
Le 26 mai, CoinTelegraph a rapporté que Ledger a ajouté une prise en charge native du $ADI sur le réseau ADI Chain, permettant aux utilisateurs d’effectuer l’auto-custodie via un portefeuille matériel Ledger et les dispositifs de signature matérielle de la société ADI. International Holding Company (IHC) a finalisé sur cette chaîne une transaction de 110 000 000 dirhams.
Paysage mondial des stablecoins hors USD : données d’ampleur confirmées
Le support de Ledger pour ADI Chain s’inscrit dans un contexte d’accélération de l’évolution de la structure du marché mondial des stablecoins. D’après le rapport publié en mars 2026 par Dune Analytics pour le compte de Visa, les données suivantes ont été confirmées : la taille globale du marché des stablecoins dépasse 3 000 milliards de dollars, dont la part des stablecoins libellés en dollars domine largement ; l’offre totale des stablecoins hors USD est d’environ 1,2 milliard de dollars, tandis que le volume de transactions mensuel atteint environ 10 milliards de dollars ; les stablecoins adossés à l’euro représentent plus de 80% des stablecoins hors USD, et sont de plus en plus utilisés pour les paiements, les transferts de fonds, le versement des salaires et les opérations de gestion de trésorerie.
Cependant, dans un rapport d’avril 2026, l’organisation d’initiative de l’UE Blockchain for Europe, citant les données de DeFiLlama, indique qu’en dépit de la hausse continue de l’importance de l’euro sur les marchés internationaux, la part des stablecoins libellés en euros dans le volume mondial des transactions de stablecoins reste inférieure à 1%, en raison des règles strictes de réserves et d’intérêts de la MiCA, qui les rendent moins compétitifs commercialement que les stablecoins adossés au dollar.
Deux avancées déjà confirmées dans l’écosystème des stablecoins en euros
Examen des règles MiCA : la Commission européenne a lancé en mai 2026 un examen des règles MiCA, couvrant les dispositions relatives aux stablecoins, aux exigences de réserves et aux produits de tokens portant intérêt ; les responsables réévaluent le fonctionnement de ce cadre dans la pratique.
Expansion de l’alliance Qivalis : l’alliance de stablecoins en euros Qivalis a annoncé le 20 mai 2026 l’ajout de 25 banques issues de 15 pays, portant le nombre total d’institutions membres à 37 ; l’alliance prévoit un lancement officiel ultérieur en 2026 d’un stablecoin en euros réglementé, avec pour objectif de proposer une alternative native en euros aux stablecoins adossés au dollar.
FAQ
Quelle est l’architecture du stablecoin DDSC, et en quoi diffère-t-elle fondamentalement des stablecoins en dollars existants comme USDC, USDT, etc. ?
Le DDSC est un stablecoin libellé en dirhams des Émirats arabes unis (AED) lancé conjointement par First Abu Dhabi Bank (FAB) et la Fondation ADI, et approuvé par la Banque centrale des Émirats en 2026 ; au niveau réglementaire, il s’agit d’un stablecoin réglementé approuvé par une banque centrale souveraine. À l’inverse, l’USDC est émis par Circle sur la base de réserves en dollars, et l’USDT est émis par Tether ; dans les deux cas, il s’agit d’émissions par des acteurs privés et adossées au dollar. La position du DDSC vise à servir des infrastructures financières d’entreprise, aux niveaux local et transfrontalier, y compris les paiements transfrontaliers des clients FAB, les opérations de trésorerie et le règlement commercial ; le cadre d’émission et de réserves du DDSC présente des différences fondamentales par rapport aux stablecoins en dollars émis par des acteurs privés.
Quelle est la logique technique et métier qui a conduit ADI Chain à choisir Layer 2 plutôt qu’un Layer 1 indépendant ?
Le design Layer 2 permet à ADI Chain d’hériter de la sécurité et de la certitude de règlement du Layer 1 sous-jacent, tout en atteignant, côté applications, des vitesses de transaction plus élevées, des frais de transaction plus faibles et un contrôle de conformité plus flexible. Pour des cas d’usage utilisateurs institutionnels (comme les paiements transfrontaliers et le règlement commercial), Layer 2 peut optimiser le débit et la structure des coûts pour des besoins métiers spécifiques, tout en conservant la connexion au réseau de la chaîne sous-jacente. Le design d’ADI Chain prévoit aussi $ADI comme token de gas natif, ce qui rend la gestion des frais réseau et la conception du modèle économique plus flexibles, et correspond aux besoins des scénarios d’institutions détenant le DDSC (par exemple des clients bancaires).
Que signifie le fait que Ledger fournisse une prise en charge native de $ADI , et quelles différences cela implique-t-il en matière de sécurité par rapport aux portefeuilles logiciels ?
La prise en charge native de Ledger signifie que le stockage des clés privées et la signature des transactions du token $ADI peuvent être effectués hors ligne sur la puce du composant de sécurité (Secure Element) de Ledger. Lors de la diffusion des transactions, la clé privée n’est jamais exposée sur un appareil connecté. La différence fondamentale avec les portefeuilles logiciels réside dans le fait que la clé privée y est stockée sur un appareil connecté (comme un téléphone ou un ordinateur), ce qui crée un risque de vol via une attaque par logiciel malveillant ou par piratage via le réseau ; en particulier, l’architecture de « cold storage » (stockage à froid) des portefeuilles matériels Ledger est cruciale pour les utilisateurs institutionnels, dont les volumes de détention sont généralement bien supérieurs à ceux des utilisateurs individuels, avec des exigences de sécurité plus strictes. Cette intégration constitue une étape importante de création de confiance pour qu’ADI Chain soit adoptée par des institutions.