Le président Donald Trump a renouvelé son engagement de campagne le 9 janvier 2026 (Heure de l’Est des États-Unis), en appelant à plafonner les taux d’intérêt des cartes de crédit à un maximum de 10 % pour une période d’un an à partir du 20 janvier 2026 — le premier anniversaire de sa seconde investiture.
(Sources : X)
Dans un message publié sur sa plateforme Truth Social, Trump a qualifié les taux actuels de 20 à 30 % ou plus d’« exploitation » et de « massacre » des consommateurs américains, affirmant que cette problématique était ignorée sous l’administration Biden précédente. Il a promis de mettre fin à cette pratique, déclarant : « Nous ne permettrons plus aux sociétés de cartes de crédit d’extorquer le peuple américain. »
L’annonce a relancé le débat sur la politique de plafonnement des intérêts des cartes de crédit de Trump, avec un soutien bipartisan au Congrès pour des mesures similaires, mais un scepticisme généralisé quant à leur mise en œuvre sans action législative. Les grandes banques et groupes industriels ont rapidement réagi en avertissant d’une réduction de l’offre de crédit et d’une augmentation des coûts pour les consommateurs.
Proposition de Trump : plafond de 10 % pour un an
L’appel de Trump à un plafond d’intérêt des cartes de crédit de 10 % fait écho à une promesse faite lors de sa campagne présidentielle victorieuse de 2024. Dans son message du 10 janvier, il a souligné que des taux élevés pesaient sur les Américains quotidiens qui dépendent des cartes de crédit pour leurs dépenses essentielles, notamment face à une inflation persistante.
Date d’entrée en vigueur proposée : 20 janvier 2026 (coïncidant avec le premier anniversaire de son second mandat).
Durée : Un an.
Rationale : Présenté comme une mesure pour stopper « l’exploitation » et protéger les finances des ménages.
Détails d’exécution : Aucun mécanisme précis n’a été fourni — Trump n’a pas mentionné de projet de loi ou de voie d’action exécutive spécifique.
Les analystes notent depuis longtemps que la fixation d’un plafond national des intérêts des cartes de crédit nécessiterait presque certainement une législation du Congrès, car la Réserve fédérale et l’exécutif n’ont pas d’autorité directe pour imposer des plafonds de taux contraignants aux prêteurs privés.
Intérêt bipartite au Congrès face à la réalité politique
Les démocrates comme les républicains ont déjà exprimé leur inquiétude face aux taux élevés des cartes de crédit :
Sen. Bernie Sanders (D-VT) et Sen. Josh Hawley (R-MO) ont co-parrainé une législation bipartite proposant un plafond de 10 % pour cinq ans.
Représ. Alexandria Ocasio-Cortez (D-NY) et Représ. Anna Paulina Luna (R-FL) ont présenté un projet de loi à la Chambre avec le même plafond de 10 %.
Malgré cet intérêt transpartisan, aucune de ces propositions n’est encore devenue loi. La sénatrice Elizabeth Warren (D-MA), défenseure de longue date de règles plus strictes pour les cartes de crédit, a critiqué l’annonce de Trump comme « sans signification » sans adoption par le Congrès. Warren a indiqué sa volonté de collaborer avec Trump sur cette question, tout en soulignant les tentatives antérieures de son administration pour affaiblir le Bureau de la protection financière des consommateurs (CFPB).
Le message de Trump n’a pas explicitement soutenu un projet de loi en attente, laissant en suspens la question de la manière dont le plafond serait appliqué.
Réaction de l’industrie : avertissements sur la réduction de l’offre de crédit
Les principaux émetteurs de cartes de crédit américains — notamment American Express, Capital One, JPMorgan Chase, Citigroup et Bank of America — n’ont pas répondu immédiatement aux demandes de commentaire. Cependant, des associations industrielles clés ont publié une déclaration conjointe avertissant qu’un plafond de 10 % sur les intérêts des cartes de crédit « réduirait l’offre de crédit » et « pousserait les consommateurs vers des alternatives moins réglementées et plus coûteuses ».
La Consumer Bankers Association et l’American Bankers Association ont argumenté qu’un tel plafond rendrait de nombreux titulaires de cartes — en particulier ceux avec des scores de crédit faibles — non rentables pour les émetteurs, ce qui pourrait entraîner un resserrement des normes de prêt, une réduction des limites de crédit ou la fermeture pure et simple de comptes.
