Les actions d'ON Semiconductor valent-elles la peine d'être conservées pendant la baisse ? Un écart critique par rapport aux bénéfices prévu signale des problèmes plus profonds
ON Semiconductor est devenue une histoire à ne pas suivre dans le secteur des semi-conducteurs cette année. Les actions de l’entreprise ont chuté de 43 % en six mois — une baisse bien plus forte que celle du secteur plus large des Ordinateurs & Technologies, qui a reculé de 5,9 %, et que celle de l’industrie des Semi-conducteurs - Analogique et Mixte, avec un recul de 24 %. Même des concurrents directs comme Magnachip Semiconductor, NXP Semiconductors et Analog Devices ont mieux résisté à la tempête, avec des pertes respectives de 24,5 %, 20,4 % et 14,4 %.
Effondrement des revenus dans plusieurs lignes de métier
Le problème fondamental est évident : l’activité principale d’ON Semiconductor se contracte plus rapidement que celle de ses pairs. Les résultats du quatrième trimestre 2024 ont révélé la gravité du défi. Le groupe Solutions d’Alimentation a vu ses revenus plonger de 16 % d’une année sur l’autre, tandis que le segment Analogique et Signal Mixte a connu une baisse plus marquée de 18 %. Même le groupe Intelligent Sensing, généralement plus stable, n’a pas échappé à la pression, avec une baisse de 2 %.
Au total, ces segments ont entraîné une contraction globale de 15 % des revenus d’une année sur l’autre — une déception à deux chiffres qui indique à la fois une faiblesse cyclique et des défis opérationnels spécifiques à l’entreprise. La guidance de la direction suggère que ces vents contraires ne s’inverseront pas rapidement.
La falaise de la demande automobile se profile
Le secteur automobile, historiquement un moteur de croissance pour les entreprises de semi-conducteurs, est devenu une vulnérabilité majeure pour ON. Les tensions géopolitiques, les frictions dans la chaîne d’approvisionnement et des taux d’adoption des véhicules électriques décevants ont créé des conditions de tempête parfaite. Les constructeurs automobiles recalibrent leurs calendriers de production à la baisse alors que la demande des consommateurs s’affaiblit et que l’incertitude macroéconomique persiste.
Les prévisions d’ON pour le premier trimestre 2025 reflètent cette détérioration : l’entreprise s’attend à ce que les revenus automobiles chutent de 25 % ou plus d’un trimestre à l’autre, la faiblesse en Chine étant la principale responsable. Cette falaise séquentielle — plutôt que la baisse progressive que les investisseurs auraient pu espérer — soulève des questions sur la visibilité du calendrier de reprise.
Les estimations de bénéfices en baisse partout
Wall Street a perdu confiance dans la trajectoire à court terme d’ON Semiconductor. Pour le deuxième trimestre 2025, les estimations consensuelles de bénéfices s’élèvent à 53 cents par action — en baisse de 7 % en seulement 30 jours et représentant une chute de 44,79 % d’une année sur l’autre. Les attentes de revenus sont tout aussi sombres : un chiffre d’affaires consensuel de 1,43 milliard de dollars pour le deuxième trimestre 2025 implique une baisse de 17,57 % par rapport au trimestre de l’année précédente.
En regardant l’année complète, la situation ne s’améliore pas. La prévision de revenus pour 2025, de 6,07 milliards de dollars, représenterait une baisse de 14,3 % d’une année sur l’autre. Plus alarmant, les estimations de bénéfice par action pour 2025 ont été revues à la baisse à 2,49 dollars — une chute de 37,44 % d’une année sur l’autre et en baisse de 4,2 % seulement au cours du dernier mois. La trajectoire des révisions d’estimations suggère que d’autres dégradations pourraient suivre.
La voie à suivre reste floue
La direction d’ON Semiconductor n’a pas abandonné l’espoir. L’entreprise investit dans l’expansion de la production de carbure de silicium et se positionne pour une croissance à plus long terme sur des marchés à forte valeur ajoutée. Si ces initiatives stratégiques prennent de l’ampleur, une reprise est théoriquement possible.
Cependant, le risque d’exécution est important compte tenu des conditions actuelles du marché et de l’incertitude quant au moment où la stabilisation automobile se produira. Les investisseurs à court terme font face à un scénario classique de piège à valeur : prix de l’action plus bas, mais fondamentaux potentiellement en dégradation. L’entreprise affiche une note Zacks Rank #5 (Vente Forte), ce qui reflète la prudence des analystes.
Le cycle de l’actualité des semi-conducteurs restera probablement volatile pour ON jusqu’à ce que des signes significatifs de stabilisation apparaissent dans la demande automobile et les revenus des segments principaux.
