La mondialisation de l’or, du dollar et de la dette : une réévaluation des bilans financiers

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Auteur :铁柱哥在CRYPTO

Le mécanisme d’organisation et de coordination le plus fondamental et le plus implicite de la société moderne n’est pas la monnaie elle-même, mais la relation de dette—créance qui se prolonge indéfiniment.

Que ce soit un État, une communauté, une organisation ou un individu, l’essence consiste à répéter un même geste : échanger le présent contre le futur.

Notre croissance économique et notre prospérité de consommation, auxquelles nous sommes habitués, ne proviennent pas d’une richesse apparaissant ex nihilo, mais d’un consensus hautement institutionnalisé selon lequel l’avenir peut être préalablement distribué. La dette est la réalisation technique de ce consensus.

Comprendre le monde sous cet angle, c’est essentiellement : qui a le plus la capacité de actualiser le futur à l’instant présent, et qui détient le pouvoir de définir l’avenir.

Dans ce sens, la création et la contraction de la monnaie ne sont que l’expression du monde de la dette. La magie de la finance réside en réalité dans un seul principe : l’échange intertemporel des ressources.

I. Du point de vue de la dette, comprendre l’or et le dollar

Si vous placez la dette au centre du fonctionnement du monde, le rôle de l’or et du dollar devient immédiatement clair. Le dollar n’est pas une monnaie, c’est un outil de coordination et de mesure de la dette.

Les obligations américaines ne sont pas simplement une dette des États-Unis. Dans le bilan mondial, le système dollar consiste en : les États-Unis qui exportent des promesses pour l’avenir, et le reste du monde qui fournit la capacité d’endettement immédiat. Les deux parties contractent en dollars, réalisant ainsi la plus grande transaction intertemporelle de l’histoire humaine.

La particularité de l’or réside dans le fait qu’il est le seul actif financier ne correspondant à aucune dette. Il ne nécessite aucune garantie, aucune promesse, il est en soi un paiement final. Sur le bilan, l’or est le seul actif sans contrepartie.

C’est aussi pour cette raison que, lorsque le système de la dette fonctionne bien, l’or apparaît souvent comme peu efficace, sans rendement, manquant d’imagination ; mais lorsque l’on commence à douter de la capacité à réaliser le futur, la valeur de l’or est alors réévaluée.

Certains disent que l’or sert de refuge contre les risques géopolitiques. Mais si l’on continue à analyser avec le bilan, cette affirmation est incomplète : la géopolitique ne détruit pas directement la richesse, ce qu’elle détruit réellement, c’est la stabilité des relations de dette.

II. La protection contre le risque, c’est rechercher un bilan sain

Une fois cette logique comprise, il devient évident que si l’on considère le monde comme un bilan en constante expansion, la notion de protection contre le risque ne consiste pas à rechercher un actif toujours sûr, mais à identifier, à différentes phases, une structure d’actifs et de passifs encore saine et soutenable. La véritable menace n’est pas la volatilité, mais le déséquilibre de la structure de la dette.

Ainsi, en observant la tendance récente du marché, que voit-on ? La dépréciation du dollar, la forte volatilité du yen, accompagnées de quoi ? La rapide appréciation des monnaies nationales dans des pays comme la Suisse, dont le bilan est relativement sain.

En poursuivant cette réflexion, pourquoi le prix de l’argent augmente-t-il ? Pourquoi plus de matières premières ? En adoptant une perspective macro plus large, le seul facteur fondamental influençant la relation dette-crédit aujourd’hui est l’IA.

L’IA n’est pas simplement un secteur. À mon avis, sa nature fondamentale réside dans sa capacité à remodeler le bilan. D’une part, elle réduit exponentiellement le coût d’efficacité humaine, les logiciels deviennent moins chers, la main-d’œuvre est remplacée, le traitement de l’information devient quasi gratuit ; d’autre part, elle crée dans le monde réel une demande de capital sans précédent, où la puissance de calcul, l’électricité, la terre, l’énergie, les minerais deviennent des contraintes physiques majeures.

Ces deux forces agissent simultanément sur le bilan mondial : d’un côté, l’efficacité s’allège, de l’autre, le capital devient plus lourd. C’est la racine même de la refonte du système de la dette.

