14 février – La Securities and Exchange Commission (SEC) américaine, par le biais de son département des finances, accélère la mise en œuvre d’une réforme réglementaire majeure concernant les actifs cryptographiques. Le directeur du département, Moloney, a indiqué que le secteur construisait un tout nouveau système de classification des actifs cryptographiques afin de préciser dans quelles conditions un jeton ne serait plus considéré comme un « contrat d’investissement », s’affranchissant ainsi de la qualification de valeur mobilière, et offrant une voie de conformité plus claire pour l’industrie.
Ce projet, nommé « Project Crypto », a été initialement proposé fin 2025 par le président de la SEC, Atkins, dans le but d’atténuer l’incertitude juridique rencontrée par les entreprises lors de l’émission et de la divulgation d’actifs. Dans une déclaration récente, Moloney a révélé que cette nouvelle approche réglementaire permettrait à un jeton de changer de statut de valeur mobilière à « non-valeur mobilière » après avoir rempli certains critères. Par exemple, lorsque l’émetteur ne conserve plus de fonctions de gestion clés ou lorsque le réseau devient fortement décentralisé, le jeton concerné peut alors changer d’identité.
Pour accompagner cette réforme, les trois principaux départements de la SEC ont publié conjointement, le 28 janvier, un cadre préliminaire qui divise les actifs numériques en quatre catégories : marchandises numériques, objets de collection numériques, outils numériques et valeurs mobilières tokenisées. Pour les actifs toujours considérés comme des valeurs mobilières, l’autorité de régulation prévoit également de concevoir des règles d’émission et de vente plus flexibles afin de réduire les frictions réglementaires.
Outre les actifs cryptographiques, la SEC poursuit également la modernisation de son système de divulgation d’informations. La proposition de supprimer l’obligation de rapports trimestriels au profit de divulgations semestrielles a suscité un large débat. Les partisans estiment que cela aidera les entreprises à se libérer de la pression des résultats à court terme et à se concentrer sur leur stratégie à long terme ; les opposants craignent que l’allongement des intervalles d’information n’amplifie la volatilité du marché et n’accroisse les risques d’initiés. Moloney a indiqué que son équipe préparait des règles connexes pour offrir de nouvelles options aux entreprises.
De plus, la SEC accélère le traitement des demandes d’enregistrement en retard et rappelle aux émetteurs privés étrangers que la « Loi sur la responsabilité des initiés étrangers » entrera en vigueur automatiquement le 18 mars 2026, obligeant les hauts responsables concernés à déclarer leurs transactions selon les normes américaines. Avec la mise en œuvre progressive de ce nouveau cadre, le paysage réglementaire des cryptomonnaies aux États-Unis pourrait connaître une transformation structurelle.