La montée historique de l’or en 2025 : débuts et étapes cruciales
Le métal précieux a connu en 2025 un mouvement historique inoubliable, franchissant des niveaux de prix jamais vus auparavant. Le prix a atteint un sommet de 4381,44 dollars l’once le 20 octobre 2025, avant de reculer vers 4065 dollars à la fin novembre. Ces mouvements violents n’étaient pas aléatoires, mais reflétaient directement des changements radicaux dans l’environnement économique et politique mondial.
Le prix moyen de l’or en 2025 s’est élevé à 3455 dollars l’once, reflétant une valeur moyenne bien supérieure à celle des années précédentes. Cette hausse a été portée par une vague d’incertitude économique et par la crainte des investisseurs d’un ralentissement de la croissance, ce qui a poussé d’importants capitaux vers des refuges traditionnels.
Les principaux facteurs moteurs de la hausse du prix de l’or
Demande d’investissement : la véritable force motrice
Les données du Conseil mondial de l’or révèlent une croissance énorme de la demande d’investissement. Au seul deuxième trimestre 2025, la demande mondiale totale a atteint 1249 tonnes, en hausse de 3 % par an, mais avec une valeur atteignant 132 milliards de dollars, en hausse de 45 %.
Le premier trimestre 2025 a enregistré un autre record avec 1206 tonnes — le plus haut niveau depuis 2016. Les prix de l’or ont augmenté d’environ 38 % par rapport à la même période de l’année précédente, où la moyenne trimestrielle était alors de 2860 dollars l’once.
Les fonds négociés en bourse (ETFs) en or ont connu une injection record de capitaux. Les actifs sous gestion ont atteint 472 milliards de dollars, et les avoirs totaux ont augmenté à 3838 tonnes, en hausse de 6 % par rapport au trimestre précédent, portant le métal à des niveaux très proches du sommet historique de 3929 tonnes.
En termes de répartition géographique, l’Amérique du Nord a dominé la demande avec 345,7 tonnes, suivie par l’Europe avec 148,4 tonnes, puis l’Asie avec 117,8 tonnes. Cette répartition reflète la confiance des investisseurs occidentaux et asiatiques dans l’or comme outil de protection.
Environ 28 % des nouveaux investisseurs sur les marchés avancés ont ajouté de l’or à leur portefeuille pour la première fois l’année dernière, motivés par des prévisions de prix haussières et une large couverture médiatique.
Achats des banques centrales : un soutien continu
Les banques centrales du monde entier n’ont pas cessé d’accroître leurs réserves d’or. Au premier trimestre 2025, elles ont ajouté 244 tonnes, soit environ 24 % de plus que la moyenne trimestrielle des cinq dernières années.
Les statistiques actuelles indiquent que 44 % des banques centrales mondiales gèrent désormais des réserves d’or, contre seulement 37 % en 2024 — une hausse notable traduisant une volonté accrue de diversification des actifs hors du dollar américain.
La Chine, la Turquie et l’Inde ont mené la vague d’achats. La Banque populaire de Chine a ajouté seule plus de 65 tonnes, poursuivant cette expansion pour le 22e mois consécutif. La Turquie a porté ses réserves à plus de 600 tonnes.
Il est prévu que les achats des banques centrales restent le principal moteur de la demande jusqu’à la fin de 2026, notamment sur les marchés émergents qui cherchent à protéger leurs monnaies contre la volatilité des changes.
Offre : un étranglement persistant
La production minière au premier trimestre 2025 a atteint 856 tonnes — un record, mais avec une légère hausse de seulement 1 % en glissement annuel. L’écart entre la demande croissante et l’offre limitée est devenu plus évident.
L’or recyclé a diminué de 1 % durant la même période. Les détenteurs préfèrent conserver leurs pièces et lingots plutôt que de les vendre, anticipant une poursuite de la hausse — un comportement qui approfondit le déficit d’offre.
