Récemment, une série de décisions changeantes d’un pays concernant des projets d’infrastructures majeures reflète une adaptation rationnelle des pays en développement face à la réalité.
Un projet de ligne à grande vitesse Nord-Sud, autrefois planifié, a connu de grands bouleversements en seulement deux semaines. Un groupe d’entreprises de premier plan, après avoir conclu un accord avec un partenaire européen, a annoncé son retrait du projet en seulement 8 jours. Les raisons derrière cela sont intrigantes.
Le coût total du projet s’élève à 67 milliards de dollars, ce qui représente 86 % des recettes fiscales annuelles locales. Ce groupe d’entreprises n’était prêt à prendre en charge que 20 % de cette somme, espérant que le gouvernement couvrirait les 53,6 milliards de dollars restants, tout en demandant un prêt sans intérêt sur 35 ans. Le département des finances local a immédiatement rejeté cette proposition, soulignant que cette structure de risque ne respectait pas les principes fondamentaux du partenariat public-privé et pourrait menacer la notation de crédit du pays.
Les difficultés financières ne sont qu’en surface, le véritable problème réside dans les obstacles techniques. La construction de la ligne à grande vitesse implique une intégration complexe de systèmes de génie civil, véhicules, signalisation et exploitation, et la technologie du partenaire européen n’était pas aussi ouverte que prévu. Bien qu’ils participent à la conception technique, certains composants clés doivent encore être importés.
Ce qui est encore plus critique, c’est le problème d’adaptation géologique. La ligne de 1541 kilomètres doit traverser divers terrains complexes : le karst dans le nord, des tunnels dans les montagnes du centre, et un delta de sols meubles dans le sud. La côte doit également faire face à la corrosion saline et aux typhons. L’expérience européenne en matière de construction de lignes à grande vitesse est principalement limitée aux zones tempérées ; dans des environnements géologiques tropicaux, la technologie ne s’adapte pas bien, et le coût par kilomètre dépasse de plus de deux fois celui de projets similaires.
Les études de faisabilité économique sont encore plus lucides. Après sa mise en service, le trajet prendrait 5 heures, avec un tarif supérieur à 700 yuans pour assurer la rentabilité. Cependant, pour la même distance entre deux villes, un vol ne dure que 2 heures, avec un prix encore plus bas. Selon les estimations internes du groupe, sur une période de 30 ans, le revenu annuel moyen serait de 5,6 milliards de dollars, tandis que les coûts opérationnels quotidiens atteindraient 4,2 milliards, sans parler des intérêts sur la dette et de l’amortissement des équipements. La viabilité économique est donc évidente.
Ce n’est pas un cas isolé. Dès 2006, le pays avait déjà discuté d’un projet similaire avec le Japon. Le rapport de faisabilité japonais, à un prix exorbitant de 55,8 milliards de dollars, avait choqué. Au cours des négociations de plus de dix ans, le projet a été modifié à plusieurs reprises, le budget n’a fait qu’augmenter, sans jamais aboutir. La tentative de coopération avec l’Europe cette fois visait à diversifier les risques, mais elle a échoué à cause des barrières financières et technologiques.
Après l’impasse, plusieurs entreprises concurrentes manquent soit de capacités techniques concrètes, soit continuent à dépendre de prêts gouvernementaux avec un effet de levier élevé. Peu d’acteurs sont réellement capables de reprendre le projet.
Une percée est apparue. La partie locale a commencé à ajuster sa position, déclarant qu’elle n’insisterait plus sur la « transfert de technologie » comme condition, pourvu que le projet soit réalisé dans les délais et qu’une équipe professionnelle participe tout au long du processus. Ce changement reflète une prise de conscience claire des capacités techniques et des réalités économiques.
Un facteur clé est la tendance générale à l’interconnexion régionale. Plusieurs corridors ferroviaires internationaux proches sont déjà en construction ou en projet, utilisant tous des normes techniques uniformes. Si le nouveau projet adopte une solution compatible, il pourra s’intégrer sans couture dans un réseau régional plus vaste, permettant un trajet direct entre grandes villes et pays voisins, voire plus loin, avec une efficacité logistique accrue. À l’inverse, l’utilisation de normes différentes entraînerait une augmentation des coûts, notamment pour le changement de locomotive ou les contrôles manuels.