Point de vue de l’industrie : Les plafonds déforment la tarification du risque et réduisent l’accès.
Impact sur le consommateur : coûts potentiellement plus élevés via des frais ou des prêteurs alternatifs.
Précédent historique : Les tentatives antérieures de plafonnement des taux ont rencontré une opposition similaire.
Actions antérieures de l’administration Trump concernant les frais de carte de crédit
La proposition actuelle fait suite à l’effort réussi de l’administration Trump pour faire annuler une règle de la CFPB de l’ère Biden qui aurait plafonné à 8 $ les frais de retard sur les cartes de crédit. L’administration a contesté cette règle devant un tribunal fédéral, arguant qu’elle était illégale, et un juge a finalement annulé cette disposition.
Cet historique a alimenté la critique selon laquelle la nouvelle demande de plafond d’intérêt des cartes de crédit de Trump pourrait également faire face à des obstacles juridiques et politiques similaires sans appui clair du Congrès.
Perspectives : pression politique vs. réalité législative
L’annonce de Trump s’inscrit dans un contexte de frustration croissante des électeurs face à la hausse du coût de la vie et à l’endettement, surtout à l’approche des élections de mi-mandat en novembre 2026. La synchronisation — coïncidant avec le premier anniversaire de son administration — semble conçue pour projeter une action sur une question sensible pour le portefeuille des citoyens.
Cependant, sans projet de loi précis ou voie d’action exécutive, la proposition reste à l’état d’aspiration. L’opposition de l’industrie, les questions constitutionnelles concernant l’autorité de l’exécutif sur les taux de prêt privés, et la nécessité d’un soutien bipartisan au Congrès suggèrent que sa mise en œuvre rencontrera d’importants obstacles.
En résumé, l’appel de Trump à un plafond d’intérêt des cartes de crédit de 10 % à partir du 20 janvier 2026 relance une promesse de campagne de 2024, mais manque de plans d’exécution détaillés et fait face à un scepticisme immédiat de la part des législateurs et à une forte opposition du secteur bancaire. Bien qu’un souci bipartisan pour les taux élevés des cartes de crédit existe — comme en témoignent des propositions législatives antérieures —, la mise en œuvre nécessitera une autorisation du Congrès pour devenir contraignante. L’annonce reflète une pression politique pour répondre aux charges de la dette des consommateurs, tout en soulignant les défis liés à l’imposition de plafonds de taux sur des prêteurs privés dans une économie de marché. Les investisseurs et consommateurs doivent suivre toute proposition législative formelle ou action exécutive pour plus de clarté — en se référant toujours aux sources officielles de la Maison Blanche, du Congrès et des régulateurs concernant la politique sur les cartes de crédit.
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Trump appelle à plafonner à 10 % les intérêts des cartes de crédit à partir de 2026
Le président Donald Trump a renouvelé son engagement de campagne le 9 janvier 2026 (Heure de l’Est des États-Unis), en appelant à plafonner les taux d’intérêt des cartes de crédit à un maximum de 10 % pour une période d’un an à partir du 20 janvier 2026 — le premier anniversaire de sa seconde investiture.
(Sources : X)
Dans un message publié sur sa plateforme Truth Social, Trump a qualifié les taux actuels de 20 à 30 % ou plus d’« exploitation » et de « massacre » des consommateurs américains, affirmant que cette problématique était ignorée sous l’administration Biden précédente. Il a promis de mettre fin à cette pratique, déclarant : « Nous ne permettrons plus aux sociétés de cartes de crédit d’extorquer le peuple américain. »
L’annonce a relancé le débat sur la politique de plafonnement des intérêts des cartes de crédit de Trump, avec un soutien bipartisan au Congrès pour des mesures similaires, mais un scepticisme généralisé quant à leur mise en œuvre sans action législative. Les grandes banques et groupes industriels ont rapidement réagi en avertissant d’une réduction de l’offre de crédit et d’une augmentation des coûts pour les consommateurs.
Proposition de Trump : plafond de 10 % pour un an
L’appel de Trump à un plafond d’intérêt des cartes de crédit de 10 % fait écho à une promesse faite lors de sa campagne présidentielle victorieuse de 2024. Dans son message du 10 janvier, il a souligné que des taux élevés pesaient sur les Américains quotidiens qui dépendent des cartes de crédit pour leurs dépenses essentielles, notamment face à une inflation persistante.
