
Le vice-ministre des Finances de Russie, Ivan Chebetskov, a déclaré le 3 juin sur la radio RBC que, si des stablecoins libellés en devises étrangères (principalement USDT et USDC) sont autorisés à être échangés sur des plateformes autorisées par la Banque centrale de Russie, les portefeuilles des détenteurs seraient exposés à un risque de gel. Dès que les portefeuilles concernés commencent à effectuer des transactions avec les plateformes autorisées, le risque pour les détenteurs augmentera fortement. Le ministère des Finances confirme l’existence de cas de gel de stablecoins libellés en dollars détenus par des entités juridiques russes.
Le mécanisme de risque de gel expliqué par Chebetskov
Dans ses explications sur la radio RBC, Chebetskov indique que le déclenchement du risque de gel se produit comme suit : dès qu’un portefeuille de détenteur de stablecoins commence à interagir avec des plateformes autorisées par la banque centrale, son risque augmente fortement. Le ministère des Finances confirme que des cas de gel de stablecoins libellés en dollars ont déjà eu lieu pour des entités juridiques russes. À l’heure actuelle, il n’existe pas de cas similaires de gel pour Bitcoin et Ethereum ; Chebetskov explique cette absence par des contraintes techniques, et non par une exception liée à la politique.
Critères de stablecoins autorisés : priorité donnée aux jetons indexés sur le rouble et les devises des « pays amis »
Chebetskov explique que le gouvernement russe discute activement, à l’heure actuelle, des stablecoins qui pourront être admis sur le marché sous contrôle de l’État. La priorité officielle va aux stablecoins indexés sur le rouble et les devises des « pays amis » ; les stablecoins libellés en dollars (USDT, USDC) ne font pas partie du périmètre prioritaire d’admission. Le ministère des Finances et la Banque centrale de Russie ont tous deux d’abord défendu l’exclusion des stablecoins de la liste des instruments d’investissement légaux ; dans les discussions, les acteurs du marché soutiennent néanmoins qu’il faut conserver la possibilité d’investir dans des stablecoins étrangers.
État d’avancement des projets de loi crypto en Russie : lecture 1 adoptée, plafonds annuels envisagés pour les investisseurs non professionnels
La situation actuelle du projet de loi visant à réglementer la circulation des crypto-monnaies et ses principales dispositions :
Étapes législatives : la Douma d’État a adopté la lecture 1, et prépare actuellement la lecture 2
Investisseurs non professionnels : mise en place d’un plafond annuel d’achat d’actifs crypto de 300 000 roubles
Période de retrait « au calme » : le ministère des Finances propose d’instaurer une période obligatoire de « refroidissement » pour le retrait de monnaies numériques depuis les comptes des plateformes agréées
Législation spéciale sur les stablecoins : le ministère des Finances estime qu’une loi spécifique sur les stablecoins pourrait être introduite, mais n’a pas encore publié de détails
FAQ
Quels risques concrets les détenteurs d’USDT et d’USDC en Russie encourent-ils ?
D’après les explications de Chebetskov à la radio RBC, le risque réside dans le fait que, si un portefeuille détenant des USDT ou des USDC commence à effectuer des transactions avec les plateformes autorisées par la Banque centrale de Russie, le risque de gel de ce portefeuille augmentera fortement. Le ministère des Finances confirme l’existence de cas de gel de stablecoins libellés en dollars détenus par des entités juridiques russes.
Pourquoi Bitcoin et Ethereum n’ont-ils pas de cas de gel similaires ?
Chebetskov explique qu’il n’existe pour l’instant aucun cas de gel de Bitcoin ou d’Ethereum, en raison de contraintes techniques : les moyens techniques actuels ne permettent pas de geler directement Bitcoin ou Ethereum.
À quel stade en est l’avancement de la législation crypto en Russie ?
Le projet de loi visant à réglementer la circulation des crypto-monnaies a été adopté en lecture 1 à la Douma d’État et est actuellement en préparation pour la lecture 2. Le contenu du projet comprend : un plafond annuel d’achat de 300 000 roubles pour les investisseurs non professionnels, ainsi qu’une période obligatoire de refroidissement pour le retrait d’actifs numériques depuis les comptes des plateformes agréées.