La décision de Vietnam est en fait une nouvelle étape de 20 ans de rêve de train à grande vitesse, alignée avec ses capacités réelles. Tenter de diversifier ses partenaires pour équilibrer les risques a finalement conduit à une impasse. Le Vietnam comprend désormais que les grands projets d’infrastructures ne sont pas une simple vitrine politique : sans une capacité financière et technologique propre, même la plus belle des visions reste une illusion.
Actuellement, la coopération transfrontalière en matière de rail progresse concrètement. Un projet de chemin de fer à voie standard a déjà commencé sa construction, avec une équipe technique impliquée tout au long du processus. Abandonner les illusions et opter pour une coopération pragmatique pourrait être la seule voie pour sortir de cette crise.
Ce cas est un avertissement pour les pays en développement : la construction d’infrastructures majeures ne peut jamais se réaliser par la seule imagination. Trouver des partenaires fiables est plus important que toute considération politique.
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DeFiVeteran
· 01-07 01:16
Honnêtement, c'est le genre de rêve qui paraît beau en théorie mais très difficile à réaliser en réalité. 67 milliards de dollars pour faire obéir les Européens à la technologie ? Rêveur.
Dès qu'ils voient ces conditions géologiques, ils paniquent, le coût double à cause du décalage entre la terrain et le climat, et tu veux encore que le gouvernement garantisse tout ? Le ministère des Finances a bien fait de refuser.
La réalité la plus concrète, c'est cette phrase — en dehors de la capacité financière et de la base technologique propres, même le plus beau des plans n'est qu'une illusion. Les pays en développement devraient en tenir compte.
Attends, comment se fait-il qu'on parle encore des 55,8 milliards de dollars pour l'étude de faisabilité du projet japonais… Qui a fixé ce prix ? C'est du vol.
Il faut vraiment chercher des partenaires fiables, ne pas faire n'importe quoi.
Web3, c'est pareil, trop de projets qui font des bulles, manquent de bases solides.
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GateUser-6bc33122
· 01-06 21:02
Honnêtement, ce projet de train à grande vitesse est typique d'avoir de grands rêves mais peu de réalisme, une illusion qui se brise directement face à la réalité.
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Le gros gâteau de 670 milliards de dollars, et ils veulent en prendre seulement 20 %, qui peut supporter ça ?
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Les partenaires européens ne sont pas totalement ouverts sur la technologie, on dirait qu'ils viennent juste pour couper une part du gâteau.
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Ce qui peut être fait en deux heures en avion, ton train à grande vitesse mettra cinq heures et coûtera 700 yuans, qui achète ce billet...
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20 ans de rêve qui se sont soldés par un échec, mais cette fois, on voit enfin clair, c'est bien mieux que de continuer à faire n'importe quoi.
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Il aurait dû reconnaître ses propres capacités plus tôt, car même le meilleur plan reste une simple théorie sans argent réel.
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Le plan japonais de 558 milliards... c'est vraiment une demande exorbitante, pas étonnant qu'ils aient traîné autant de temps.
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Je pense que ce changement vers une coopération pragmatique est plutôt intelligent, c'est mieux que de continuer à foncer dans le mur.
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SnapshotDayLaborer
· 01-06 02:24
En résumé, c'est juste une pensée excessive, ils n'ont pas encore bien compris leur propre situation mais doivent quand même s'attaquer au train à grande vitesse, et au final, c'est le chaos total.
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LiquidityWizard
· 01-04 06:46
670 milliards de dollars de rêves brisés, en réalité c'était une surestimation de ses propres muscles...
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Haha, 20 ans d'obsession qui finissent par céder face à la réalité, c'est ça apprendre à protéger le marché pour les韭菜
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Attends, 700 yuans en 5 heures et il faut aussi rivaliser avec l'avion ? Ce modèle commercial est un peu absurde
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Il aurait dû le comprendre plus tôt, dépenser de l'argent ne garantit pas la construction d'un TGV, cette méthode a été essayée par chaque pays
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Les Européens ne s'adaptent pas haha, le terrain tropical fait doubler les coûts, le transfert de technologie n'est pas non plus prêt à être donné
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Travailler de manière pragmatique, ces quatre mots semblent simples, mais combien peuvent vraiment laisser tomber leurs obsessions...
