Cette fois, on ne parle pas d'écosystème ni d'histoire de blockchain, on analyse simplement du point de vue commercial le modèle de profit d'un projet de stablecoin. En clair, la question de savoir si des projets comme Plasma peuvent survivre revient à résoudre une problématique concrète mais embarrassante : comment transformer réellement l'ampleur des transactions en stablecoin en revenus durables pour le système. Si cette question n'est pas claire, peu importe la rapidité, le coût ou la compatibilité, ce ne seront que des bonus, et il sera impossible de construire une véritable barrière concurrentielle.
Je divise grossièrement les sources de revenus de la circulation des stablecoins en quatre catégories. La clé de la viabilité du projet dépend de sa capacité à sécuriser au moins deux de ces sources, et surtout, à le faire selon une logique commerciale authentique, sans se reposer uniquement sur des subventions pour survivre.
**Première catégorie : Revenus de friction**
Par friction, je ne parle pas du coût des frais eux-mêmes, mais de cette partie du coût que les utilisateurs sont prêts à accepter lors des transferts, échanges ou règlements, pour gagner du temps et garantir le résultat de la transaction. Sur les blockchains traditionnelles, cette friction se traduit souvent par la compétition pour les frais de Gas et par des pertes implicites dues aux glissements lors des échanges, rendant l'expérience utilisateur semblable à une loterie.
Ce que Plasma souhaite faire, c’est réduire la friction des transferts de stablecoin à un niveau proche de celui des réseaux de paiement classiques, pour que l’utilisateur ait la sensation que « c’est fiable, je n’ai pas besoin de jouer ma chance ». L’enjeu n’est pas tant de réduire les coûts à presque zéro, mais de diminuer cette incertitude. Les utilisateurs de stablecoin ne craignent pas tant de dépenser un peu plus, mais plutôt la volatilité des prix, la vitesse variable des transactions, cette instabilité qu’ils ne peuvent pas contrôler.
Mon avis sur ce point concernant Plasma est : il ne cherche pas à faire de gros profits avec la friction. Au contraire, il semble prêt à laisser cette marge de profit de côté, en utilisant une friction faible pour augmenter le volume des transactions. Cela peut paraître idéaliste, mais d’un point de vue logique commerciale des réseaux de règlement, c’est une approche pragmatique. Une fois que le réseau de règlement atteindra une taille suffisante, le choix par défaut des utilisateurs sera intrinsèquement une valeur.
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TopEscapeArtist
· 01-18 11:56
Le slippage, c'est aussi excitant que d'acheter en haut, un modèle de rendement à la langue de bois mais au cœur tendre, il ne survivrait pas sinon.
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ChainSpy
· 01-18 11:56
Eh, la rentabilité par friction a vraiment saisi le point sensible, les utilisateurs ont simplement peur de cette imprévisibilité, c'est plus gênant que les frais eux-mêmes.
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Rekt_Recovery
· 01-18 11:55
Ngl, c'est là que la plupart des projets de stablecoin se font liquider mentalement... ils pensent que la rapidité et les frais faibles sont la barrière, puis sont choqués quand personne ne les utilise réellement lmaooo
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GhostChainLoyalist
· 01-18 11:54
La logique centrale consiste en fait à échanger la taille contre le rendement, et cette stratégie avec Plasma est vraiment audacieuse
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LiquidityNinja
· 01-18 11:54
Les revenus de friction, pour être honnête, je pense que la voie de Plasma est encore un peu utopique. Céder des profits pour gagner en échelle, ça sonne bien, mais en réalité, combien de projets pourront vraiment supporter l'effet d'échelle un jour ?
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MEVHunterBearish
· 01-18 11:46
En fin de compte, il faut voir si l'on peut réellement en tirer de l'argent, sinon, aussi génial que la technologie soit, cela ne sert à rien.
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GasFeeSobber
· 01-18 11:37
Les concessions sur les gains de friction pour augmenter l'échelle, cette logique fonctionne bien, mais combien peuvent réellement la mettre en pratique...
Cette fois, on ne parle pas d'écosystème ni d'histoire de blockchain, on analyse simplement du point de vue commercial le modèle de profit d'un projet de stablecoin. En clair, la question de savoir si des projets comme Plasma peuvent survivre revient à résoudre une problématique concrète mais embarrassante : comment transformer réellement l'ampleur des transactions en stablecoin en revenus durables pour le système. Si cette question n'est pas claire, peu importe la rapidité, le coût ou la compatibilité, ce ne seront que des bonus, et il sera impossible de construire une véritable barrière concurrentielle.
Je divise grossièrement les sources de revenus de la circulation des stablecoins en quatre catégories. La clé de la viabilité du projet dépend de sa capacité à sécuriser au moins deux de ces sources, et surtout, à le faire selon une logique commerciale authentique, sans se reposer uniquement sur des subventions pour survivre.
**Première catégorie : Revenus de friction**
Par friction, je ne parle pas du coût des frais eux-mêmes, mais de cette partie du coût que les utilisateurs sont prêts à accepter lors des transferts, échanges ou règlements, pour gagner du temps et garantir le résultat de la transaction. Sur les blockchains traditionnelles, cette friction se traduit souvent par la compétition pour les frais de Gas et par des pertes implicites dues aux glissements lors des échanges, rendant l'expérience utilisateur semblable à une loterie.
Ce que Plasma souhaite faire, c’est réduire la friction des transferts de stablecoin à un niveau proche de celui des réseaux de paiement classiques, pour que l’utilisateur ait la sensation que « c’est fiable, je n’ai pas besoin de jouer ma chance ». L’enjeu n’est pas tant de réduire les coûts à presque zéro, mais de diminuer cette incertitude. Les utilisateurs de stablecoin ne craignent pas tant de dépenser un peu plus, mais plutôt la volatilité des prix, la vitesse variable des transactions, cette instabilité qu’ils ne peuvent pas contrôler.
Mon avis sur ce point concernant Plasma est : il ne cherche pas à faire de gros profits avec la friction. Au contraire, il semble prêt à laisser cette marge de profit de côté, en utilisant une friction faible pour augmenter le volume des transactions. Cela peut paraître idéaliste, mais d’un point de vue logique commerciale des réseaux de règlement, c’est une approche pragmatique. Une fois que le réseau de règlement atteindra une taille suffisante, le choix par défaut des utilisateurs sera intrinsèquement une valeur.