La dernière version du projet de loi CLARITY présentée au Sénat inclut une restriction d’éthique qui expirerait automatiquement à midi le 20 janvier 2029, au moment exact où le mandat actuel du président Donald Trump est prévu de prendre fin. La disposition interdirait temporairement au président, au vice-président, aux membres du Congrès et à leurs époux/épouses d’émettre ou de parrainer des actifs numériques pendant qu’ils occupent leurs fonctions. La clause de “sunset” a suscité la controverse : des responsables démocrates et des défenseurs de l’éthique s’interrogent sur la raison pour laquelle des restrictions visant à prévenir les conflits d’intérêts du président disparaîtraient immédiatement après le départ de Trump du pouvoir plutôt que de rester permanentes.
Disposition d’éthique du CLARITY Act : expiration le 20 janvier 2029
Le texte circulant au Sénat interdirait temporairement au président, au vice-président, aux membres du Congrès et à leurs époux/épouses d’émettre ou de parrainer des actifs numériques pendant qu’ils occupent leurs fonctions. Cette disposition a été ajoutée après que les entreprises crypto de Trump sont devenues le principal obstacle pour obtenir les voix démocrates nécessaires afin de faire avancer la législation au Sénat.
D’après le projet, les restrictions cesseraient à midi le 20 janvier 2029. Il s’agit de la conclusion prescrite par la Constitution pour la fin du mandat présidentiel en cours. La Maison-Blanche a décrit l’acceptation par Trump d’un paquet d’éthique comme une concession majeure, destinée à débloquer un soutien bipartisan en faveur du projet de loi plus large.
La mesure se concentre sur l’émission ou le parrainage d’actifs numériques plutôt que sur l’instauration d’une interdiction globale visant la détention, le trading ou le fait de tirer profit de la cryptomonnaie. L’application des règles reposerait, selon des informations, sur le Department of Justice.
Les démocrates contestent le mécanisme d’application et le périmètre
Sept négociateurs démocrates ont déclaré que la dernière version reste insuffisante en matière d’éthique, de protection des consommateurs, de financement illicite, de conflits d’intérêts et d’intégrité des marchés. Les démocrates ont fait valoir que l’application par le Department of Justice crée une faiblesse, car le département relève du président dont les activités il pourrait être amené à enquêter.
Certains législateurs ont cherché à confier les pouvoirs d’application aux procureurs généraux des États ou à un organisme indépendant, ainsi que des restrictions plus larges couvrant les membres de la famille proche, la promotion des tokens et les intérêts financiers indirects. La date d’expiration a renforcé les inquiétudes démocrates selon lesquelles le compromis est trop étroit.
Vote au Sénat : 60 voix requises malgré l’opposition démocrate
Le différend retarde une législation visant à établir le premier cadre américain complet pour les marchés d’actifs numériques. Le CLARITY Act répartirait l’autorité réglementaire entre la Securities and Exchange Commission et la Commodity Futures Trading Commission, établirait des règles pour les intermédiaires crypto et préciserait quand les actifs numériques devraient être traités comme des valeurs mobilières ou comme des matières premières.
Les républicains ne peuvent pas faire avancer le texte sans le soutien démocrate, car le dépassement des obstacles procéduraux au Sénat nécessite généralement 60 voix. Le CLARITY Act demeure un projet de loi et pourrait être modifié avant un vote final au Sénat.
FAQ
La restriction d’éthique du CLARITY Act interdit-elle quoi ?
La disposition interdirait temporairement au président, au vice-président, aux membres du Congrès et à leurs époux/épouses d’émettre ou de parrainer des actifs numériques pendant qu’ils occupent leurs fonctions. La restriction vise l’émission ou le parrainage d’actifs numériques plutôt que l’instauration d’une interdiction globale visant la détention, le trading ou le fait de tirer profit de la cryptomonnaie.
Quand la disposition d’éthique du CLARITY Act expire-t-elle ?
La restriction d’éthique expirerait automatiquement à midi le 20 janvier 2029, au moment exact où le mandat actuel du président Donald Trump est prévu de prendre fin, et à la conclusion prescrite par la Constitution du mandat présidentiel en cours.
Combien de votes le CLARITY Act a-t-il besoin pour être adopté ?
Les républicains ne peuvent pas faire avancer le texte sans le soutien démocrate, car le dépassement des obstacles procéduraux au Sénat nécessite généralement 60 voix. Sept négociateurs démocrates ont déclaré que la dernière version reste insuffisante en matière d’éthique, de protection des consommateurs, de financement illicite, de conflits d’intérêts et d’intégrité des marchés.