Lorsqu’un cofondateur de la plus grande entreprise de logiciels au monde expose une vision lors d’un sommet international, cette vision annonce souvent un tournant historique. Michael Saylor, fondateur de MicroStrategy, partage justement cette perspective — avec ses décennies d’expérience pratique, il révèle comment le Bitcoin est passé d’un actif controversé à une couche de capital fondamentale de l’économie numérique mondiale, et comment s’appuyer sur cette couche pour construire un nouveau système de crédit d’une valeur de 300 000 milliards de dollars.
I. La convergence des politiques et des institutions
Les douze derniers mois ont été témoins d’une évolution profonde des institutions. Il ne s’agit pas d’une simple auto-glorification de la communauté technologique, mais d’une réorientation stratégique des élites traditionnelles.
Les plus hautes sphères politiques américaines ont intégré les actifs numériques dans le cadre stratégique national. Mieux encore, cette déclaration ne se limite plus à des mots — les nominations clés dans les départements gouvernementaux reflètent clairement cette orientation. Le Département du Trésor, les régulateurs des marchés financiers, les décideurs en commerce et en renseignement, tous reconnaissent publiquement les actifs numériques. Cela signifie que le Bitcoin est passé d’un sujet marginal à un consensus politique transversal.
L’engagement des institutions financières est encore plus déterminant. La Securities and Exchange Commission (SEC), la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC) et la Réserve fédérale ont publié conjointement des directives encourageant les banques à offrir des services de garde d’actifs cryptographiques et de prêt en Bitcoin. Les principales banques mondiales ont rapidement abandonné leur prudence pour passer à l’action, marquant ainsi l’intégration officielle du Bitcoin dans le système financier moderne.
II. Pourquoi le Bitcoin devient-il « la pierre angulaire de l’univers numérique »
Tout cela ne repose pas sur la foi, mais sur une base tangible vérifiable.
Un socle politique et social massif constitue la première pierre. Des centaines de millions d’utilisateurs à l’échelle mondiale forment une force politique puissante. Par exemple, aux États-Unis, environ 30 % des électeurs inscrits soutiennent la cryptomonnaie, ce qui en fait une force à prendre en compte dans toute décision politique. Cette base sociale étendue réduit considérablement le risque politique.
Une accumulation permanente de capitaux de plusieurs milliers de milliards de dollars constitue la deuxième pierre. Plus de 1 000 milliards de dollars de capitaux réels ont été injectés dans le réseau Bitcoin. MicroStrategy détient à elle seule plus de 4,8 milliards de dollars en Bitcoin, représentant 3,1 % de l’offre mondiale en circulation. L’engagement à long terme de ces sociétés cotées indique que le Bitcoin n’est plus un actif spéculatif, mais une réserve stratégique de premier ordre.
Une capacité de calcul distribuée inégalée est la troisième pierre. La puissance de calcul du réseau Bitcoin dépasse 1000 EH/s, surpassant la capacité combinée des centres de données de géants comme Google ou Microsoft. Ce réseau décentralisé, composé de millions de mineurs à travers le monde, offre un niveau de sécurité que les infrastructures financières traditionnelles ne peuvent égaler.
Une ancrage massif dans l’énergie réelle constitue la quatrième pierre. Le réseau Bitcoin consomme environ 24 GW d’électricité — l’équivalent de 24 centrales nucléaires en fonctionnement maximal. Cette utilisation spécialisée de l’énergie physique lie étroitement la valeur de l’actif virtuel à la réalité matérielle. En janvier 2026, le prix du BTC s’élevait à 92 170 $, avec une hausse de +1,54 % en 24 heures, une circulation de 19 974 768 pièces, confirmant la reconnaissance du marché quant à sa valeur.
III. De la capitalisation à la génération de flux de trésorerie
L’expérience de MicroStrategy illustre comment transformer ce « capital brut » qu’est le Bitcoin en un « outil de crédit numérique » au service du public.
Le paradoxe fondamental des finances d’entreprise est que le coût du capital (rendement des actions d’environ 14 %) dépasse largement le rendement des actifs en cash (environ 3 %), ce qui érode la valeur pour les actionnaires. La solution de MicroStrategy consiste à émettre des actions ou des obligations (coût de 6 à 14 %) pour acheter des actifs en Bitcoin générant un rendement annuel d’environ 47 %. Cette opération crée un surplus de valeur considérable, renforçant la structure du capital.
