Le Nasdaq 100 a chuté de 0,5 % en cours de séance, atteignant un point bas. Ce chiffre peut sembler modeste, mais dans le contexte du marché boursier américain dans son ensemble, il envoie un signal important : le marché traverse une reconfiguration structurelle. Parallèlement, le S&P 500 et le Dow Jones ont atteint de nouveaux sommets, et derrière ce phénomène de “certains montent, d’autres descendent”, se cache la division d’évaluation la plus extrême des 20 dernières années sur le marché américain.
Une segmentation claire des secteurs sur le marché américain
Selon les dernières nouvelles, le marché boursier américain a connu hier une ouverture en baisse puis une reprise. Le Dow Jones a augmenté de 0,17 %, le S&P 500 de 0,16 %, atteignant tous deux de nouveaux records historiques, mais le Nasdaq 100 n’a pas réussi à suivre cette hausse. Cette divergence n’est pas fortuite, elle reflète la réallocation des fonds du marché.
Les grandes valeurs technologiques ne dominent plus
Auparavant, le Nasdaq avait augmenté de 1,0 %, montrant une forte performance, mais la récente baisse indique que l’enthousiasme pour les grandes valeurs technologiques diminue. Walmart a fortement augmenté en anticipation de son inclusion dans le Nasdaq 100, et des géants comme Google et Apple, bien que résistant à la tendance, ne peuvent plus soutenir l’ensemble de l’indice comme par le passé. La cause principale réside dans la valorisation.
La bulle de valorisation atteint un niveau dangereux
Selon l’analyse de Goldman Sachs, le Nasdaq 100 se négocie actuellement à un ratio cours/bénéfice à terme de 28, tandis que le S&P 500 est à 22, tous deux dépassant le 75e percentile historique. De tels niveaux de valorisation n’ont été observés qu’à deux reprises : lors de la bulle Internet en 2000 et durant la période de relance post-pandémique en 2021.
Ce qui est encore plus préoccupant, c’est la divergence de valorisation sur le marché :
Catégorie d’indice
Ratio cours/bénéfice à terme
Position historique
Nasdaq 100
28
75e percentile historique
S&P 500 (pondéré en capitalisation)
22
75e percentile historique
S&P 500 (également pondéré)
17
Mediane sur 20 ans
S&P MidCap 400
16
Mediane sur 20 ans
Cet écart de 5 points de ratio cours/bénéfice atteint un record historique. La version pondérée en capitalisation du S&P 500 et la version également pondérée ont toutes deux vu leur croissance du bénéfice par action d’environ 9 % au cours des dix dernières années, mais le ratio cours/bénéfice de la version pondérée a explosé de 40 %, passant à 22,4, tandis que la version également pondérée n’a augmenté que de 6 %, atteignant 17,0. Cela signifie que le rendement du marché est presque entièrement tiré par quelques grandes valeurs technologiques, ce qui limite considérablement la diversification du marché.
Les fonds se tournent vers les petites et moyennes capitalisations
Une autre manifestation de cette segmentation est le changement dans les flux de capitaux. Garrett Jin, considéré comme un “gros baleine interne” sur la plateforme X, a indiqué que le Nasdaq 100 sous-performait, tandis que le Russell 2000 atteignait de nouveaux sommets. Les fonds migrent clairement vers les actions de moyenne et petite capitalisation, ce qui indique une augmentation de l’appétit pour le risque.
En tant qu’actifs à bêta élevé, le Bitcoin et l’Ethereum sont considérés comme les prochains bénéficiaires d’un afflux de capitaux. Cette opinion reflète la perception que les participants au marché ont d’une expansion de leur appétit pour le risque.
Signaux de risque potentiels
Les stratégistes de Goldman Sachs admettent qu’un niveau de valorisation élevé est difficile à ignorer, car il augmente le potentiel de baisse du marché en cas de résultats inférieurs aux attentes. Bien que les analystes prévoient que le bénéfice du S&P 500 augmentera de 15,3 % en 2026, ces prévisions optimistes sont déjà largement intégrées dans les prix.
La société d’investissement Oppenheimer souligne que le déséquilibre entre la valorisation pondérée en capitalisation et la version également pondérée est “insoutenable”, et prévoit que 2026 marquera un tournant vers une domination plus large du marché. Cela pourrait signifier que l’ère des grandes valeurs technologiques touche à sa fin, laissant place à une structure de marché plus diversifiée.
En résumé
La légère baisse du Nasdaq peut sembler insignifiante, mais elle reflète des changements profonds en cours sur le marché américain : la bulle de valorisation des grandes valeurs technologiques est devenue très importante, les fonds commencent à se tourner vers les petites et moyennes capitalisations, et les signaux d’expansion de l’appétit pour le risque deviennent de plus en plus évidents. Cette segmentation pourrait annoncer une reconfiguration du paysage boursier américain en 2026. Pour les investisseurs attentifs à la macro-gestion d’actifs, c’est un point de basculement à suivre de près.