En d’autres termes : tout travail pouvant être numérisé, logiquement automatisé ou digitalisé voit ses coûts se réduire à zéro. Logiciels, rédaction, design, code de base, ces actifs intellectuels autrefois coûteux deviennent aussi bon marché que l’eau courante. Tout a un prix, et derrière chaque Token, il y a la combustion de puces de calcul, la consommation d’électricité et la transmission par câble en cuivre. Plus l’IA devient intelligente, plus elle exige physiquement du monde.

Au cours des dernières décennies, la croissance mondiale a davantage dépendu de l’ingénierie financière, de l’expansion du crédit, du levier, de la gestion des attentes. À l’avenir, cette croissance pourra être continuellement actualisée, rendant la dette légère et contrôlable. Mais lorsque la croissance sera à nouveau liée à des variables physiques impossibles à falsifier — puissance de calcul, électricité, ressources, capacité — la dette ne sera plus qu’un jeu numérique. De ce point de vue, en regardant l’argent argent et les matières premières, ce que le marché valorise, c’est la pré-valorisation de la capacité de production future.

Ainsi, lorsque la croissance est bloquée par des contraintes physiques, la magie de la dette échoue. Car, peu importe combien vous injectez de monnaie, si vous n’avez pas assez de cuivre pour construire un réseau électrique, ni d’argent pour fabriquer des panneaux, la puissance de calcul de l’IA ne pourra pas fonctionner.

III. La fin du dollar est-elle arrivée ?

Rien n’est éternel, pas même l’or. Comprendre la logique du fonctionnement de la dette implique aussi d’accepter une conclusion peu populaire : l’or n’est pas une réponse éternelle. La hausse actuelle n’est qu’une rareté d’actifs sans contrepartie. Mais l’or ne peut pas générer de flux de trésorerie, améliorer la productivité, ni remplacer la formation de capital réelle. La perspective du bilan, c’est comme si l’on gelait temporairement le risque.

Revenons au dollar : pourquoi, malgré la dépréciation constante, continue-t-on à l’utiliser pour la valorisation ? Parce qu’il faut un plus grand pool d’actifs mondiaux pour faire office de garantie, de règlement, de refuge ; posséder des obligations américaines, ce n’est pas seulement croire en l’Amérique, c’est aussi avoir un actif reconnu par le système financier mondial, facilement hypothéqué pour se financer.

La puissance du dollar ne réside pas dans sa justesse financière, mais dans l’effet de réseau qu’il possède, irremplaçable. C’est actuellement le seul conteneur capable de supporter une extension de dette de plusieurs centaines de milliers de milliards.

Au cours des dernières décennies, la capacité centrale du système dollar a été : actualiser le futur à l’instant présent, l’Amérique émet des obligations, le monde paie ; l’Amérique consomme, le reste du monde fournit, en somme une redistribution mondiale de la valeur temporelle.

Mais lorsque la trajectoire fiscale des États-Unis dépend de plus en plus d’une expansion continue du bilan et du rollover de la dette, la crédibilité du dollar subit une transformation subtile : il reste la meilleure option, mais n’est plus gratuite, le coût d’opportunité augmente significativement.

Ce qui est encore plus critique, c’est que lorsque la croissance dépend de plus en plus de l’électricité, de la puissance de calcul, des ressources et de la capacité, le système financier, qui excelle à utiliser les attentes, l’effet de levier et le taux d’actualisation pour faire passer le futur au présent, sera confronté à des contraintes physiques strictes.

Les notions de Groenland, de tarifs douaniers, de relocalisation de la fabrication, tournent toutes autour de cette contrainte physique. En d’autres termes, les États-Unis doivent d’abord reconstruire leur infrastructure IA, faire du dollar le seul certificat permettant d’acheter la puissance de calcul la plus forte et la plus efficace au monde. C’est la condition nécessaire pour le retour en force du dollar.

Sinon, dans un contexte de contraintes physiques et de redéfinition par l’IA de la division mondiale du travail, le système dollar perdra peu à peu sa capacité à actualiser le futur, et entrera dans une ère de déclin lent mais irréversible. Un déclin relatif, lent mais inévitable, jusqu’à ce qu’un nouvel actif monétaire, mieux représentant la productivité réelle et la domination technologique, le remplace.

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