Les sénateurs américains superviseront l'enquête du Département de la Justice sur Binance en raison de préoccupations concernant l'évasion des sanctions contre l'Iran via des transactions cryptographiques.
Binance fait face à de nouvelles investigations après des rapports affirmant que des groupes liés à l'Iran auraient pu utiliser la plateforme pour contourner les sanctions américaines.
L'enquête exerce une pression supplémentaire sur Binance, qui a déjà payé une amende de 4,3 milliards de dollars pour des violations de lutte contre le blanchiment d'argent.
Trois sénateurs démocrates déclarent qu'ils superviseront une enquête rapportée du Département de la Justice impliquant la plateforme d'échange de cryptomonnaies Binance. Les législateurs veulent s'assurer que les autorités examinent d'éventuelles violations de sanctions liées à l'Iran. La demande fait suite à un rapport indiquant que des entités iraniennes auraient pu utiliser la plateforme pour contourner les restrictions. Cette démarche marque un renouveau de l'attention portée à la plus grande plateforme de cryptomonnaies au monde.
Les démocrates superviseront l'enquête du DOJ sur Binance, selon des rapports
Des législateurs démocrates intensifient leur surveillance alors que le Département de la Justice envisage une enquête sur la gestion par Binance des sanctions liées à l'Iran. Dans une déclaration conjointe, les sénateurs Chris Van Hollen, El…https://t.co/F6Lc0cPSH2
— Crypto Breaking News (@CryptoBreakNews) 13 mars 2026
Les sénateurs Chris Van Hollen, Elizabeth Warren et Ruben Gallego ont publié une déclaration conjointe jeudi. Ils ont indiqué qu'ils suivraient de près les actions du Département de la Justice. Les sénateurs souhaitent confirmer que les enquêteurs prennent l'affaire au sérieux. Ils ont également souligné que les autorités doivent tenir la société responsable si des violations ont été commises.
Ce développement fait suite à un rapport publié par le Wall Street Journal. Le rapport citait des sources proches de la situation. Selon la publication, le Département de la Justice examine si des acteurs iraniens ont utilisé Binance pour échapper aux sanctions américaines. L'activité alléguée pourrait impliquer des entités liées au gouvernement iranien et à des groupes affiliés.
Les législateurs ont soutenu que la plateforme a déjà privilégié la croissance au détriment de la conformité réglementaire. Ils ont également exprimé des préoccupations concernant des actions d'application de la loi antérieures impliquant la plateforme. De plus, ils ont averti que des violations de sanctions pourraient indirectement soutenir des groupes liés à l'Iran.
Les sénateurs ont récemment contacté des hauts responsables américains à ce sujet. Le mois dernier, ils ont écrit au secrétaire du Trésor Scott Bessent et à la procureure générale Pam Bondi. Leur demande sollicitait que ces responsables enquêtent sur les préoccupations concernant des transactions liées à l'Iran. Les législateurs estiment que les autorités doivent examiner comment ces fonds pourraient circuler via des plateformes cryptographiques mondiales.
Par ailleurs, le Département de la Justice n'a pas confirmé publiquement l'enquête rapportée. Cependant, la pression politique autour de la conformité des cryptomonnaies continue de croître. Plusieurs législateurs soutiennent que les plateformes d'actifs numériques doivent renforcer leurs outils de surveillance. Ils souhaitent également une application plus stricte des sanctions dans l'industrie.
En même temps, Binance a déclaré qu'il n'était au courant d'aucune enquête. La plateforme a indiqué qu'elle collaborait avec les autorités pour examiner les faits chaque fois que des préoccupations surgissent. La société a également maintenu qu'elle respecte les normes de conformité applicables.
Binance a également lancé une action en justice contre le Wall Street Journal cette semaine. La société a déposé une plainte pour diffamation liée à un rapport publié en février. Cet article affirmait que la plateforme avait licencié des employés ayant signalé des transactions suspectes liées à des entités iraniennes sanctionnées.
Le rapport prétendait que ces transactions impliquaient environ un milliard de dollars en activité cryptographique. Les entités concernées comprendraient des groupes liés aux Houthis du Yémen et au Corps des Gardiens de la Révolution islamique d'Iran. Binance a nié ces allégations et a déclaré n'avoir jamais interrompu ses enquêtes internes concernant cette activité.
La plateforme a soutenu que le rapport contenait des informations inexactes sur ses procédures de conformité. Par conséquent, la plainte vise à contester les affirmations faites dans l'article. Cette action en justice ajoute une nouvelle couche au différend en cours entre la société et le journal.
Les préoccupations actuelles interviennent après que Binance ait déjà fait face à une importante action de la part des autorités américaines. En novembre 2023, la société a plaidé coupable de violations des lois anti-blanchiment et de sanctions. Binance a accepté de payer un règlement record de 4,3 milliards de dollars. La plateforme a également accepté une surveillance pendant plusieurs années sous contrôle américain.
L'ancien PDG de Binance, Changpeng Zhao, a également été inculpé. Il a plaidé coupable d'une infraction liée au blanchiment d'argent dans le cadre de l'enquête. Les autorités l'ont ensuite condamné à quatre mois de prison en 2024. En octobre, le président américain Donald Trump a accordé à Zhao une grâce présidentielle.