## Le couple EUR/USD recule vers de nouveaux niveaux : dollar fort et faiblesse du sentiment euro
Le couple euro/dollar EUR/USD a connu une baisse significative mercredi, en chutant de 0,66 % pour se négocier à 1,1738, après avoir débuté la séance à 1,1819. Cette baisse intervient suite aux déclarations du président de la Réserve fédérale Jerome Powell, qui a exprimé une certaine prudence quant à la précipitation dans la réduction des taux d’intérêt, renforçant ainsi la demande pour le dollar américain.
## Les données économiques américaines soutiennent le dollar face à des attentes de réductions limitées
Les données immobilières américaines ont montré une amélioration notable, avec une hausse des ventes de maisons neuves en août de plus de 20 %, passant de 0,664 million à 0,8 million d’unités, dépassant les prévisions de 0,65 million. Cette vigueur du secteur immobilier reflète un soutien au dollar américain après une semaine marquée par une faiblesse des indicateurs PMI mondiaux.
Powell a confirmé que la Réserve fédérale resterait équilibrée dans son approche de la double mission, les risques d’inflation étant orientés à la hausse tandis que ceux de l’emploi le sont à la baisse. Il a décrit la politique monétaire actuelle comme « modérément hawkish » mais « bien préparée » pour les développements économiques à venir. Bien que le marché anticipe au moins deux réductions de taux d’intérêt d’ici la fin de l’année, les indications prudentes de Powell ont réduit la probabilité de réductions rapides et successives.
## L’indice du dollar monte et la BCE reste neutre
L’indice du dollar américain DXY a augmenté de 0,66 % pour atteindre 97,85, reflétant la valeur du dollar face à un panier de six principales devises. Du côté de la zone euro, la Banque centrale européenne a annoncé son intention de maintenir ses taux d’intérêt stables, notamment après les déclarations de la présidente Christine Lagarde, qui a indiqué que « le processus de désinflation est terminé », ce qui signifie qu’il n’y a pas de pression immédiate pour des réductions supplémentaires.
## L’Allemagne et la France exercent une pression négative sur l’euro
Le rapport de l’indice IFO allemand de septembre a envoyé des signaux d’alerte en reculant à son niveau le plus bas en quatre mois, passant de 89 à 87,7, inférieur aux attentes de 89,3. Cela s’est traduit par une baisse de l’évaluation actuelle à 85,7 contre 86,4, reflétant l’insatisfaction des entreprises face à la situation économique actuelle. Les perspectives d’affaires ont également diminué de 91,6 à 89,7, loin de l’amélioration attendue à 92.
De plus, le Premier ministre français Édouard Philippe a annoncé des plans pour imposer des taxes supplémentaires sur les hauts revenus et les entreprises, ce qui a suscité des inquiétudes quant à la croissance économique potentielle en France et exercé une pression supplémentaire sur les prévisions de l’euro.
## Les membres de la Fed donnent une image différente
Austin Goolsbee de la Fed de Chicago a exprimé ses réserves concernant une série de réductions de prix, soulignant que le marché du travail reste stable et solide dans l’ensemble. Il a mis en garde contre une dépendance excessive à l’idée que l’inflation pourrait n’être qu’éphémère. De son côté, Mary Daly de la Fed de San Francisco a indiqué qu’il pourrait être nécessaire d’apporter d’autres ajustements politiques alors que la Fed cherche à équilibrer la stabilité des prix avec le soutien au marché du travail.
## Événements à venir susceptibles de faire bouger le marché
Les traders attendent dans les prochains jours plusieurs données économiques clés : les demandes initiales d’allocations chômage pour la semaine se terminant le 20 septembre, estimées à 235 000 (, contre 231 000 ) précédemment, les commandes de biens durables, qui devraient s’améliorer de -0,5 % après une baisse de 2,8 % en juillet, et la lecture finale du PIB du deuxième trimestre, qui devrait rester à 3,3 % en rythme annuel.
En Europe, l’étude de confiance des consommateurs GfK en Allemagne pour octobre sera publiée. La probabilité d’une réduction de 25 points de base des taux par la Fed lors de la réunion du 19 octobre est estimée à 91 %, selon les données des marchés à terme.