Les analystes notent depuis longtemps que la fixation d’un plafond national des intérêts des cartes de crédit nécessiterait presque certainement une législation du Congrès, car la Réserve fédérale et l’exécutif n’ont pas d’autorité directe pour imposer des plafonds de taux contraignants aux prêteurs privés.
Intérêt bipartite au Congrès face à la réalité politique
Les démocrates comme les républicains ont déjà exprimé leur inquiétude face aux taux élevés des cartes de crédit :
Malgré cet intérêt transpartisan, aucune de ces propositions n’est encore devenue loi. La sénatrice Elizabeth Warren (D-MA), défenseure de longue date de règles plus strictes pour les cartes de crédit, a critiqué l’annonce de Trump comme « sans signification » sans adoption par le Congrès. Warren a indiqué sa volonté de collaborer avec Trump sur cette question, tout en soulignant les tentatives antérieures de son administration pour affaiblir le Bureau de la protection financière des consommateurs (CFPB).
Le message de Trump n’a pas explicitement soutenu un projet de loi en attente, laissant en suspens la question de la manière dont le plafond serait appliqué.
Réaction de l’industrie : avertissements sur la réduction de l’offre de crédit
Les principaux émetteurs de cartes de crédit américains — notamment American Express, Capital One, JPMorgan Chase, Citigroup et Bank of America — n’ont pas répondu immédiatement aux demandes de commentaire. Cependant, des associations industrielles clés ont publié une déclaration conjointe avertissant qu’un plafond de 10 % sur les intérêts des cartes de crédit « réduirait l’offre de crédit » et « pousserait les consommateurs vers des alternatives moins réglementées et plus coûteuses ».
La Consumer Bankers Association et l’American Bankers Association ont argumenté qu’un tel plafond rendrait de nombreux titulaires de cartes — en particulier ceux avec des scores de crédit faibles — non rentables pour les émetteurs, ce qui pourrait entraîner un resserrement des normes de prêt, une réduction des limites de crédit ou la fermeture pure et simple de comptes.
Actions antérieures de l’administration Trump concernant les frais de carte de crédit
La proposition actuelle fait suite à l’effort réussi de l’administration Trump pour faire annuler une règle de la CFPB de l’ère Biden qui aurait plafonné à 8 $ les frais de retard sur les cartes de crédit. L’administration a contesté cette règle devant un tribunal fédéral, arguant qu’elle était illégale, et un juge a finalement annulé cette disposition.
Cet historique a alimenté la critique selon laquelle la nouvelle demande de plafond d’intérêt des cartes de crédit de Trump pourrait également faire face à des obstacles juridiques et politiques similaires sans appui clair du Congrès.
Perspectives : pression politique vs. réalité législative
L’annonce de Trump s’inscrit dans un contexte de frustration croissante des électeurs face à la hausse du coût de la vie et à l’endettement, surtout à l’approche des élections de mi-mandat en novembre 2026. La synchronisation — coïncidant avec le premier anniversaire de son administration — semble conçue pour projeter une action sur une question sensible pour le portefeuille des citoyens.
Cependant, sans projet de loi précis ou voie d’action exécutive, la proposition reste à l’état d’aspiration. L’opposition de l’industrie, les questions constitutionnelles concernant l’autorité de l’exécutif sur les taux de prêt privés, et la nécessité d’un soutien bipartisan au Congrès suggèrent que sa mise en œuvre rencontrera d’importants obstacles.
En résumé, l’appel de Trump à un plafond d’intérêt des cartes de crédit de 10 % à partir du 20 janvier 2026 relance une promesse de campagne de 2024, mais manque de plans d’exécution détaillés et fait face à un scepticisme immédiat de la part des législateurs et à une forte opposition du secteur bancaire. Bien qu’un souci bipartisan pour les taux élevés des cartes de crédit existe — comme en témoignent des propositions législatives antérieures —, la mise en œuvre nécessitera une autorisation du Congrès pour devenir contraignante. L’annonce reflète une pression politique pour répondre aux charges de la dette des consommateurs, tout en soulignant les défis liés à l’imposition de plafonds de taux sur des prêteurs privés dans une économie de marché. Les investisseurs et consommateurs doivent suivre toute proposition législative formelle ou action exécutive pour plus de clarté — en se référant toujours aux sources officielles de la Maison Blanche, du Congrès et des régulateurs concernant la politique sur les cartes de crédit.