Même lorsque les prix ont atteint des niveaux sans précédent, la production n’a pas augmenté proportionnellement. Les coûts d’extraction ont fortement augmenté, avec un coût moyen mondial d’environ 1470 dollars l’once à la mi-2025 — le plus haut depuis une décennie — ce qui limite l’expansion de la production.
Politique monétaire : un soutien inattendu
Décisions de la Réserve fédérale américaine
La Fed a réduit ses taux d’intérêt de 25 points de base à une fourchette de 3,75-4,00 % en octobre 2025 — la deuxième baisse depuis décembre 2024. Le communiqué accompagnant a évoqué la possibilité de nouvelles réductions si le marché du travail se détériorait ou si la croissance ralentissait.
Les prévisions du marché intègrent une réduction supplémentaire de 25 points de base lors de la réunion du 9-10 décembre 2025, ce qui constituerait la troisième baisse depuis le début de l’année. Cette tendance renforce les attentes de hausse du prix de l’or en raison de la relation inverse entre taux d’intérêt et or.
Selon des experts, la Fed pourrait viser un taux d’intérêt d’environ 3,4 % d’ici la fin 2026 dans un scénario modéré. De telles réductions diminueront le coût d’opportunité de l’or, qui ne rapporte pas d’intérêt.
Politiques monétaires mondiales
L’or a été influencé par les politiques des autres banques centrales. La Banque centrale européenne a poursuivi le resserrement pour lutter contre l’inflation, tandis que la Banque du Japon a maintenu une politique accommodante. Cette divergence a créé un environnement favorable qui a renforcé la demande pour les refuges.
Inflation et dettes : l’histoire de la peur
La Banque mondiale estime que le prix de l’or a augmenté de 35 % en 2025, anticipant une légère baisse en 2026 avec la diminution des pressions inflationnistes, mais les prix resteront historiquement élevés.
Le Fonds monétaire international a averti que la dette publique mondiale dépasse 100 % du PIB. Ces niveaux ont suscité des inquiétudes quant à la soutenabilité des politiques financières, poussant les investisseurs vers l’or comme protection contre la perte de pouvoir d’achat.
Le dollar faible et le ralentissement de la croissance dans les économies avancées ont soutenu les prix des matières premières et de l’or en particulier. Environ 42 % des grands fonds spéculatifs ont renforcé leurs positions en or durant le troisième trimestre 2025.
Risques géopolitiques : un carburant supplémentaire
Les conflits commerciaux entre les États-Unis et la Chine, ainsi que les tensions au Moyen-Orient, ont incité les investisseurs à augmenter leur exposition à l’or. L’incertitude géopolitique en 2025 a accru la demande de 7 % en glissement annuel.
Lorsque les tensions autour de Taïwan se sont intensifiées et que les inquiétudes concernant l’approvisionnement en énergie ont augmenté, les prix spot ont dépassé 3400 dollars en juillet 2025. Face à cette incertitude persistante, l’or a continué de monter pour dépasser 4300 dollars en octobre.
Le dollar et les rendements : la relation inverse cruciale
Le dollar américain a reculé d’environ 7,64 % de son sommet début 2025 jusqu’au 21 novembre 2025, sous l’effet des attentes de baisse des taux et du ralentissement de la croissance. Les rendements des obligations américaines à 10 ans ont diminué de 4,6 % au premier trimestre à 4,07 % le 21 novembre.
Ce duo — faiblesse du dollar et baisse des rendements — a renforcé la demande institutionnelle pour l’or. Les analystes de Bank of America prévoient la poursuite de cette tendance pour soutenir les prévisions de 2026, notamment avec des rendements réels proches de 1,2 %.
Prévisions des grandes banques pour l’or en 2026
Les principales institutions financières s’accordent sur une tendance haussière pour l’année, mais avec des différences dans les détails :
HSBC prévoit que l’or atteindra 5000 dollars l’once au premier semestre 2026, avec une moyenne annuelle estimée à 4600 dollars (contre une moyenne de 3455 dollars en 2025).