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De 55,8 milliards au Japon à cette série en Europe, c'est juste payer des frais de scolarité, même avec plusieurs partenaires, ça n'a toujours pas marché
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Honnêtement, le gouvernement doit tenir bon, il ne faut pas que les entreprises transfèrent tout le risque aux contribuables
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La compatibilité est vraiment importante, un réseau de TGV isolé n'a aucune valeur
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MevShadowranger
· 01-04 06:34
Ha C’est du réalisme, le rêve du train à grande vitesse qui souffle depuis 20 ans s’est enfin réveillé
Pour être franc, j’ai voulu vider les gants du loup blanc mais j’ai échoué
Il n’y a pas assez d’argent, la technologie n’est pas bonne, et le terrain reste compliqué... Cette combinaison de compétences est incroyable
67 milliards de dollars, c’est 86 % du budget annuel ? Je dois dire que cette idée de financement est scandaleuse
Vous pensez encore au transfert de technologie par les Européens ? Et le rêve... C’est bon pour les gens de vendre vos produits
Raisonnable, lâcher prise sur l’obsession et choisir des solutions pratiques est le roi, ce qui est bien plus fiable que tout nationalisme technique
Il y a 20 ans, je négociais encore avec le Japon le plan à 55,8 milliards, et je l’ai vraiment accepté, et le coût en temps des tourne-retournements répétés était le plus coûteux
La compatibilité régionale est effectivement un facteur à considérer, sinon changer la tête de voie sera plus pénible
L’essentiel est de comprendre enfin que l’infrastructure n’est pas un spectacle politique, elle dépend de la capacité financière et des bases techniques, sinon c’est de l’exaltation personnelle
Il vaut mieux faire des progrès substantiels que de continuer à tromper encore et encore, au moins l’attitude est juste
C’est assez magique, c’est juste pour trouver un partenaire fiable, ce qui est vraiment incroyable
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fomo_fighter
· 01-04 06:30
J’ai rêvé pendant 20 ans, mais il faut revenir à la réalité
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Un trou de 67 milliards de dollars, si le gouvernement ne porte pas cette responsabilité, je suis impressionné
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Le problème, c’est que les Européens ne sont pas si ouverts technologiquement, tu veux profiter gratuitement du transfert ? Rêveur
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700 yuans pour 5 heures vs un billet d’avion pas cher pour 2 heures, qui calcule ça proprement ?
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L’offre de 55,8 milliards de yens du Japon m’a fait rire directement, ce ne sont que des stratégies
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Lâcher ses obsessions et opter pour la pragmatique, c’est plus facile à dire, l’image politique est la plus précieuse
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Se lancer dans des conditions géologiques inadaptées, c’est vraiment se piéger soi-même
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Enfin un gouvernement qui ose dire non, ce n’est pas facile
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Plutôt que de dépenser de l’argent pour rêver d’un grand pays illusoire, il vaut mieux s’intégrer solidement au réseau régional
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Le rêve de 20 ans de train à grande vitesse brisé en un jour, combien c’est embarrassant
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DefiPlaybook
· 01-04 06:29
Ce n'est pas autre chose que l'histoire de la liquidation en cas de levier élevé, une liquidation version infrastructure... Avec un ratio de levier de 67 milliards de dollars, ils veulent encore un prêt à taux zéro, c'est vraiment absurde.
Honnêtement, c'est le même genre que ces protocoles DeFi qui promettent "APY élevé, risque faible", ils finissent toujours en faillite.
Le problème, c'est qu'ils n'ont pas compris leur capacité de charge, cette fois c'est une leçon à retenir.
Je me rappelle de cette stratégie de financement de certains projets, toujours de belles promesses accompagnées de données falsifiées.
Tout le monde sait que le transfert de risque n'est pas possible, il ne peut qu'être transféré au suivant. Le gouvernement a été intelligent cette fois, il n'a pas pris cette partie.
Après 20 ans de rêves, il faut revenir à la réalité, il n'y a pas de dépassement par la voie rapide, il faut avancer étape par étape.
Ce genre de scénario se joue tous les jours sur la chaîne, derrière des rendements élevés se cachent toujours des risques élevés, sans exception.
Récemment, une série de décisions changeantes d’un pays concernant des projets d’infrastructures majeures reflète une adaptation rationnelle des pays en développement face à la réalité.
Un projet de ligne à grande vitesse Nord-Sud, autrefois planifié, a connu de grands bouleversements en seulement deux semaines. Un groupe d’entreprises de premier plan, après avoir conclu un accord avec un partenaire européen, a annoncé son retrait du projet en seulement 8 jours. Les raisons derrière cela sont intrigantes.
