Moins de 1 % des projets crypto divulguent des accords avec des teneurs de marché

Coinpedia
MET-5,32%

Une nouvelle étude révèle que la plupart des protocoles crypto génèrent des revenus, mais ne divulguent pas les informations clés destinées aux investisseurs. Les lacunes critiques incluent les accords avec les teneurs de marché et la communication structurée aux investisseurs.

Points clés

  • Novora a constaté que 91 % des 150+ protocoles crypto génèrent des revenus, mais la divulgation reste limitée.
  • <1 % divulguent des accords avec des teneurs de marché, exposant des risques en matière de tarification des tokens et de liquidité.
  • Seuls 9 % adoptent des cadres de transparence 2025, signalant la nécessité d’un meilleur reporting pour les investisseurs.

La transparence des protocoles crypto accuse du retard malgré la hausse des données sur les revenus

La plupart des protocoles de cryptomonnaie génèrent des revenus mesurables, mais peu offrent le niveau de transparence attendu dans les marchés financiers traditionnels, selon une nouvelle recherche de Novora.

L’étude, qui a analysé plus de 150 projets dans des secteurs incluant les échanges décentralisés, les plateformes de prêt et l’infrastructure blockchain, a révélé que 91 % des protocoles disposent de revenus traçables. Toutefois, seule une petite fraction présente ces données d’une manière accessible aux investisseurs.

L’écart le plus marqué concerne la divulgation des accords de tenue de marché. Moins de 1 % des protocoles fournissent une quelconque information sur les accords conclus avec des teneurs de marché, malgré leur influence directe sur la liquidité des tokens et la formation des prix. Ces arrangements impliquent souvent des prêts de tokens, des incitations ou des options pouvant modifier de manière significative les conditions de négociation.

Less Than 1% of Crypto Projects Disclose Market Maker Deals

Un seul protocole dans l’ensemble de données, Meteora, a divulgué publiquement ce type de détails, mettant en évidence ce que le rapport décrit comme un angle mort critique dans l’industrie.

Les constats pointent vers un problème plus général : même si les données existent, la communication ne suit pas. Seulement 3 % des protocoles maintiennent un espace dédié aux relations investisseurs qui consolide les informations financières et opérationnelles. La plupart s’appuient sur des canaux fragmentés tels que des articles de blog, des forums de gouvernance ou les médias sociaux, ce qui rend difficile pour les investisseurs de se faire une vision claire.

Le rapport a aussi examiné l’adoption du Blockworks Token Transparency Framework, un modèle standardisé de divulgation introduit en 2025. Seuls 9 % des protocoles l’ont adopté, avec une participation concentrée au sein d’un petit groupe de projets de finance décentralisée. Aucun grand réseau blockchain de couche 1 ou de couche 2 n’a été trouvé utilisant le cadre.

L’alignement des détenteurs de tokens reste inégal. Environ 38 % des protocoles offrent une forme d’appropriation de valeur, comme le partage de frais, des rachats ou des récompenses de staking. La majorité, 62 %, accorde des droits de gouvernance sans avantages économiques directs : une structure plus fréquente parmi les grands réseaux blockchain que parmi les plateformes orientées trading.

Les différences sectorielles sont nettes. Les protocoles de trading perpétuel sont plus susceptibles de partager des revenus avec les utilisateurs, tandis que les réseaux de couche de base ont tendance à prendre du retard en matière d’offres d’incitations financières liées à la détention de tokens.

Malgré ces insuffisances, l’infrastructure de données sous-jacente est largement en place. La plupart des protocoles sont suivis sur plusieurs plateformes d’analytique, dont Token Terminal, Dune et Defillama, permettant une analyse financière détaillée. Le rapport suggère que le problème n’est pas la disponibilité, mais la présentation.

Connor King, fondateur de Novora, a commenté sur X, en disant : « Les protocoles crypto ne cachent pas leurs fondamentaux. Ils ne parviennent pas à les présenter », ajoutant que « les protocoles qui investissent maintenant dans ce domaine seront ceux que les allocateurs institutionnels pourront financer en premier ».

À mesure que l’intérêt institutionnel pour les actifs numériques augmente, l’absence de divulgation standardisée pourrait devenir une contrainte. Les investisseurs habitués aux marchés traditionnels s’attendent souvent à un reporting clair sur les revenus, la gouvernance et les arrangements contractuels.

L’étude affirme que l’amélioration de la communication aux investisseurs pourrait être une façon peu coûteuse pour les protocoles d’attirer des capitaux. Ceux qui investissent dans des rapports structurés et la transparence pourraient gagner un avantage à mesure que le marché mûrit.

Pour l’instant, le secteur crypto présente un paradoxe : un environnement riche en données, mais limité en clarté. Tant que cet écart ne se résout pas, de nombreux investisseurs continueront à naviguer sur le marché avec des informations incomplètes.

Avertissement : Les informations contenues dans cette page peuvent provenir de tiers et ne représentent pas les points de vue ou les opinions de Gate. Le contenu de cette page est fourni à titre de référence uniquement et ne constitue pas un conseil financier, d'investissement ou juridique. Gate ne garantit pas l'exactitude ou l'exhaustivité des informations et n'est pas responsable des pertes résultant de l'utilisation de ces informations. Les investissements en actifs virtuels comportent des risques élevés et sont soumis à une forte volatilité des prix. Vous pouvez perdre la totalité du capital investi. Veuillez comprendre pleinement les risques pertinents et prendre des décisions prudentes en fonction de votre propre situation financière et de votre tolérance au risque. Pour plus de détails, veuillez consulter l'avertissement.
Commentaire
0/400
Aucun commentaire