Bank of America a relevé ses prévisions à 5000 dollars comme sommet potentiel, avec une moyenne de 4400 dollars, mais avertit de corrections à court terme lors de prises de bénéfices.
Goldman Sachs a ajusté sa prévision à 4900 dollars l’once en 2026, en s’appuyant sur de fortes flux vers les fonds en or et des achats continus par les banques centrales.
J.P. Morgan prévoit environ 5055 dollars d’ici mi-2026, avec une moyenne au quatrième trimestre 2025 de 3675 dollars.
La fourchette la plus courante parmi les analystes se situe entre 4800 et 5000 dollars comme sommet potentiel, avec une moyenne oscillant entre 4200 et 4800 dollars pour l’année entière.
Prévisions de l’or pour la région Moyen-Orient
Les banques centrales du Golfe et d’Égypte ont accru leurs réserves à un rythme accéléré. La Banque centrale égyptienne a ajouté une tonne au premier trimestre 2025, et la Banque centrale du Qatar en a ajouté 3 tonnes.
En Égypte : les prévisions de prix indiquent que l’or pourrait atteindre environ 522 580 livres égyptiennes l’once, soit une hausse de 158,46 % par rapport aux prix actuels.
En Arabie saoudite et aux Émirats : si l’on traduit les prévisions mondiales (5000 dollars) avec un taux de change fixe, on pourrait voir des prix autour de 18750 à 19000 riyals saoudiens (taux de change 3,75-3,80), et environ 18375 à 19000 dirhams émiratis.
La correction baissière : risques potentiels
Malgré l’optimisme, HSBC avertit que l’élan haussier pourrait perdre de sa vigueur au second semestre 2026. Une correction vers 4200 dollars est envisageable si les investisseurs prennent leurs bénéfices, mais une chute en dessous de 3800 dollars semble peu probable à moins qu’une grande crise économique ne survienne.
Goldman Sachs indique qu’un maintien des prix au-dessus de 4800 dollars pourrait mettre les marchés à l’épreuve de la « crédibilité des prix », surtout si la demande industrielle faiblit.
Cependant, les analystes de J.P. Morgan et Deutsche Bank s’accordent à dire que l’or a pénétré une nouvelle zone de prix difficile à casser à la baisse grâce à une transformation stratégique dans la perception de l’actif comme investissement à long terme.
Analyse technique : un tableau neutre mais positif
Le prix de l’or a clôturé le 21 novembre 2025 à 4065,01 dollars, après avoir touché ses plus hauts à 4381,44 dollars le 20 octobre. L’or a cassé la ligne de canal haussier quotidienne, mais reste tenu par la ligne de tendance principale.
Niveaux de support et de résistance :
Support solide à 4000 dollars — sa cassure pourrait viser 3800 dollars (Fibonacci 50 %)
Première résistance à 4200 dollars
Deuxième résistance proche de 4400 dollars
Troisième résistance à 4680 dollars
Indicateurs de momentum :
RSI à 50 — reflète une neutralité totale sans tendance claire
MACD — la ligne de signal au-dessus de zéro confirme une tendance haussière générale
Les prévisions techniques privilégient une poursuite de la négociation dans une fourchette latérale inclinée à la hausse entre 4000 et 4220 dollars à court terme, avec une image globale positive tant que le prix reste au-dessus de la ligne de tendance principale.
En résumé : scénarios possibles pour 2026
Si les rendements réels continuent de baisser et que le dollar reste faible, l’or pourrait atteindre de nouveaux sommets historiques proches de 5000 dollars.
En cas de baisse de l’inflation et de retour de la confiance sur les marchés, le métal pourrait entrer dans une phase de stabilité à long terme autour de 4200-4400 dollars.
Le pire scénario — peu probable — impliquerait une crise économique réelle le faisant chuter en dessous de 3800 dollars, mais la banque centrale et les politiques accommodantes devraient généralement l’éviter.
