Le trading à terme, en particulier les instruments dérivés incluant les transactions sur métaux à terme, est un sujet controversé du point de vue de la jurisprudence islamique. Cette discussion ne concerne pas seulement les incertitudes théoriques, mais aussi la conformité des pratiques commerciales concrètes avec les règles de la charia.
Problèmes des produits dérivés traditionnels selon la jurisprudence islamique
La majorité des discussions islamiques considèrent que les contrats à terme sont fondamentalement contraires aux principes de la charia. Cette opinion repose sur trois points principaux :
Problème d’incertitude et de propriété
Dans l’islam, “vendre ce que vous ne possédez pas” est explicitement interdit (Tirmidhi). Dans le cas des contrats à terme, à la date du contrat, la partie ne détient pas encore la propriété du produit. Cette situation est d’autant plus critique dans le cas des transactions sur métaux à terme — l’acheteur ne reçoit pas la marchandise physique, et le vendeur doit livrer quelque chose qui n’existe pas encore.
Mécanisme de levier et relation avec l’intérêt
Les contrats dérivés comportent généralement des systèmes de levier et de garantie. Ces structures créent des opérations financières considérées comme riba (intérêt). Le fait d’emprunter pour effectuer une transaction est strictement considéré comme haram selon la jurisprudence islamique.
Nature spéculative
Faire des prévisions de prix sans intention de propriété réelle du produit est considéré comme maisir (jeu de hasard ou pari). Ce risque est encore plus élevé dans des instruments fortement spéculatifs comme les transactions sur métaux à terme.
Pratiques acceptées sous conditions strictes
Certains savants islamiques contemporains avancent que, sous certaines conditions, les transactions à terme peuvent devenir permises. Ces conditions sont très strictes et s’écartent considérablement des pratiques commerciales standards :
Le contrat doit imiter un salam (paiement anticipé, livraison différée) ou une structure de forward
L’actif concerné doit être tangible et licite (comme le blé, l’or)
Le vendeur doit avoir la propriété ou le droit légal de disposer du bien
Le levier, la vente à découvert et les mécanismes d’intérêt doivent être totalement absents
La finalité de la transaction doit être une couverture (hedging), et non la spéculation
Les opérations respectant ces conditions sont rares sur les marchés traditionnels à terme.
Que disent les autorités financières islamiques ?
AAOIFI (Organisation de comptabilité et d’audit des institutions financières islamiques) : Rejette systématiquement les contrats à terme existants.
Darul Uloom Deoband : A déclaré catégoriquement que les transactions à terme sont haram.
Experts soutenant la finance islamique moderne : Travaillent au développement de structures alternatives conformes aux principes de la charia.
Conclusion et instruments d’investissement alternatifs
Dans les conditions actuelles du marché, le trading à terme, y compris sur métaux à terme, est généralement considéré comme non conforme à la jurisprudence islamique. Parmi les alternatives conformes aux principes islamiques d’investissement, on trouve :
Fonds d’investissement islamiques
Actions conformes à la charia
Sukuk (obligations islamiques)
Immobilier et matières premières physiques
Les décisions financières doivent toujours être prises en tenant compte de la conviction personnelle et d’un conseil juridique approprié.
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Problème de la légitimité des contrats à terme sur métaux et autres produits dérivés dans le cadre de la finance islamique
Le trading à terme, en particulier les instruments dérivés incluant les transactions sur métaux à terme, est un sujet controversé du point de vue de la jurisprudence islamique. Cette discussion ne concerne pas seulement les incertitudes théoriques, mais aussi la conformité des pratiques commerciales concrètes avec les règles de la charia.
Problèmes des produits dérivés traditionnels selon la jurisprudence islamique
La majorité des discussions islamiques considèrent que les contrats à terme sont fondamentalement contraires aux principes de la charia. Cette opinion repose sur trois points principaux :
Problème d’incertitude et de propriété
Dans l’islam, “vendre ce que vous ne possédez pas” est explicitement interdit (Tirmidhi). Dans le cas des contrats à terme, à la date du contrat, la partie ne détient pas encore la propriété du produit. Cette situation est d’autant plus critique dans le cas des transactions sur métaux à terme — l’acheteur ne reçoit pas la marchandise physique, et le vendeur doit livrer quelque chose qui n’existe pas encore.
Mécanisme de levier et relation avec l’intérêt
Les contrats dérivés comportent généralement des systèmes de levier et de garantie. Ces structures créent des opérations financières considérées comme riba (intérêt). Le fait d’emprunter pour effectuer une transaction est strictement considéré comme haram selon la jurisprudence islamique.
Nature spéculative
Faire des prévisions de prix sans intention de propriété réelle du produit est considéré comme maisir (jeu de hasard ou pari). Ce risque est encore plus élevé dans des instruments fortement spéculatifs comme les transactions sur métaux à terme.
Pratiques acceptées sous conditions strictes
Certains savants islamiques contemporains avancent que, sous certaines conditions, les transactions à terme peuvent devenir permises. Ces conditions sont très strictes et s’écartent considérablement des pratiques commerciales standards :
Les opérations respectant ces conditions sont rares sur les marchés traditionnels à terme.
Que disent les autorités financières islamiques ?
AAOIFI (Organisation de comptabilité et d’audit des institutions financières islamiques) : Rejette systématiquement les contrats à terme existants.
Darul Uloom Deoband : A déclaré catégoriquement que les transactions à terme sont haram.
Experts soutenant la finance islamique moderne : Travaillent au développement de structures alternatives conformes aux principes de la charia.
Conclusion et instruments d’investissement alternatifs
Dans les conditions actuelles du marché, le trading à terme, y compris sur métaux à terme, est généralement considéré comme non conforme à la jurisprudence islamique. Parmi les alternatives conformes aux principes islamiques d’investissement, on trouve :
Les décisions financières doivent toujours être prises en tenant compte de la conviction personnelle et d’un conseil juridique approprié.