Plus innovant encore, leur gamme de produits de crédit, conçue pour différents profils de risque :
STRC : « produit bancaire numérique à rendement stable », dont le prix reste proche de 100 dollars, avec une volatilité minimale, mais offrant un rendement annuel d’environ 10,8 % et des paiements mensuels.
STRF (et sa version en euros) : classé comme crédit super-prioritaire, avec un rendement d’environ 9 % ; STRD : produit à haut rendement à long terme, avec un rendement pouvant atteindre 12,9 % ; STRK : produit structuré permettant aux investisseurs de percevoir des intérêts tout en conservant une partie de la hausse du Bitcoin.
La révolution réside dans leur structure fiscale. En versant des dividendes sous forme de « remboursement de capital » plutôt que d’« intérêts imposables », ils offrent un flux de trésorerie quasi exonéré d’impôt. Ainsi, un produit nominalement à 10,8 % de rendement, comme STRC, offre un rendement après impôt pour les investisseurs américains d’environ 17 %, bien supérieur aux produits d’épargne traditionnels ou aux fonds monétaires.
IV. La refonte du système de crédit mondial
Ce changement ne se limite pas à une seule entreprise innovante.
Dans des économies comme la Suisse ou le Japon, où les taux d’intérêt sont historiquement nuls ou négatifs, le système financier traditionnel ne peut offrir de véritables rendements aux épargnants. Les outils de crédit numérique basés sur le Bitcoin peuvent fournir plus de 10 % de rendement stable dans la monnaie locale, « reconstruisant » une courbe de rendement saine et protégeant le pouvoir d’achat des citoyens.
Par rapport aux crédits bancaires traditionnels et aux obligations d’entreprises, le crédit numérique adossé au Bitcoin présente des avantages intrinsèques : transparence élevée (taux de collatéralisation mis à jour toutes les 15 secondes), homogénéité des actifs sous-jacents, liquidité extrême (les collatéraux sont les plus liquides au monde, avec une activité de marché intense). La rapidité d’émission et d’allocation des fonds est stupéfiante — des centaines de millions de dollars de crédit peuvent être créés en une journée, contre plusieurs années pour un financement traditionnel.
L’avenir est une écosystème reproductible. On prévoit l’émergence de « trésoreries Bitcoin » locales en Japon, Corée, Europe, pour offrir des services de crédit numérique efficaces à leur marché intérieur. Le système financier piloté par Bitcoin ne sera plus limité aux États-Unis ou à quelques institutions, mais deviendra un nouvel écosystème mondial ouvert à la compétition.
V. La densité énergétique au cœur de la volatilité
Face aux critiques éternelles sur la volatilité du Bitcoin, Saylor propose une nouvelle perspective : la volatilité n’est pas un défaut, mais une manifestation de sa grande densité énergétique. Tout comme la réaction nucléaire recèle une énergie immense, la fluctuation du prix du Bitcoin reflète l’énergie colossale accumulée en tant que « moteur de capital de l’ère numérique » capable de transformer le monde.
Cela offre aux différents acteurs une voie claire :
Ceux qui recherchent une croissance à long terme et peuvent supporter la volatilité devraient détenir directement du Bitcoin ou d’autres « capitaux numériques ».
Ceux qui ont besoin de flux de trésorerie stables ou ont une tolérance au risque plus faible peuvent investir dans des outils de crédit numérique (comme STRC) pour participer aux bénéfices de la croissance tout en maîtrisant la volatilité.
Les entreprises et les bâtisseurs doivent réfléchir à comment intégrer le modèle « capital Bitcoin + crédit numérique » dans leur bilan ou leur structure opérationnelle pour réaliser des gains d’efficacité.
Conclusion
La numérisation du monde est un processus irréversible. De l’information aux actifs, en passant par les règles fondamentales de la finance, tout est en train d’être reconstruit. Le Bitcoin et le nouveau système financier qu’il engendre en sont la source d’énergie la plus essentielle.
Dans cette vague de civilisation numérique mondiale, le Bitcoin dépasse le simple actif d’investissement pour devenir la clé pour comprendre et participer à l’avenir. Il ne s’agit pas d’échapper instinctivement, mais d’apprendre à avancer dans la transformation.
Cette page peut inclure du contenu de tiers fourni à des fins d'information uniquement. Gate ne garantit ni l'exactitude ni la validité de ces contenus, n’endosse pas les opinions exprimées, et ne fournit aucun conseil financier ou professionnel à travers ces informations. Voir la section Avertissement pour plus de détails.