En conclusion, le métal jaune entre en 2026 en position de force historique, et la question n’est pas « va-t-il monter ? » mais « jusqu’où atteindra-t-il ? ».
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Prévisions des prix de l'or 2026 : atteindrons-nous de nouveaux sommets ou assisterons-nous à une correction douloureuse ?
La montée historique de l’or en 2025 : débuts et étapes cruciales
Le métal précieux a connu en 2025 un mouvement historique inoubliable, franchissant des niveaux de prix jamais vus auparavant. Le prix a atteint un sommet de 4381,44 dollars l’once le 20 octobre 2025, avant de reculer vers 4065 dollars à la fin novembre. Ces mouvements violents n’étaient pas aléatoires, mais reflétaient directement des changements radicaux dans l’environnement économique et politique mondial.
Le prix moyen de l’or en 2025 s’est élevé à 3455 dollars l’once, reflétant une valeur moyenne bien supérieure à celle des années précédentes. Cette hausse a été portée par une vague d’incertitude économique et par la crainte des investisseurs d’un ralentissement de la croissance, ce qui a poussé d’importants capitaux vers des refuges traditionnels.
Les principaux facteurs moteurs de la hausse du prix de l’or
Demande d’investissement : la véritable force motrice
Les données du Conseil mondial de l’or révèlent une croissance énorme de la demande d’investissement. Au seul deuxième trimestre 2025, la demande mondiale totale a atteint 1249 tonnes, en hausse de 3 % par an, mais avec une valeur atteignant 132 milliards de dollars, en hausse de 45 %.
Le premier trimestre 2025 a enregistré un autre record avec 1206 tonnes — le plus haut niveau depuis 2016. Les prix de l’or ont augmenté d’environ 38 % par rapport à la même période de l’année précédente, où la moyenne trimestrielle était alors de 2860 dollars l’once.
Les fonds négociés en bourse (ETFs) en or ont connu une injection record de capitaux. Les actifs sous gestion ont atteint 472 milliards de dollars, et les avoirs totaux ont augmenté à 3838 tonnes, en hausse de 6 % par rapport au trimestre précédent, portant le métal à des niveaux très proches du sommet historique de 3929 tonnes.
En termes de répartition géographique, l’Amérique du Nord a dominé la demande avec 345,7 tonnes, suivie par l’Europe avec 148,4 tonnes, puis l’Asie avec 117,8 tonnes. Cette répartition reflète la confiance des investisseurs occidentaux et asiatiques dans l’or comme outil de protection.
Environ 28 % des nouveaux investisseurs sur les marchés avancés ont ajouté de l’or à leur portefeuille pour la première fois l’année dernière, motivés par des prévisions de prix haussières et une large couverture médiatique.
Achats des banques centrales : un soutien continu
Les banques centrales du monde entier n’ont pas cessé d’accroître leurs réserves d’or. Au premier trimestre 2025, elles ont ajouté 244 tonnes, soit environ 24 % de plus que la moyenne trimestrielle des cinq dernières années.
Les statistiques actuelles indiquent que 44 % des banques centrales mondiales gèrent désormais des réserves d’or, contre seulement 37 % en 2024 — une hausse notable traduisant une volonté accrue de diversification des actifs hors du dollar américain.
La Chine, la Turquie et l’Inde ont mené la vague d’achats. La Banque populaire de Chine a ajouté seule plus de 65 tonnes, poursuivant cette expansion pour le 22e mois consécutif. La Turquie a porté ses réserves à plus de 600 tonnes.
Il est prévu que les achats des banques centrales restent le principal moteur de la demande jusqu’à la fin de 2026, notamment sur les marchés émergents qui cherchent à protéger leurs monnaies contre la volatilité des changes.
Offre : un étranglement persistant
La production minière au premier trimestre 2025 a atteint 856 tonnes — un record, mais avec une légère hausse de seulement 1 % en glissement annuel. L’écart entre la demande croissante et l’offre limitée est devenu plus évident.
