L’Agence japonaise pour la recherche et le développement en matière océanique (JAMSTEC) a annoncé que de la boue de fond extraite près de l’île de Minamitorishima contient des terres rares à moyenne et forte densité essentielles à la fabrication de haute technologie. Le navire de forage « Chikyu » a récupéré environ 50 tonnes de boue à une profondeur de 6 000 mètres dans la zone économique exclusive de l’île en janvier. L’analyse a confirmé que 54 % de la teneur en terres rares se composent de variétés à moyenne et forte densité utilisées dans les moteurs de véhicules électriques et les semi-conducteurs. Cette découverte vient étayer la stratégie de sécurité économique du Japon visant à réduire sa dépendance à la Chine, qui contrôle 70 % de la production mondiale de mines de terres rares.
JAMSTEC confirme une composition de 54 % de terres rares à moyenne et forte densité dans la boue de fond
Des installations d’analyse nationales ont déterminé que 54 % des terres rares de la boue récupérée sont des variétés à moyenne et forte densité, tandis que les 46 % restants correspondent à des terres rares plus légères comme le néodyme. JAMSTEC a indiqué que les terres rares à moyenne et forte densité sont principalement utilisées dans les aimants des moteurs de véhicules électriques. L’élément le plus élevé récupéré est l’yttrium, utilisé dans les semi-conducteurs et pour des applications de défense, suivi du gadolinium pour des matériaux de contrôle des réacteurs nucléaires et du dysprosium pour des composants de véhicules électriques. L’agence n’a pas divulgué le poids total des terres rares ni les niveaux de concentration.
Le Japon prévoit un essai d’extraction minière à grande échelle en février à Minamitorishima
Le gouvernement mènera une opération d’essai d’extraction minière à grande échelle à partir de février de l’année prochaine pour environ un mois. Le processus consiste à transporter la boue de fond jusqu’à l’île de Minamitorishima, puis à expédier la boue déshydratée vers le Japon continental pour des procédures de séparation, de raffinage et de fusion. Les responsables vérifieront l’ensemble de la chaîne de production nationale des terres rares. Le Cabinet Office et les agences concernées prévoient de finaliser une évaluation complète coût-bénéfice d’ici la fin de l’exercice 2027, avec pour objectif une industrialisation après l’exercice 2028.
La découverte répond à la sécurité de l’approvisionnement en terres rares du Japon face à la domination de la Chine
Le projet d’essai d’extraction minière fait partie du Strategic Innovation Promotion Program (SIP) du Cabinet Office et représente l’initiative d’essai minier de terres rares au fond marin la première au monde. Le responsable du projet SIP, Shoichi Ishii, a déclaré lors d’une conférence de presse que l’équipe a confirmé une technologie permettant d’extraire de manière continue de la boue de terres rares en eaux profondes vers des navires tout en réduisant au minimum l’impact environnemental sur l’écosystème en eaux profondes. Minamitorishima se trouve à environ 1 950 kilomètres de Tokyo, ce qui nécessite le développement d’infrastructures avant que la production commerciale ne devienne viable.
FAQ
Que le Japon a-t-il découvert près de l’île de Minamitorishima ?
JAMSTEC a confirmé que la boue de fond extraite à 6 000 mètres de profondeur près de l’île de Minamitorishima contient des terres rares à moyenne et forte densité. L’analyse indique que 54 % sont des variétés à moyenne et forte densité, dont l’yttrium, le gadolinium et le dysprosium, utilisés dans les véhicules électriques et les semi-conducteurs.
Quand le Japon mènera-t-il un essai d’extraction minière à grande échelle pour les terres rares ?
Le Japon prévoit de lancer un essai d’extraction minière à grande échelle en février de l’année prochaine pour environ un mois. Le processus inclura le transport vers l’île de Minamitorishima, puis l’expédition vers le Japon continental pour le raffinage et l’évaluation.