La Maison-Blanche fait pression cette semaine sur les sénateurs démocrates afin qu’ils acceptent un nouvel accord d’éthique récemment négocié, couvrant les intérêts du président Trump et de sa famille dans des actifs numériques, comme condition pour faire avancer la loi CLARITY, qui exige 60 voix au Sénat pour surmonter des obstacles procéduraux. L’administration présente cet accord comme une importante concession de la part de Trump, dont les activités crypto ont constitué le principal frein à l’obtention d’un soutien bipartisan. Toutefois, l’accord n’a pas été publié publiquement et les responsables démocrates n’ont pas examiné le texte final, ce qui alimente les doutes quant à son caractère contraignant.
Les démocrates ont exigé des restrictions empêchant le président, les hauts responsables et leurs familles d’émettre, de promouvoir ou de tirer profit d’actifs numériques pendant leur mandat. Des informations indiquent que le compromis s’appliquerait directement au président, avec une mise en œuvre par le Département de la Justice, même si des critiques s’inquiètent de l’indépendance du DOJ si les procureurs généraux des États se voient refuser l’autorité. La loi CLARITY répartirait la supervision des actifs numériques entre la SEC et la CFTC, la CFTC obtenant une autorité principale sur les marchés spot des crypto-actifs remplissant les conditions définies pour être qualifiés de matières premières numériques.