Pourquoi une augmentation supplémentaire de 5 % du dollar canadien en 2026 pourrait déjà être inévitable

Les investisseurs suivant la paire USD/CAD accordent trop d’attention au risque lié aux tarifs, ignorant ainsi des fondamentaux économiques beaucoup plus solides du Canada. L’analyse montre que le marché avait déjà intégré des scénarios pessimistes, alors que la réalité s’avère bien plus prometteuse.

Le marché signale clairement : les consommateurs n’ont pas abandonné

La plus grande surprise de l’année dernière a été la résilience du consommateur canadien. Malgré une chute dramatique des prix de l’immobilier—avec une baisse supplémentaire de 6 % à Toronto—les dépenses des ménages sont restées stables. C’est un signal clé : les graphiques des prix de l’immobilier montrent une dépréciation des valeurs immobilières, mais le comportement réel des consommateurs indique une capacité d’adaptation.

Le secteur bancaire a passé le test du premier coup. Lorsque, à la mi-année, les lecteurs de l’actualité financière s’attendaient à un krach de la consommation, l’indice TSX a plutôt enregistré des gains solides. Les banques canadiennes, sensibles aux changements des conditions de crédit, ont montré une hausse de leurs cours. Cela indique que les prévisions d’un effondrement du marché immobilier étaient exagérées.

La démographie en reflet dans les dépenses

Le phénomène résidait dans le fait que la génération des (baby boomers) n’a pas réduit sa consommation malgré la baisse de la valeur de ses actifs. C’est naturel pour ce groupe d’âge, qui ne prévoit plus de vendre ses biens immobiliers—c’est leur résidence, pas un investissement. Conséquence ? Le Canada a entamé 2026 avec une base de croissance économique étonnamment diversifiée.

Scénarios tarifaires : une partie où l’on joue à qui perd le moins

La décision de la Cour suprême concernant la légalité des droits de douane américains sur les marchandises canadiennes sera annoncée d’ici fin juin, bien qu’une procédure accélérée laisse penser à un résultat dès ce mois-ci ou en février. La décision aura une importance non pas tant pour les droits eux-mêmes, mais pour le signal envoyé aux marchés.

Scénario optimiste : si Trump perd une partie significative de ses pouvoirs d’imposer des droits, nous assisterons à un afflux massif de capitaux vers les actifs risqués, les matières premières et les monnaies émergentes. L’or baissera, et le dollar canadien gagnera. Le marché l’évalue comme plus probable.

Scénario pessimiste : si la Cour suprême est perçue comme une « marque de validation » pour toutes les décisions administratives, le capital commencera à quitter les États-Unis. La tendance haussière sur l’or et les métaux précieux deviendra réalité. Aucun scénario n’est bon pour le dollar, mais le premier est plus réaliste.

USMCA : des négociations qui ne sont pas du tout conflictuelles

Le tumulte autour des droits de douane a occulté le message clé de décembre : le chef de l’USTR a indiqué son soutien à un accord trilatéral. Ce n’était pas une annonce spectaculaire—elle est passée presque inaperçue—mais elle était significative.

Le malentendu concerne la mécanique. Si les États-Unis activent la clause sunset en juillet (Article 34.7), cela ne signifie pas la fin de l’accord. Cet instrument passe en revue annuelle sans interrompre le commerce. Chaque pays dispose d’un droit séparé de sortie avec un préavis de six mois, mais Trump ne l’a pas utilisé plus tôt, bien qu’il en ait eu la possibilité.

Le secteur laitier—point principal de discorde—représente une marge de l’économie canadienne. Même les scénarios les plus pessimistes concernant l’acier et l’aluminium ne menacent pas la croissance. La stratégie potentielle de « forteresse Amérique du Nord » serait une nette avantage pour le Canada, car elle bloquerait l’import chinois.

Matières premières : quelque chose change dans les fondamentaux

2025 restera dans l’histoire des matières premières comme une année de rupture. La croissance mondiale s’est stabilisée, les taux d’intérêt ont baissé, et les investisseurs regardent à nouveau les perspectives à long terme.

Le pétrole brut est une exception—les perspectives pour 2026 sont sceptiques, mais les experts indiquent que cette année pourrait marquer le point bas du prix. La production aux États-Unis s’est stabilisée, et les déficits sur le marché du pétrole pourraient n’apparaître que dans deux ans. Les actions des entreprises pétrolières canadiennes (CNQ.TO) sont évaluées à des niveaux jamais vus auparavant pour des prix du pétrole similaires—ce qui témoigne d’une confiance croissante dans la valeur à long terme des sables bitumineux.

Le gouvernement Carney change la donne politique

Le passage du gouvernement de Stephen Guilbeault est un signal : le Canada s’ouvre au développement du secteur des matières premières. Ce ne sera pas un changement du jour au lendemain, mais la perspective politique en cours indique que, que les libéraux restent au pouvoir ou que les conservateurs reviennent, les matières premières resteront une priorité. Peu de pays du G10 offrent une telle certitude politique.

En 2025, le dollar canadien a gagné environ 5 %, se plaçant au milieu du classement des devises des économies avancées. C’est une sous-évaluation des changements politiques intervenus l’année précédente.

Plus de taux d’intérêt très bas, ce n’est plus pour bientôt

Les taux ultra-bas de 2021 se terminent peu à peu. Le défi pour les consommateurs est réel, mais une lumière apparaît à l’horizon. La Banque du Canada est évaluée par le marché avec environ 65 % de chances d’augmenter ses taux d’ici la fin de l’année.

Si les consommateurs maintiennent leur force durant la première moitié de l’année—ce qui devient de plus en plus probable—la banque aura une justification pour relever ses taux. Des taux plus élevés sont un catalyseur direct pour l’appréciation du dollar canadien face aux devises à taux plus faibles.

Prévision finale : USD/CAD à 1.3070

La combinaison des fondamentaux suggère une nouvelle hausse de 5 % du dollar canadien en 2026. Cela implique une paire USD/CAD à 1.3070 ou CAD/USD à 76,5 cents.

Le chemin pourrait être instable. Les décisions retardées de Trump concernant les tarifs provoqueront des fluctuations de volatilité, et les négociations de l’USMCA seront parfois bruyantes. Mais pour les investisseurs à plus long terme, ces secousses seront des opportunités d’achat, et non de vente. Le Canada entre dans l’année avec de meilleures perspectives politiques, des fondamentaux solides dans les matières premières et une base de consommation étonnamment résistante—une combinaison sous-estimée par le marché.

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