
Le Bureau of Industry and Security (BIS) des États-Unis a publié, le 31 mai, de nouvelles directives exigeant d’obtenir une licence d’exportation lors de la vente de puces IA avancées à des acheteurs étrangers dont la société mère finale est située en Chine. Les produits concernés incluent les séries Rubin et Blackwell de Nvidia ainsi que les accélérateurs MI350x d’AMD. Ces directives visent à clarifier les modalités d’application, et non à interdire totalement : les produits déjà expédiés restent sous la garde des clients.
Exigences techniques confirmées des nouvelles directives du BIS
Le cœur des nouvelles directives est le suivant : pour les acheteurs dont la société mère finale est située en Chine, l’achat de puces IA avancées nécessite de détenir une licence d’exportation ; le périmètre de la vérification réglementaire passe du pays de destination à la nationalité de la société mère finale. Les exportateurs doivent vérifier la société mère finale de chaque acheteur, et pas seulement le pays de destination ; les distributeurs et les fournisseurs de services cloud sont soumis à des normes plus élevées de vérification d’identité des clients. Ce changement répond aux règles de contrôle mises en place précédemment par la Chine concernant l’exportation de semi-conducteurs avancés.
Cas confirmés pendant la période de vide d’application
Des acteurs du secteur ont déclaré à Reuters qu’au cours d’une période de vide d’application de plus d’un an, des centaines de milliers de puces avancées auraient été acheminées vers des entreprises à capitaux chinois à l’étranger ; Singapour et la Malaisie seraient soupçonnées d’être l’un des principaux hubs de transfert de puces. Les procureurs fédéraux américains avaient auparavant engagé des poursuites contre un opérateur d’un réseau de contrebande de GPU impliqué dans un montant pouvant atteindre 2,5 milliards de dollars, et le mode de transfert du dossier serait lié aux circuits susmentionnés.
Données financières confirmées de Nvidia
Nvidia confirme que, pour le 1er trimestre de l’exercice 2027, les expéditions de Data Center Hopper vers la Chine sont nulles (contre 4,6 milliards de dollars au même trimestre de l’exercice précédent). Malgré l’arrêt des expéditions vers la Chine, dopées par la demande liée à Blackwell 300, les revenus totaux des centres de données de Nvidia atteignent tout de même un record historique de 75,2 milliards de dollars.
Questions fréquentes
Les directives du BIS interdisent-elles totalement l’exportation de puces IA ou élargissent-elles les exigences de licence ?
D’après les directives du BIS, il s’agit d’une clarification et d’un élargissement des exigences de licence, et non d’une interdiction totale. Les ventes autorisées de puces de gamme inférieure peuvent continuer selon les modalités existantes ; les produits déjà expédiés restent sous la garde des clients. Le point central des nouvelles règles est que la vente, à des acheteurs étrangers dont la société mère finale est située en Chine, de puces IA avancées nécessite d’obtenir un permis.
Quelles références de puces ces directives visent-elles précisément ?
Les produits concernés incluent la série Rubin de Nvidia, la série Blackwell, ainsi que les accélérateurs MI350x d’AMD : tous relèvent de puces IA avancées de haut niveau.
Durant la période d’un an de vide d’application, quelle est l’estimation de l’ampleur de l’arrivée des puces vers des entreprises à capitaux chinois ?
Des acteurs du secteur ont déclaré à Reuters que l’estimation porte sur des centaines de milliers de puces avancées acheminées vers des entreprises à capitaux chinois à l’étranger durant cette période ; Singapour et la Malaisie seraient soupçonnées d’être l’un des principaux hubs de transfert.