La révolution financière déclenchée par le Bitcoin dans le monde numérique : de la capitalisation à la transformation du crédit
Lorsqu’un cofondateur de la plus grande entreprise de logiciels au monde expose une vision lors d’un sommet international, cette vision annonce souvent un tournant historique. Michael Saylor, fondateur de MicroStrategy, partage justement cette perspective — avec ses décennies d’expérience pratique, il révèle comment le Bitcoin est passé d’un actif controversé à une couche de capital fondamentale de l’économie numérique mondiale, et comment s’appuyer sur cette couche pour construire un nouveau système de crédit d’une valeur de 300 000 milliards de dollars.
I. La convergence des politiques et des institutions
Les douze derniers mois ont été témoins d’une évolution profonde des institutions. Il ne s’agit pas d’une simple auto-glorification de la communauté technologique, mais d’une réorientation stratégique des élites traditionnelles.
Les plus hautes sphères politiques américaines ont intégré les actifs numériques dans le cadre stratégique national. Mieux encore, cette déclaration ne se limite plus à des mots — les nominations clés dans les départements gouvernementaux reflètent clairement cette orientation. Le Département du Trésor, les régulateurs des marchés financiers, les décideurs en commerce et en renseignement, tous reconnaissent publiquement les actifs numériques. Cela signifie que le Bitcoin est passé d’un sujet marginal à un consensus politique transversal.
L’engagement des institutions financières est encore plus déterminant. La Securities and Exchange Commission (SEC), la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC) et la Réserve fédérale ont publié conjointement des directives encourageant les banques à offrir des services de garde d’actifs cryptographiques et de prêt en Bitcoin. Les principales banques mondiales ont rapidement abandonné leur prudence pour passer à l’action, marquant ainsi l’intégration officielle du Bitcoin dans le système financier moderne.
II. Pourquoi le Bitcoin devient-il « la pierre angulaire de l’univers numérique »
Tout cela ne repose pas sur la foi, mais sur une base tangible vérifiable.
Un socle politique et social massif constitue la première pierre. Des centaines de millions d’utilisateurs à l’échelle mondiale forment une force politique puissante. Par exemple, aux États-Unis, environ 30 % des électeurs inscrits soutiennent la cryptomonnaie, ce qui en fait une force à prendre en compte dans toute décision politique. Cette base sociale étendue réduit considérablement le risque politique.
Une accumulation permanente de capitaux de plusieurs milliers de milliards de dollars constitue la deuxième pierre. Plus de 1 000 milliards de dollars de capitaux réels ont été injectés dans le réseau Bitcoin. MicroStrategy détient à elle seule plus de 4,8 milliards de dollars en Bitcoin, représentant 3,1 % de l’offre mondiale en circulation. L’engagement à long terme de ces sociétés cotées indique que le Bitcoin n’est plus un actif spéculatif, mais une réserve stratégique de premier ordre.
Une capacité de calcul distribuée inégalée est la troisième pierre. La puissance de calcul du réseau Bitcoin dépasse 1000 EH/s, surpassant la capacité combinée des centres de données de géants comme Google ou Microsoft. Ce réseau décentralisé, composé de millions de mineurs à travers le monde, offre un niveau de sécurité que les infrastructures financières traditionnelles ne peuvent égaler.
Une ancrage massif dans l’énergie réelle constitue la quatrième pierre. Le réseau Bitcoin consomme environ 24 GW d’électricité — l’équivalent de 24 centrales nucléaires en fonctionnement maximal. Cette utilisation spécialisée de l’énergie physique lie étroitement la valeur de l’actif virtuel à la réalité matérielle. En janvier 2026, le prix du BTC s’élevait à 92 170 $, avec une hausse de +1,54 % en 24 heures, une circulation de 19 974 768 pièces, confirmant la reconnaissance du marché quant à sa valeur.
III. De la capitalisation à la génération de flux de trésorerie
L’expérience de MicroStrategy illustre comment transformer ce « capital brut » qu’est le Bitcoin en un « outil de crédit numérique » au service du public.
Le paradoxe fondamental des finances d’entreprise est que le coût du capital (rendement des actions d’environ 14 %) dépasse largement le rendement des actifs en cash (environ 3 %), ce qui érode la valeur pour les actionnaires. La solution de MicroStrategy consiste à émettre des actions ou des obligations (coût de 6 à 14 %) pour acheter des actifs en Bitcoin générant un rendement annuel d’environ 47 %. Cette opération crée un surplus de valeur considérable, renforçant la structure du capital.