L’or recyclé a diminué de 1 % durant la même période. Les détenteurs préfèrent conserver leurs pièces et lingots plutôt que de les vendre, anticipant une poursuite de la hausse — un comportement qui approfondit le déficit d’offre.
Même lorsque les prix ont atteint des niveaux sans précédent, la production n’a pas augmenté proportionnellement. Les coûts d’extraction ont fortement augmenté, avec un coût moyen mondial d’environ 1470 dollars l’once à la mi-2025 — le plus haut depuis une décennie — ce qui limite l’expansion de la production.
Politique monétaire : un soutien inattendu
Décisions de la Réserve fédérale américaine
La Fed a réduit ses taux d’intérêt de 25 points de base à une fourchette de 3,75-4,00 % en octobre 2025 — la deuxième baisse depuis décembre 2024. Le communiqué accompagnant a évoqué la possibilité de nouvelles réductions si le marché du travail se détériorait ou si la croissance ralentissait.
Les prévisions du marché intègrent une réduction supplémentaire de 25 points de base lors de la réunion du 9-10 décembre 2025, ce qui constituerait la troisième baisse depuis le début de l’année. Cette tendance renforce les attentes de hausse du prix de l’or en raison de la relation inverse entre taux d’intérêt et or.
Selon des experts, la Fed pourrait viser un taux d’intérêt d’environ 3,4 % d’ici la fin 2026 dans un scénario modéré. De telles réductions diminueront le coût d’opportunité de l’or, qui ne rapporte pas d’intérêt.
Politiques monétaires mondiales
L’or a été influencé par les politiques des autres banques centrales. La Banque centrale européenne a poursuivi le resserrement pour lutter contre l’inflation, tandis que la Banque du Japon a maintenu une politique accommodante. Cette divergence a créé un environnement favorable qui a renforcé la demande pour les refuges.
Inflation et dettes : l’histoire de la peur
La Banque mondiale estime que le prix de l’or a augmenté de 35 % en 2025, anticipant une légère baisse en 2026 avec la diminution des pressions inflationnistes, mais les prix resteront historiquement élevés.
Le Fonds monétaire international a averti que la dette publique mondiale dépasse 100 % du PIB. Ces niveaux ont suscité des inquiétudes quant à la soutenabilité des politiques financières, poussant les investisseurs vers l’or comme protection contre la perte de pouvoir d’achat.
Le dollar faible et le ralentissement de la croissance dans les économies avancées ont soutenu les prix des matières premières et de l’or en particulier. Environ 42 % des grands fonds spéculatifs ont renforcé leurs positions en or durant le troisième trimestre 2025.
Risques géopolitiques : un carburant supplémentaire
Les conflits commerciaux entre les États-Unis et la Chine, ainsi que les tensions au Moyen-Orient, ont incité les investisseurs à augmenter leur exposition à l’or. L’incertitude géopolitique en 2025 a accru la demande de 7 % en glissement annuel.
Lorsque les tensions autour de Taïwan se sont intensifiées et que les inquiétudes concernant l’approvisionnement en énergie ont augmenté, les prix spot ont dépassé 3400 dollars en juillet 2025. Face à cette incertitude persistante, l’or a continué de monter pour dépasser 4300 dollars en octobre.
Le dollar et les rendements : la relation inverse cruciale
Le dollar américain a reculé d’environ 7,64 % de son sommet début 2025 jusqu’au 21 novembre 2025, sous l’effet des attentes de baisse des taux et du ralentissement de la croissance. Les rendements des obligations américaines à 10 ans ont diminué de 4,6 % au premier trimestre à 4,07 % le 21 novembre.
Ce duo — faiblesse du dollar et baisse des rendements — a renforcé la demande institutionnelle pour l’or. Les analystes de Bank of America prévoient la poursuite de cette tendance pour soutenir les prévisions de 2026, notamment avec des rendements réels proches de 1,2 %.