Cette page peut inclure du contenu de tiers fourni à des fins d'information uniquement. Gate ne garantit ni l'exactitude ni la validité de ces contenus, n’endosse pas les opinions exprimées, et ne fournit aucun conseil financier ou professionnel à travers ces informations. Voir la section Avertissement pour plus de détails.
Derrière la baisse de 0,5 % du Nasdaq : une segmentation extrême des marchés américains en 20 ans, les fonds se tournent vers d'autres actifs
Le Nasdaq 100 a chuté de 0,5 % en cours de séance, atteignant un point bas. Ce chiffre peut sembler modeste, mais dans le contexte du marché boursier américain dans son ensemble, il envoie un signal important : le marché traverse une reconfiguration structurelle. Parallèlement, le S&P 500 et le Dow Jones ont atteint de nouveaux sommets, et derrière ce phénomène de “certains montent, d’autres descendent”, se cache la division d’évaluation la plus extrême des 20 dernières années sur le marché américain.
Une segmentation claire des secteurs sur le marché américain
Selon les dernières nouvelles, le marché boursier américain a connu hier une ouverture en baisse puis une reprise. Le Dow Jones a augmenté de 0,17 %, le S&P 500 de 0,16 %, atteignant tous deux de nouveaux records historiques, mais le Nasdaq 100 n’a pas réussi à suivre cette hausse. Cette divergence n’est pas fortuite, elle reflète la réallocation des fonds du marché.
Les grandes valeurs technologiques ne dominent plus
Auparavant, le Nasdaq avait augmenté de 1,0 %, montrant une forte performance, mais la récente baisse indique que l’enthousiasme pour les grandes valeurs technologiques diminue. Walmart a fortement augmenté en anticipation de son inclusion dans le Nasdaq 100, et des géants comme Google et Apple, bien que résistant à la tendance, ne peuvent plus soutenir l’ensemble de l’indice comme par le passé. La cause principale réside dans la valorisation.
La bulle de valorisation atteint un niveau dangereux
Selon l’analyse de Goldman Sachs, le Nasdaq 100 se négocie actuellement à un ratio cours/bénéfice à terme de 28, tandis que le S&P 500 est à 22, tous deux dépassant le 75e percentile historique. De tels niveaux de valorisation n’ont été observés qu’à deux reprises : lors de la bulle Internet en 2000 et durant la période de relance post-pandémique en 2021.
Ce qui est encore plus préoccupant, c’est la divergence de valorisation sur le marché :
Cet écart de 5 points de ratio cours/bénéfice atteint un record historique. La version pondérée en capitalisation du S&P 500 et la version également pondérée ont toutes deux vu leur croissance du bénéfice par action d’environ 9 % au cours des dix dernières années, mais le ratio cours/bénéfice de la version pondérée a explosé de 40 %, passant à 22,4, tandis que la version également pondérée n’a augmenté que de 6 %, atteignant 17,0. Cela signifie que le rendement du marché est presque entièrement tiré par quelques grandes valeurs technologiques, ce qui limite considérablement la diversification du marché.
Les fonds se tournent vers les petites et moyennes capitalisations
Une autre manifestation de cette segmentation est le changement dans les flux de capitaux. Garrett Jin, considéré comme un “gros baleine interne” sur la plateforme X, a indiqué que le Nasdaq 100 sous-performait, tandis que le Russell 2000 atteignait de nouveaux sommets. Les fonds migrent clairement vers les actions de moyenne et petite capitalisation, ce qui indique une augmentation de l’appétit pour le risque.
En tant qu’actifs à bêta élevé, le Bitcoin et l’Ethereum sont considérés comme les prochains bénéficiaires d’un afflux de capitaux. Cette opinion reflète la perception que les participants au marché ont d’une expansion de leur appétit pour le risque.
Signaux de risque potentiels
Les stratégistes de Goldman Sachs admettent qu’un niveau de valorisation élevé est difficile à ignorer, car il augmente le potentiel de baisse du marché en cas de résultats inférieurs aux attentes. Bien que les analystes prévoient que le bénéfice du S&P 500 augmentera de 15,3 % en 2026, ces prévisions optimistes sont déjà largement intégrées dans les prix.
La société d’investissement Oppenheimer souligne que le déséquilibre entre la valorisation pondérée en capitalisation et la version également pondérée est “insoutenable”, et prévoit que 2026 marquera un tournant vers une domination plus large du marché. Cela pourrait signifier que l’ère des grandes valeurs technologiques touche à sa fin, laissant place à une structure de marché plus diversifiée.
En résumé
La légère baisse du Nasdaq peut sembler insignifiante, mais elle reflète des changements profonds en cours sur le marché américain : la bulle de valorisation des grandes valeurs technologiques est devenue très importante, les fonds commencent à se tourner vers les petites et moyennes capitalisations, et les signaux d’expansion de l’appétit pour le risque deviennent de plus en plus évidents. Cette segmentation pourrait annoncer une reconfiguration du paysage boursier américain en 2026. Pour les investisseurs attentifs à la macro-gestion d’actifs, c’est un point de basculement à suivre de près.