce n’est pas un substitut au dollar, mais un « inspecteur » de la politique monétaire)
Le président américain Donald Trump a officiellement annoncé la semaine dernière la nomination de Kevin Warsh, ancien membre du Conseil de la Réserve fédérale, comme prochain président de la Fed, en remplacement de Jerome Powell dont le mandat se termine en mai cette année, mais cette décision suscite désormais des turbulences.
Lundi, Trump a de nouveau déclaré aux journalistes qu’il voulait que le procureur fédéral « aille au fond » contre Powell, mais tout le monde voit que cela n’a rien à voir avec une affaire de corruption ou de rénovation, c’est simplement une démonstration de pouvoir brute, avec un seul objectif : reprendre le contrôle de la planche à billets (baisse rapide et massive des taux).
Face à l’ingérence radicale de Trump dans l’indépendance de la Fed, même ses collègues républicains, comme le sénateur Thom Tillis, ont publiquement menacé : si Trump ne retire pas sa plainte, ils s’allieront aux démocrates pour bloquer la nomination de Kevin Warsh, le favori de Trump, à la tête de la Fed.
La clé du Sénat
La confirmation de la prochaine présidence de la Fed doit encore passer par le processus de validation du Sénat américain. Actuellement, le comité bancaire du Sénat compte 13 républicains contre 11 démocrates, ce qui semble donner l’avantage aux républicains. Mais si Tillis fait défection, le score devient 12-12, ce qui constitue une impasse politique. La nomination de Warsh pourrait être bloquée directement au comité, sans même passer au vote en séance plénière.
Ce jeu de bluff : Trump mise sur le fait que Tillis n’osera pas vraiment saboter la candidature qu’il a lui-même recommandée ; de son côté, Tillis parie que Trump est plus préoccupé par le fait de pouvoir installer ses propres hommes, comme Waller, plutôt que de faire échouer Powell, dont le mandat se termine dans trois mois.
Les deux parties attendent que l’autre fasse un pas, mais le temps ne joue en faveur d’aucune. Si la crise n’est pas résolue d’ici mai, la direction de la Fed pourrait entrer dans un chaos sans précédent. La plus grande crainte du marché n’a jamais été les mauvaises nouvelles, mais l’incertitude, qui pourrait amplifier la volatilité.
Surveiller le moment clé de mai
Les trois prochains mois seront cruciaux. Si, d’ici mai, l’enquête n’est pas abandonnée et que Waller n’est pas confirmé, le marché doit se préparer à une possible turbulence. La position vacante du président de la Fed représente l’absence de leadership dans la plus importante institution de politique monétaire mondiale, une incertitude qui pourrait faire vaciller violemment tout type d’actif.
Ce n’est plus seulement une question intérieure américaine, mais un risque systémique pour les marchés financiers mondiaux. Lorsqu’un président peut utiliser une enquête criminelle pour faire pression sur le gouverneur de la banque centrale, la soi-disant « indépendance de la politique monétaire » devient une simple formule creuse. La crédibilité du dollar en tant que monnaie de réserve mondiale est, dans une certaine mesure, en train d’être érodée par cette lutte politique.
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Trump insiste sur l'enquête contre Powell, division au sein du Parti républicain : pas de retrait de l'affaire sinon blocage de la nomination du nouveau président de la Fed, Wharton
Donald Trump insiste pour lancer une enquête criminelle contre le président de la Réserve fédérale, Jerome Powell. Les sénateurs républicains, dont Tillis, menacent de faire défection pour bloquer la nomination du prochain président, ce qui pourrait plonger la Fed dans un vide de pouvoir, augmentant ainsi l’incertitude sur le marché.
(Précédent contexte : Trump a nommé Kevin Warsh à la tête de la Fed, la probabilité d’une baisse des taux en juin approche les 50%)
(Contexte supplémentaire : Trump a désigné Kevin Warsh, ancien membre du Conseil de la Réserve fédérale, pour parler du Bitcoin : ce n’est pas un substitut au dollar, mais un « inspecteur » de la politique monétaire)
Le président américain Donald Trump a officiellement annoncé la semaine dernière la nomination de Kevin Warsh, ancien membre du Conseil de la Réserve fédérale, comme prochain président de la Fed, en remplacement de Jerome Powell dont le mandat se termine en mai cette année, mais cette décision suscite désormais des turbulences.
Lundi, Trump a de nouveau déclaré aux journalistes qu’il voulait que le procureur fédéral « aille au fond » contre Powell, mais tout le monde voit que cela n’a rien à voir avec une affaire de corruption ou de rénovation, c’est simplement une démonstration de pouvoir brute, avec un seul objectif : reprendre le contrôle de la planche à billets (baisse rapide et massive des taux).
Face à l’ingérence radicale de Trump dans l’indépendance de la Fed, même ses collègues républicains, comme le sénateur Thom Tillis, ont publiquement menacé : si Trump ne retire pas sa plainte, ils s’allieront aux démocrates pour bloquer la nomination de Kevin Warsh, le favori de Trump, à la tête de la Fed.
La clé du Sénat
La confirmation de la prochaine présidence de la Fed doit encore passer par le processus de validation du Sénat américain. Actuellement, le comité bancaire du Sénat compte 13 républicains contre 11 démocrates, ce qui semble donner l’avantage aux républicains. Mais si Tillis fait défection, le score devient 12-12, ce qui constitue une impasse politique. La nomination de Warsh pourrait être bloquée directement au comité, sans même passer au vote en séance plénière.
Ce jeu de bluff : Trump mise sur le fait que Tillis n’osera pas vraiment saboter la candidature qu’il a lui-même recommandée ; de son côté, Tillis parie que Trump est plus préoccupé par le fait de pouvoir installer ses propres hommes, comme Waller, plutôt que de faire échouer Powell, dont le mandat se termine dans trois mois.
Les deux parties attendent que l’autre fasse un pas, mais le temps ne joue en faveur d’aucune. Si la crise n’est pas résolue d’ici mai, la direction de la Fed pourrait entrer dans un chaos sans précédent. La plus grande crainte du marché n’a jamais été les mauvaises nouvelles, mais l’incertitude, qui pourrait amplifier la volatilité.
Surveiller le moment clé de mai
Les trois prochains mois seront cruciaux. Si, d’ici mai, l’enquête n’est pas abandonnée et que Waller n’est pas confirmé, le marché doit se préparer à une possible turbulence. La position vacante du président de la Fed représente l’absence de leadership dans la plus importante institution de politique monétaire mondiale, une incertitude qui pourrait faire vaciller violemment tout type d’actif.
Ce n’est plus seulement une question intérieure américaine, mais un risque systémique pour les marchés financiers mondiaux. Lorsqu’un président peut utiliser une enquête criminelle pour faire pression sur le gouverneur de la banque centrale, la soi-disant « indépendance de la politique monétaire » devient une simple formule creuse. La crédibilité du dollar en tant que monnaie de réserve mondiale est, dans une certaine mesure, en train d’être érodée par cette lutte politique.