Le coût total du projet s’élève à 67 milliards de dollars, ce qui représente 86 % des recettes fiscales annuelles locales. Ce groupe d’entreprises n’était prêt à prendre en charge que 20 % de cette somme, espérant que le gouvernement couvrirait les 53,6 milliards de dollars restants, tout en demandant un prêt sans intérêt sur 35 ans. Le département des finances local a immédiatement rejeté cette proposition, soulignant que cette structure de risque ne respectait pas les principes fondamentaux du partenariat public-privé et pourrait menacer la notation de crédit du pays.
Les difficultés financières ne sont qu’en surface, le véritable problème réside dans les obstacles techniques. La construction de la ligne à grande vitesse implique une intégration complexe de systèmes de génie civil, véhicules, signalisation et exploitation, et la technologie du partenaire européen n’était pas aussi ouverte que prévu. Bien qu’ils participent à la conception technique, certains composants clés doivent encore être importés.
Ce qui est encore plus critique, c’est le problème d’adaptation géologique. La ligne de 1541 kilomètres doit traverser divers terrains complexes : le karst dans le nord, des tunnels dans les montagnes du centre, et un delta de sols meubles dans le sud. La côte doit également faire face à la corrosion saline et aux typhons. L’expérience européenne en matière de construction de lignes à grande vitesse est principalement limitée aux zones tempérées ; dans des environnements géologiques tropicaux, la technologie ne s’adapte pas bien, et le coût par kilomètre dépasse de plus de deux fois celui de projets similaires.
Les études de faisabilité économique sont encore plus lucides. Après sa mise en service, le trajet prendrait 5 heures, avec un tarif supérieur à 700 yuans pour assurer la rentabilité. Cependant, pour la même distance entre deux villes, un vol ne dure que 2 heures, avec un prix encore plus bas. Selon les estimations internes du groupe, sur une période de 30 ans, le revenu annuel moyen serait de 5,6 milliards de dollars, tandis que les coûts opérationnels quotidiens atteindraient 4,2 milliards, sans parler des intérêts sur la dette et de l’amortissement des équipements. La viabilité économique est donc évidente.
Ce n’est pas un cas isolé. Dès 2006, le pays avait déjà discuté d’un projet similaire avec le Japon. Le rapport de faisabilité japonais, à un prix exorbitant de 55,8 milliards de dollars, avait choqué. Au cours des négociations de plus de dix ans, le projet a été modifié à plusieurs reprises, le budget n’a fait qu’augmenter, sans jamais aboutir. La tentative de coopération avec l’Europe cette fois visait à diversifier les risques, mais elle a échoué à cause des barrières financières et technologiques.
Après l’impasse, plusieurs entreprises concurrentes manquent soit de capacités techniques concrètes, soit continuent à dépendre de prêts gouvernementaux avec un effet de levier élevé. Peu d’acteurs sont réellement capables de reprendre le projet.
Une percée est apparue. La partie locale a commencé à ajuster sa position, déclarant qu’elle n’insisterait plus sur la « transfert de technologie » comme condition, pourvu que le projet soit réalisé dans les délais et qu’une équipe professionnelle participe tout au long du processus. Ce changement reflète une prise de conscience claire des capacités techniques et des réalités économiques.
Un facteur clé est la tendance générale à l’interconnexion régionale. Plusieurs corridors ferroviaires internationaux proches sont déjà en construction ou en projet, utilisant tous des normes techniques uniformes. Si le nouveau projet adopte une solution compatible, il pourra s’intégrer sans couture dans un réseau régional plus vaste, permettant un trajet direct entre grandes villes et pays voisins, voire plus loin, avec une efficacité logistique accrue. À l’inverse, l’utilisation de normes différentes entraînerait une augmentation des coûts, notamment pour le changement de locomotive ou les contrôles manuels.
La décision de Vietnam est en fait une nouvelle étape de 20 ans de rêve de train à grande vitesse, alignée avec ses capacités réelles. Tenter de diversifier ses partenaires pour équilibrer les risques a finalement conduit à une impasse. Le Vietnam comprend désormais que les grands projets d’infrastructures ne sont pas une simple vitrine politique : sans une capacité financière et technologique propre, même la plus belle des visions reste une illusion.
Actuellement, la coopération transfrontalière en matière de rail progresse concrètement. Un projet de chemin de fer à voie standard a déjà commencé sa construction, avec une équipe technique impliquée tout au long du processus. Abandonner les illusions et opter pour une coopération pragmatique pourrait être la seule voie pour sortir de cette crise.
Ce cas est un avertissement pour les pays en développement : la construction d’infrastructures majeures ne peut jamais se réaliser par la seule imagination. Trouver des partenaires fiables est plus important que toute considération politique.