Selon les données du Service de supervision financière publiées le 9 juillet, l'écart entre les participations des investisseurs étrangers asiatiques et européens dans les obligations coréennes s'est réduit à 0,4 point de pourcentage à la fin mai, contre 4,7 points de pourcentage fin décembre. La part de l'Asie dans l'ensemble des obligations étrangères détenues est passée à 40,0 % en mai contre 41,4 % en décembre, tandis que celle de l'Europe a augmenté à 39,6 % contre 36,7 %. Sur la période de cinq mois jusqu'en mai, les investisseurs européens ont enregistré des flux nets entrants de 7,04 mille milliards de won, contre seulement 500 milliards de won pour les investisseurs asiatiques.
La compression de l'écart reflète des flux régionaux divergents suite à l'ajustement temporaire du marché en mars. Les rendements des obligations d'État coréennes ont bondi après les frappes en Iran fin février, le rendement à 10 ans passant à 3,877 % fin mars contre 3,445 % fin février, entraînant des ajustements de portefeuille à l'échelle mondiale. La dynamique de reprise s'est accélérée en avril lorsque le World Government Bond Index a commencé à inclure la dette coréenne à un poids de 0,24 %, avec des flux entrants nettement plus importants de la part des investisseurs européens que de leurs homologues asiatiques.