## Analyse technique : EUR/USD sous pression baissière
Techniquement, le couple euro/dollar maintient une tendance haussière générale, mais la formation d’un « étoile du soir » laisse présager une possible inversion. La clôture de la séance de mercredi en dessous du niveau 1,1750 ouvre la voie à une pression baissière supplémentaire. L’indicateur RSI est neutre, tandis que les vendeurs semblent accumuler de l’élan à court terme.
Si le prix dépasse le niveau 1,1700, le premier support sera la moyenne mobile simple à 50 jours à 1,1678, suivi par le croisement de la moyenne mobile à 100 jours avec le plus bas du 27 août près de 1,1560–1,1584. À la hausse, si les acheteurs reprennent le contrôle, le couple pourrait tester d’abord 1,1800, puis 1,1850 avant de s’approcher du sommet annuel à 1,1918.
## Pourquoi le EUR/USD est-il important pour les traders mondiaux ?
Le couple euro/dollar EUR/USD représente environ 30 % de l’ensemble des transactions de change, ce qui en fait l’un des pairs de devises les plus échangés au monde. L’euro se négocie contre le dollar avec un volume quotidien moyen supérieur à 2,2 trillions de dollars, reflétant son importance en tant que représentant de l’économie européenne face à l’économie américaine.
L’euro est principalement influencé par les décisions de la Banque centrale européenne (BCE), qui prend ses décisions de politique monétaire lors de huit réunions annuelles. La BCE, dirigée par Christine Lagarde, vise la stabilité des prix et maintient un taux d’inflation autour de 2 %. Les données économiques telles que les indices PMI, le PIB et l’emploi, notamment dans les quatre plus grandes économies européennes (Allemagne, France, Italie et Espagne), qui représentent 75 % de l’économie européenne, jouent un rôle crucial dans la détermination de la valeur de l’euro.
Les taux d’intérêt relatifs entre la zone euro et les États-Unis constituent un moteur clé du mouvement du couple. Des taux d’intérêt plus élevés attirent généralement plus d’investissements étrangers, soutenant la valeur de la devise. De même, un solde commercial positif renforce la monnaie grâce à la demande extérieure pour les exportations, tandis qu’un déficit exerce une pression à la baisse.
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## Le couple EUR/USD recule vers de nouveaux niveaux : dollar fort et faiblesse du sentiment euro
Le couple euro/dollar EUR/USD a connu une baisse significative mercredi, en chutant de 0,66 % pour se négocier à 1,1738, après avoir débuté la séance à 1,1819. Cette baisse intervient suite aux déclarations du président de la Réserve fédérale Jerome Powell, qui a exprimé une certaine prudence quant à la précipitation dans la réduction des taux d’intérêt, renforçant ainsi la demande pour le dollar américain.
## Les données économiques américaines soutiennent le dollar face à des attentes de réductions limitées
Les données immobilières américaines ont montré une amélioration notable, avec une hausse des ventes de maisons neuves en août de plus de 20 %, passant de 0,664 million à 0,8 million d’unités, dépassant les prévisions de 0,65 million. Cette vigueur du secteur immobilier reflète un soutien au dollar américain après une semaine marquée par une faiblesse des indicateurs PMI mondiaux.
Powell a confirmé que la Réserve fédérale resterait équilibrée dans son approche de la double mission, les risques d’inflation étant orientés à la hausse tandis que ceux de l’emploi le sont à la baisse. Il a décrit la politique monétaire actuelle comme « modérément hawkish » mais « bien préparée » pour les développements économiques à venir. Bien que le marché anticipe au moins deux réductions de taux d’intérêt d’ici la fin de l’année, les indications prudentes de Powell ont réduit la probabilité de réductions rapides et successives.
## L’indice du dollar monte et la BCE reste neutre
L’indice du dollar américain DXY a augmenté de 0,66 % pour atteindre 97,85, reflétant la valeur du dollar face à un panier de six principales devises. Du côté de la zone euro, la Banque centrale européenne a annoncé son intention de maintenir ses taux d’intérêt stables, notamment après les déclarations de la présidente Christine Lagarde, qui a indiqué que « le processus de désinflation est terminé », ce qui signifie qu’il n’y a pas de pression immédiate pour des réductions supplémentaires.
