12 mars – Selon des informations en date du 12 mars, en raison de la tension croissante au Moyen-Orient et des inquiétudes concernant l’approvisionnement mondial en énergie, les marchés boursiers européens ont affiché une ouverture de séance plutôt faible jeudi. Les données du marché indiquent que l’indice FTSE 100 de Londres devrait ouvrir en baisse d’environ 0,2 %, que l’indice DAX de l’Allemagne pourrait reculer d’environ 1 %, que l’indice CAC 40 de France devrait ouvrir en baisse de 0,8 %, et que l’indice FTSE MIB d’Italie pourrait chuter d’environ 1,1 %. Les investisseurs suivent de près l’escalade de la situation en Iran ainsi que la forte volatilité des prix du pétrole, qui ont des répercussions en chaîne sur les marchés financiers mondiaux.
Le marché de l’énergie est devenu le point focal des échanges de la journée. Afin d’atténuer d’éventuels chocs d’approvisionnement, l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE) a annoncé mercredi qu’elle libérerait environ 400 millions de barils de ses réserves stratégiques de pétrole. Cependant, l’agence n’a pas précisé le calendrier exact de cette libération, indiquant seulement qu’elle serait effectuée par étapes en fonction de la situation de ses 32 membres.
Bien que cette mesure vise à stabiliser le sentiment du marché, les traders restent vigilants face à la tension à court terme sur l’approvisionnement. Après l’annonce, les prix du pétrole brut ont continué à fluctuer fortement, le prix du Brent ayant augmenté de plus de 8 % en une nuit, atteignant brièvement 100 dollars le baril en cours de séance. Selon les analystes, si la tension au Moyen-Orient persiste, la chaîne d’approvisionnement mondiale en énergie pourrait faire face à de nouvelles incertitudes, ce qui constitue une raison majeure de la hausse continue des prix du pétrole.
Par ailleurs, les nouvelles politiques macroéconomiques exercent également une pression sur le sentiment du marché. Le gouvernement du président américain Donald Trump a annoncé le lancement d’un nouveau programme d’enquêtes commerciales, susceptible d’examiner l’Union européenne ainsi qu’une dizaine d’autres économies. Jamieson Greer, représentant commercial américain, a déclaré que ces enquêtes seraient menées conformément à l’article 301 du Trade Act de 1974, qui permet aux États-Unis d’imposer des droits de douane supplémentaires sur les produits des pays jugés pratiquant des comportements commerciaux déloyaux.
Les observateurs du marché soulignent que si ces enquêtes commerciales devaient s’intensifier, cela pourrait exercer une pression supplémentaire sur les entreprises exportatrices européennes et accroître l’incertitude dans les frictions commerciales mondiales.
Au niveau des entreprises, plusieurs grandes sociétés européennes publieront leurs résultats financiers dans la journée, notamment BMW, Generali, RWE, Hannover Re, Swiss Life et Informa. La performance de ces entreprises est considérée comme un indicateur clé pour évaluer la résilience de l’économie européenne.
De plus, l’Agence Internationale de l’Énergie publiera également aujourd’hui son dernier rapport sur le marché pétrolier. Les investisseurs s’attendent à ce que ce rapport fournisse davantage d’informations sur l’offre mondiale de pétrole brut, les variations des stocks et les perspectives de la demande, offrant ainsi plus d’indices pour anticiper l’évolution des prix du pétrole à l’avenir. Sous l’effet combiné du conflit au Moyen-Orient, des fluctuations de l’approvisionnement énergétique et des politiques commerciales, la volatilité à court terme des marchés européens pourrait continuer à augmenter.