Janjilah, une plateforme d’accords numériques alimentée par la blockchain, a été développée pour répondre à l’ampleur croissante de la crise des arnaques en ligne en Malaisie, en transformant les transactions numériques informelles en enregistrements juridiquement reconnus et immuables. La plateforme s’adresse aux micro-entrepreneurs et aux commerçants informels qui opèrent principalement via les réseaux sociaux et les applications de messagerie. En 2025, les Malaisiens ont perdu 542 millions de RM à cause d’arnaques, et seulement 34 millions de RM ont pu être récupérés, soulignant l’urgence de disposer d’une documentation de transaction vérifiable. Janjilah a été créée pour combler ce manque en permettant aux utilisateurs d’établir des accords juridiquement contraignants grâce à une vérification par la blockchain et à des preuves horodatées. La plateforme se situe dans une zone grise entre la fraude manifeste et les litiges commerciaux ordinaires, là où les protections juridiques traditionnelles échouent souvent auprès des opérateurs de l’activité informelle.
L’initiative est née de l’expérience personnelle du fondateur Steve Rao, devenu victime de plusieurs arnaques en ligne pendant la pandémie. Rao a découvert que le problème central venait de l’absence de documentation crédible en cas de litige : beaucoup de personnes refusaient de signer des accords formels même via des canaux courants comme WhatsApp. Après avoir consulté les autorités, il a appris que les enquêtes de police étaient fréquemment entravées par le manque de documentation vérifiable et de registres d’identité fiables. Ce défi a conduit Rao, avec les cofondateurs Amir Azril et Yew Jin Tan, à développer Janjilah comme une solution fondée sur la blockchain, conçue spécifiquement pour les interactions commerciales quotidiennes.
Addressing Malaysia's Informal Business Ecosystem
Le paysage du commerce en ligne en Malaisie inclut environ 1,07 million de micro-entreprises et PME officiellement enregistrées, tandis que le secteur des activités informelles pourrait être sensiblement plus vaste. Bon nombre de ces activités fonctionnent presque entièrement via des smartphones et des plateformes de réseaux sociaux comme Instagram, Facebook et WhatsApp. Cette réalité du marché a influencé les décisions de conception produit de Janjilah. Plutôt que de créer une application mobile traditionnelle téléchargeable, l’entreprise a développé une application web basée sur le navigateur, optimisée pour les appareils à faible capacité de stockage. Rao s’est appuyé sur son expérience professionnelle précédente en Afrique, où les smartphones à faible capacité sont courants, afin de mettre en avant l’importance d’outils numériques légers. La plateforme est accessible directement via un navigateur web, en anglais et en malais, réduisant les obstacles pour les utilisateurs qui pourraient n’avoir besoin du service qu’occasionnellement ou qui hésitent à installer des applications supplémentaires.
Platform Architecture and Privacy Design
La protection de la vie privée a été une considération centrale lors du développement de Janjilah. La plateforme est structurée de sorte que Janjilah ne puisse pas accéder au contenu réel des accords créés entre les utilisateurs. À la place, le système ne conserve que la preuve qu’un accord existe, ainsi que des identités vérifiées et des horodatages. Les parties participantes conservent un accès exclusif au contenu des accords, tandis que les agences d’application peuvent vérifier l’authenticité et la validité pendant les enquêtes sans consulter les détails privés du contrat. L’entreprise a créé un portail distinct pour que les agences d’application puissent confirmer l’existence et la légitimité des accords.
2025 Platform Rebuild and Performance Improvements
Janjilah a entièrement reconstruit sa plateforme en 2025, en parvenant à de nettes améliorations de performance. L’infrastructure mise à jour a réduit le temps de signature des accords de 15 secondes à 5 secondes. La reconstruction a aussi introduit 14 modèles localisés adaptés aux transactions commerciales malaisiennes courantes, notamment les contrats de service, les contrats de location, les arrangements de “gig work” et les transactions achat-vente. Ces améliorations visent à offrir une meilleure protection juridique aux commerçants informels tout en simplifiant la documentation du commerce numérique à travers l’économie en ligne en croissance de la Malaisie.