## L’Allemagne et la France exercent une pression négative sur l’euro
Le rapport de l’indice IFO allemand de septembre a envoyé des signaux d’alerte en reculant à son niveau le plus bas en quatre mois, passant de 89 à 87,7, inférieur aux attentes de 89,3. Cela s’est traduit par une baisse de l’évaluation actuelle à 85,7 contre 86,4, reflétant l’insatisfaction des entreprises face à la situation économique actuelle. Les perspectives d’affaires ont également diminué de 91,6 à 89,7, loin de l’amélioration attendue à 92.
De plus, le Premier ministre français Édouard Philippe a annoncé des plans pour imposer des taxes supplémentaires sur les hauts revenus et les entreprises, ce qui a suscité des inquiétudes quant à la croissance économique potentielle en France et exercé une pression supplémentaire sur les prévisions de l’euro.
## Les membres de la Fed donnent une image différente
Austin Goolsbee de la Fed de Chicago a exprimé ses réserves concernant une série de réductions de prix, soulignant que le marché du travail reste stable et solide dans l’ensemble. Il a mis en garde contre une dépendance excessive à l’idée que l’inflation pourrait n’être qu’éphémère. De son côté, Mary Daly de la Fed de San Francisco a indiqué qu’il pourrait être nécessaire d’apporter d’autres ajustements politiques alors que la Fed cherche à équilibrer la stabilité des prix avec le soutien au marché du travail.
## Événements à venir susceptibles de faire bouger le marché
Les traders attendent dans les prochains jours plusieurs données économiques clés : les demandes initiales d’allocations chômage pour la semaine se terminant le 20 septembre, estimées à 235 000 (, contre 231 000 ) précédemment, les commandes de biens durables, qui devraient s’améliorer de -0,5 % après une baisse de 2,8 % en juillet, et la lecture finale du PIB du deuxième trimestre, qui devrait rester à 3,3 % en rythme annuel.
En Europe, l’étude de confiance des consommateurs GfK en Allemagne pour octobre sera publiée. La probabilité d’une réduction de 25 points de base des taux par la Fed lors de la réunion du 19 octobre est estimée à 91 %, selon les données des marchés à terme.
## Analyse technique : EUR/USD sous pression baissière
Techniquement, le couple euro/dollar maintient une tendance haussière générale, mais la formation d’un « étoile du soir » laisse présager une possible inversion. La clôture de la séance de mercredi en dessous du niveau 1,1750 ouvre la voie à une pression baissière supplémentaire. L’indicateur RSI est neutre, tandis que les vendeurs semblent accumuler de l’élan à court terme.
Si le prix dépasse le niveau 1,1700, le premier support sera la moyenne mobile simple à 50 jours à 1,1678, suivi par le croisement de la moyenne mobile à 100 jours avec le plus bas du 27 août près de 1,1560–1,1584. À la hausse, si les acheteurs reprennent le contrôle, le couple pourrait tester d’abord 1,1800, puis 1,1850 avant de s’approcher du sommet annuel à 1,1918.
## Pourquoi le EUR/USD est-il important pour les traders mondiaux ?
Le couple euro/dollar EUR/USD représente environ 30 % de l’ensemble des transactions de change, ce qui en fait l’un des pairs de devises les plus échangés au monde. L’euro se négocie contre le dollar avec un volume quotidien moyen supérieur à 2,2 trillions de dollars, reflétant son importance en tant que représentant de l’économie européenne face à l’économie américaine.
L’euro est principalement influencé par les décisions de la Banque centrale européenne (BCE), qui prend ses décisions de politique monétaire lors de huit réunions annuelles. La BCE, dirigée par Christine Lagarde, vise la stabilité des prix et maintient un taux d’inflation autour de 2 %. Les données économiques telles que les indices PMI, le PIB et l’emploi, notamment dans les quatre plus grandes économies européennes (Allemagne, France, Italie et Espagne), qui représentent 75 % de l’économie européenne, jouent un rôle crucial dans la détermination de la valeur de l’euro.
Les taux d’intérêt relatifs entre la zone euro et les États-Unis constituent un moteur clé du mouvement du couple. Des taux d’intérêt plus élevés attirent généralement plus d’investissements étrangers, soutenant la valeur de la devise. De même, un solde commercial positif renforce la monnaie grâce à la demande extérieure pour les exportations, tandis qu’un déficit exerce une pression à la baisse.