Prévisions des grandes banques pour l’or en 2026
Les principales institutions financières s’accordent sur une tendance haussière pour l’année, mais avec des différences dans les détails :
HSBC prévoit que l’or atteindra 5000 dollars l’once au premier semestre 2026, avec une moyenne annuelle estimée à 4600 dollars (contre une moyenne de 3455 dollars en 2025).
Bank of America a relevé ses prévisions à 5000 dollars comme sommet potentiel, avec une moyenne de 4400 dollars, mais avertit de corrections à court terme lors de prises de bénéfices.
Goldman Sachs a ajusté sa prévision à 4900 dollars l’once en 2026, en s’appuyant sur de fortes flux vers les fonds en or et des achats continus par les banques centrales.
J.P. Morgan prévoit environ 5055 dollars d’ici mi-2026, avec une moyenne au quatrième trimestre 2025 de 3675 dollars.
La fourchette la plus courante parmi les analystes se situe entre 4800 et 5000 dollars comme sommet potentiel, avec une moyenne oscillant entre 4200 et 4800 dollars pour l’année entière.
Prévisions de l’or pour la région Moyen-Orient
Les banques centrales du Golfe et d’Égypte ont accru leurs réserves à un rythme accéléré. La Banque centrale égyptienne a ajouté une tonne au premier trimestre 2025, et la Banque centrale du Qatar en a ajouté 3 tonnes.
En Égypte : les prévisions de prix indiquent que l’or pourrait atteindre environ 522 580 livres égyptiennes l’once, soit une hausse de 158,46 % par rapport aux prix actuels.
En Arabie saoudite et aux Émirats : si l’on traduit les prévisions mondiales (5000 dollars) avec un taux de change fixe, on pourrait voir des prix autour de 18750 à 19000 riyals saoudiens (taux de change 3,75-3,80), et environ 18375 à 19000 dirhams émiratis.
La correction baissière : risques potentiels
Malgré l’optimisme, HSBC avertit que l’élan haussier pourrait perdre de sa vigueur au second semestre 2026. Une correction vers 4200 dollars est envisageable si les investisseurs prennent leurs bénéfices, mais une chute en dessous de 3800 dollars semble peu probable à moins qu’une grande crise économique ne survienne.
Goldman Sachs indique qu’un maintien des prix au-dessus de 4800 dollars pourrait mettre les marchés à l’épreuve de la « crédibilité des prix », surtout si la demande industrielle faiblit.
Cependant, les analystes de J.P. Morgan et Deutsche Bank s’accordent à dire que l’or a pénétré une nouvelle zone de prix difficile à casser à la baisse grâce à une transformation stratégique dans la perception de l’actif comme investissement à long terme.
Analyse technique : un tableau neutre mais positif
Le prix de l’or a clôturé le 21 novembre 2025 à 4065,01 dollars, après avoir touché ses plus hauts à 4381,44 dollars le 20 octobre. L’or a cassé la ligne de canal haussier quotidienne, mais reste tenu par la ligne de tendance principale.
Niveaux de support et de résistance :
Indicateurs de momentum :
Les prévisions techniques privilégient une poursuite de la négociation dans une fourchette latérale inclinée à la hausse entre 4000 et 4220 dollars à court terme, avec une image globale positive tant que le prix reste au-dessus de la ligne de tendance principale.
En résumé : scénarios possibles pour 2026
Si les rendements réels continuent de baisser et que le dollar reste faible, l’or pourrait atteindre de nouveaux sommets historiques proches de 5000 dollars.
En cas de baisse de l’inflation et de retour de la confiance sur les marchés, le métal pourrait entrer dans une phase de stabilité à long terme autour de 4200-4400 dollars.
Le pire scénario — peu probable — impliquerait une crise économique réelle le faisant chuter en dessous de 3800 dollars, mais la banque centrale et les politiques accommodantes devraient généralement l’éviter.
En conclusion, le métal jaune entre en 2026 en position de force historique, et la question n’est pas « va-t-il monter ? » mais « jusqu’où atteindra-t-il ? ».