Plus innovant encore, leur gamme de produits de crédit, conçue pour différents profils de risque :
STRC : « produit bancaire numérique à rendement stable », dont le prix reste proche de 100 dollars, avec une volatilité minimale, mais offrant un rendement annuel d’environ 10,8 % et des paiements mensuels.
STRF (et sa version en euros) : classé comme crédit super-prioritaire, avec un rendement d’environ 9 % ; STRD : produit à haut rendement à long terme, avec un rendement pouvant atteindre 12,9 % ; STRK : produit structuré permettant aux investisseurs de percevoir des intérêts tout en conservant une partie de la hausse du Bitcoin.
La révolution réside dans leur structure fiscale. En versant des dividendes sous forme de « remboursement de capital » plutôt que d’« intérêts imposables », ils offrent un flux de trésorerie quasi exonéré d’impôt. Ainsi, un produit nominalement à 10,8 % de rendement, comme STRC, offre un rendement après impôt pour les investisseurs américains d’environ 17 %, bien supérieur aux produits d’épargne traditionnels ou aux fonds monétaires.
IV. La refonte du système de crédit mondial
Ce changement ne se limite pas à une seule entreprise innovante.
Dans des économies comme la Suisse ou le Japon, où les taux d’intérêt sont historiquement nuls ou négatifs, le système financier traditionnel ne peut offrir de véritables rendements aux épargnants. Les outils de crédit numérique basés sur le Bitcoin peuvent fournir plus de 10 % de rendement stable dans la monnaie locale, « reconstruisant » une courbe de rendement saine et protégeant le pouvoir d’achat des citoyens.
Par rapport aux crédits bancaires traditionnels et aux obligations d’entreprises, le crédit numérique adossé au Bitcoin présente des avantages intrinsèques : transparence élevée (taux de collatéralisation mis à jour toutes les 15 secondes), homogénéité des actifs sous-jacents, liquidité extrême (les collatéraux sont les plus liquides au monde, avec une activité de marché intense). La rapidité d’émission et d’allocation des fonds est stupéfiante — des centaines de millions de dollars de crédit peuvent être créés en une journée, contre plusieurs années pour un financement traditionnel.
L’avenir est une écosystème reproductible. On prévoit l’émergence de « trésoreries Bitcoin » locales en Japon, Corée, Europe, pour offrir des services de crédit numérique efficaces à leur marché intérieur. Le système financier piloté par Bitcoin ne sera plus limité aux États-Unis ou à quelques institutions, mais deviendra un nouvel écosystème mondial ouvert à la compétition.
V. La densité énergétique au cœur de la volatilité
Face aux critiques éternelles sur la volatilité du Bitcoin, Saylor propose une nouvelle perspective : la volatilité n’est pas un défaut, mais une manifestation de sa grande densité énergétique. Tout comme la réaction nucléaire recèle une énergie immense, la fluctuation du prix du Bitcoin reflète l’énergie colossale accumulée en tant que « moteur de capital de l’ère numérique » capable de transformer le monde.
Cela offre aux différents acteurs une voie claire :
Ceux qui recherchent une croissance à long terme et peuvent supporter la volatilité devraient détenir directement du Bitcoin ou d’autres « capitaux numériques ».
Ceux qui ont besoin de flux de trésorerie stables ou ont une tolérance au risque plus faible peuvent investir dans des outils de crédit numérique (comme STRC) pour participer aux bénéfices de la croissance tout en maîtrisant la volatilité.
Les entreprises et les bâtisseurs doivent réfléchir à comment intégrer le modèle « capital Bitcoin + crédit numérique » dans leur bilan ou leur structure opérationnelle pour réaliser des gains d’efficacité.
Conclusion
La numérisation du monde est un processus irréversible. De l’information aux actifs, en passant par les règles fondamentales de la finance, tout est en train d’être reconstruit. Le Bitcoin et le nouveau système financier qu’il engendre en sont la source d’énergie la plus essentielle.
Dans cette vague de civilisation numérique mondiale, le Bitcoin dépasse le simple actif d’investissement pour devenir la clé pour comprendre et participer à l’avenir. Il ne s’agit pas d’échapper instinctivement, mais d’apprendre à avancer dans la transformation.