Reuters Exclusif : TSL développe en secret un tout nouveau petit SUV. La longueur du véhicule ne mesure que 4,28 mètres, et les coûts de production seraient inférieurs d’au moins 20% par rapport au Model Y avec une mise à jour. Les codes NV91/NV93. Le plan prévoit d’abord une production en série en Chine, avec une mise en ligne au plus tôt à la mi-2026. En interne, ce véhicule est positionné comme « conduite autonome mais en conservant l’option de conduite humaine », tout en visant deux trajectoires : le marché grand public et la vision de la conduite autonome.
(Contexte : Musk passe à la vitesse supérieure ! TSL publie un nouveau modèle « Model Y L », axé sur la voiture familiale à six places, disponible cet automne)
(Ajout de contexte : JPMorgan prône baissier sur TSL avant ses résultats : prix cible de 145 USD).
TSL développe discrètement un tout nouveau petit SUV. D’après les informations exclusives obtenues par Reuters, le véhicule porte le code NV91 ou NV93, et il s’agit du même projet que la « voiture électrique à 25,000 dollars » évoquée à plusieurs reprises par Elon Musk auparavant.
La longueur est de 4,28 mètres, soit exactement 0,5 mètre de moins que les 4,78 mètres du Model Y actuel. Ce n’est pas une mise à jour de Model 3 ou Model Y : il s’agit d’une toute nouvelle architecture, avec un objectif de coûts de production inférieur d’au moins 20% à celui du Model Y mis à jour.
En février 2024, Elon Musk a annoncé soudainement l’annulation du projet de voiture électrique abordable, en allouant toutes les ressources au Robotaxi (Cybercab) et au robot humanoïde Optimus, ce qui a surpris le marché. Désormais, cette décision semble être discrètement remise en cause.
Selon des sources proches de Reuters, TSL a récemment contacté plusieurs fournisseurs pour discuter des détails. Le projet en question en est actuellement au stade des tests de validation (validation testing), avec un calendrier de mise en production en série au plus tôt à la mi-2026, mais il est aussi possible que cela soit plus tard.
Un employé de TSL a indiqué que le positionnement interne de ce véhicule est « conduite autonome, mais en proposant une option de conduite humaine ». Cela signifie qu’il ne s’agit pas simplement d’une voiture de trajet pour petit budget, mais d’un produit prévu pour ménager de la place à l’écosystème de conduite autonome.
Le plan de production se déroule en trois phases : d’abord lancer la production dans les usines en Chine, puis étendre ensuite les ventes aux États-Unis et en Europe. Les passionnés automobiles à Taïwan risquent d’attendre longtemps. Et sur le marché des voitures électriques en Chine, la concurrence est déjà entrée dans une phase extrêmement intense : des marques locales comme BYD continuent de faire pression sur TSL dans les segments à bas prix.
Les livraisons de TSL sur le T1 2026 continuent de subir une pression. JPMorgan a déjà abaissé le prix cible à 145 USD. En parallèle, le Cybercab est actuellement évalué à environ 30,000 USD ; il prépare en ce moment la mise en production à l’usine Super Factory du Texas. Elon Musk, lui, a déclaré à Davos que le Robotaxi serait « généralisé aux États-Unis » d’ici la fin 2026.
Si ce petit SUV est lancé comme prévu, il viendrait combler la tranche de prix sous le Cybercab et permettrait aussi, dans le déploiement sur le marché grand public, de rester au-dessus.
La plus grande interrogation du marché est de savoir si TSL va fabriquer une voiture abordable, ou continuer de foncer vers la conduite autonome. Selon les sources de Reuters et des employés en interne, ce véhicule est conçu pour servir les deux objectifs en même temps.
Autrement dit, c’est un produit de transition destiné à la période avant la production en série du Cybercab version conduite autonome, et aussi une solution pour stabiliser les volumes de ventes.