SpaceX cite la pénurie d’eau comme contrainte pour les centres de données dans son dossier d’introduction en bourse

SpaceX a modifié lundi son offre publique initiale pour indiquer que les conditions hydriques — notamment la rareté de l’eau, les réglementations entourant l’eau et la sécheresse — pourraient limiter le développement de centres de données. Ce changement reflète des inquiétudes croissantes chez les entreprises technologiques quant à l’impact que la rareté de l’eau pourrait avoir sur leurs activités. L’utilisation de l’eau est devenue l’un des sujets les plus controversés liés aux centres de données : un récent sondage Gallup a révélé que sept Américains sur 10 s’opposent au développement de centres de données dans leur région, plaçant la rareté de l’eau en tête des préoccupations concernant les ressources.

L’opposition publique atteint 70 % à cause des inquiétudes liées à l’eau

Le sondage Gallup a mis en évidence une forte résistance du public à l’expansion des centres de données, la rareté de l’eau ressortant comme la principale préoccupation en matière de ressources pour les Américains. Face à une opposition de plus en plus vive, certaines entreprises technologiques s’activent pour rassurer le public sur le fait qu’elles traitent le problème de front.

Le refroidissement évaporatif consomme de l’eau fraîche pour gérer la chaleur des serveurs

Les centres de données utilisent principalement de l’eau pour refroidir les racks de serveurs, qui produisent d’énormes quantités de chaleur. Une technique populaire, appelée refroidissement évaporatif, utilise de l’eau fraîche pour absorber la chaleur, puis cette eau est pompée vers des tours de refroidissement où elle s’évapore à l’extérieur. Utiliser davantage d’eau peut permettre de réduire les coûts et les émissions pour les grandes entreprises technologiques en diminuant la puissance nécessaire pour le refroidissement, qui repose sur des pompes énergivores pour remettre l’eau en circulation.

Une installation Google a consommé plus d’un milliard de gallons d’eau en 2024

L’empreinte hydrique du refroidissement évaporatif peut être considérable. Le site de Google à Council Bluffs, dans l’Iowa, qui utilise ce type de refroidissement, a consommé plus d’un milliard de gallons en 2024. Le Lawrence Berkeley National Laboratory a prédit, dans un rapport de 2024, que les centres de données hyperscale pourraient consommer jusqu’à 33 milliards de gallons d’eau d’ici 2030 s’ils s’appuyaient fortement sur le refroidissement évaporatif. Ce niveau de consommation est comparable, voire inférieur, à celui d’autres secteurs très consommateurs d’eau, comme l’agriculture ou le pétrole et le gaz : un seul puits fracturé peut utiliser de 1,5 à 16 millions de gallons d’eau. Toutefois, cette consommation représente un risque dans les régions où l’eau est déjà rare, en particulier en été, lorsque les besoins de refroidissement des centres de données ont tendance à exploser au même moment que l’usage municipal d’eau.

Les experts avertissent que la gestion de l’eau exige une approche régionale

« L’eau est une question très locale, très régionale », explique Shaolei Ren, professeur de génie à l’UC Riverside. « C’est une ressource limitée, et nous devons la gérer avec beaucoup de précaution. »

FAQ

Que a déclaré SpaceX concernant les conditions hydriques dans son dossier d’IPO ? SpaceX a modifié lundi son offre publique initiale pour indiquer que les conditions hydriques — notamment la rareté de l’eau, les réglementations entourant l’eau et la sécheresse — pourraient limiter le développement de centres de données.

Quelle quantité d’eau le centre de données de l’Iowa de Google a-t-il consommée en 2024 ? Le site de Google à Council Bluffs, dans l’Iowa, qui utilise le refroidissement évaporatif, a consommé plus d’un milliard de gallons en 2024.

Quelle est la consommation d’eau prévue pour les centres de données hyperscale d’ici 2030 ? Le Lawrence Berkeley National Laboratory a prédit, dans un rapport de 2024, que les centres de données hyperscale pourraient consommer jusqu’à 33 milliards de gallons d’eau d’ici 2030 s’ils s’appuyaient fortement sur le refroidissement évaporatif.

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