Voir l'original
Cette page peut inclure du contenu de tiers fourni à des fins d'information uniquement. Gate ne garantit ni l'exactitude ni la validité de ces contenus, n’endosse pas les opinions exprimées, et ne fournit aucun conseil financier ou professionnel à travers ces informations. Voir la section Avertissement pour plus de détails.
Les actions d'ON Semiconductor valent-elles la peine d'être conservées pendant la baisse ? Un écart critique par rapport aux bénéfices prévu signale des problèmes plus profonds
ON Semiconductor est devenue une histoire à ne pas suivre dans le secteur des semi-conducteurs cette année. Les actions de l’entreprise ont chuté de 43 % en six mois — une baisse bien plus forte que celle du secteur plus large des Ordinateurs & Technologies, qui a reculé de 5,9 %, et que celle de l’industrie des Semi-conducteurs - Analogique et Mixte, avec un recul de 24 %. Même des concurrents directs comme Magnachip Semiconductor, NXP Semiconductors et Analog Devices ont mieux résisté à la tempête, avec des pertes respectives de 24,5 %, 20,4 % et 14,4 %.
Effondrement des revenus dans plusieurs lignes de métier
Le problème fondamental est évident : l’activité principale d’ON Semiconductor se contracte plus rapidement que celle de ses pairs. Les résultats du quatrième trimestre 2024 ont révélé la gravité du défi. Le groupe Solutions d’Alimentation a vu ses revenus plonger de 16 % d’une année sur l’autre, tandis que le segment Analogique et Signal Mixte a connu une baisse plus marquée de 18 %. Même le groupe Intelligent Sensing, généralement plus stable, n’a pas échappé à la pression, avec une baisse de 2 %.
Au total, ces segments ont entraîné une contraction globale de 15 % des revenus d’une année sur l’autre — une déception à deux chiffres qui indique à la fois une faiblesse cyclique et des défis opérationnels spécifiques à l’entreprise. La guidance de la direction suggère que ces vents contraires ne s’inverseront pas rapidement.
La falaise de la demande automobile se profile
Le secteur automobile, historiquement un moteur de croissance pour les entreprises de semi-conducteurs, est devenu une vulnérabilité majeure pour ON. Les tensions géopolitiques, les frictions dans la chaîne d’approvisionnement et des taux d’adoption des véhicules électriques décevants ont créé des conditions de tempête parfaite. Les constructeurs automobiles recalibrent leurs calendriers de production à la baisse alors que la demande des consommateurs s’affaiblit et que l’incertitude macroéconomique persiste.
Les prévisions d’ON pour le premier trimestre 2025 reflètent cette détérioration : l’entreprise s’attend à ce que les revenus automobiles chutent de 25 % ou plus d’un trimestre à l’autre, la faiblesse en Chine étant la principale responsable. Cette falaise séquentielle — plutôt que la baisse progressive que les investisseurs auraient pu espérer — soulève des questions sur la visibilité du calendrier de reprise.
Les estimations de bénéfices en baisse partout
Wall Street a perdu confiance dans la trajectoire à court terme d’ON Semiconductor. Pour le deuxième trimestre 2025, les estimations consensuelles de bénéfices s’élèvent à 53 cents par action — en baisse de 7 % en seulement 30 jours et représentant une chute de 44,79 % d’une année sur l’autre. Les attentes de revenus sont tout aussi sombres : un chiffre d’affaires consensuel de 1,43 milliard de dollars pour le deuxième trimestre 2025 implique une baisse de 17,57 % par rapport au trimestre de l’année précédente.
En regardant l’année complète, la situation ne s’améliore pas. La prévision de revenus pour 2025, de 6,07 milliards de dollars, représenterait une baisse de 14,3 % d’une année sur l’autre. Plus alarmant, les estimations de bénéfice par action pour 2025 ont été revues à la baisse à 2,49 dollars — une chute de 37,44 % d’une année sur l’autre et en baisse de 4,2 % seulement au cours du dernier mois. La trajectoire des révisions d’estimations suggère que d’autres dégradations pourraient suivre.
La voie à suivre reste floue
La direction d’ON Semiconductor n’a pas abandonné l’espoir. L’entreprise investit dans l’expansion de la production de carbure de silicium et se positionne pour une croissance à plus long terme sur des marchés à forte valeur ajoutée. Si ces initiatives stratégiques prennent de l’ampleur, une reprise est théoriquement possible.
Cependant, le risque d’exécution est important compte tenu des conditions actuelles du marché et de l’incertitude quant au moment où la stabilisation automobile se produira. Les investisseurs à court terme font face à un scénario classique de piège à valeur : prix de l’action plus bas, mais fondamentaux potentiellement en dégradation. L’entreprise affiche une note Zacks Rank #5 (Vente Forte), ce qui reflète la prudence des analystes.
Le cycle de l’actualité des semi-conducteurs restera probablement volatile pour ON jusqu’à ce que des signes significatifs de stabilisation apparaissent dans la demande automobile et les revenus des segments principaux.